Être dirigeant d'une SAS, c'est accepter une règle souvent brutale : la révocation " ad nutum ", c'est-à-dire à tout moment et sans préavis.
En pratique, cela signifie qu'un président ou un directeur général peut être démis de ses fonctions du jour au lendemain, sans explication ni indemnité prévue par les statuts.
Mais un arrêt très récent de la Cour de cassation (C.com., 9 juillet 2025 , N° n° 23-21.160) apporte une nuance importante : même si les statuts d'une société écartent toute indemnisation, un accord séparé, comme un protocole d'investissement, peut valablement prévoir une compensation financière en cas de révocation anticipée.
Une avancée majeure pour les dirigeants qui souhaitent sécuriser leur position.
