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Vous êtes profession libérale, travailleur indépendant ou vous percevez des revenus qui n'entrent dans aucune catégorie d'imposition spécifique (salaires, BIC, plus-values etc?)? Vous relevez probablement de la catégorie des bénéfices non commerciaux, plus couramment appelés BNC. Chaque année, il vous faut déclarer ces revenus à votre service des impôts de rattachement dans les formes qui conviennent.
La tâche n'est pas forcément compliquée, encore faut-il savoir comment les calcule et quelles règles respecter. Les développements ci-dessous vous expliquent tout cela, de manière pédagogique et sans jargon inutile.
Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).
Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.
Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.
Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).
Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.
Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.
Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).
Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.
Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.
Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.
Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.
Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.
Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.
La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.
Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).
Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.
Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.
La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.
Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.
Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.
Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).
Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.
Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).
Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.
Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.
Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.
Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.
Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.
Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.
Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).
Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.
Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.
Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.
Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).
Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.
Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).
Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).
Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.
Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).
Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).
La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).
Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).
Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.
Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.
Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.
Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.
Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.
Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).
Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.
Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.
Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.
Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.
Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).
Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.
Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.
Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.
Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.
Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).
Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.
Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.
Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.
Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).
Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).
Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.
Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.
Cela concerne l'organisation fiscale de l'entreprise, la fiabilité de ses pratiques et la manière de sécuriser ses choix. L'enjeu peut être financier, comptable et parfois stratégique pour la structure. Exemple : vous voulez vérifier si vos pratiques actuelles sont conformes ou si une meilleure organisation est possible.
Cela signifie que l'administration examine ou peut examiner les déclarations, écritures ou pratiques fiscales de l'entreprise. L'enjeu est souvent important en temps, en documents à produire et en exposition financière. Exemple : vous avez reçu un avis de contrôle ou une demande liée à vos comptes.
Cela signifie que l'administration cherche déjà à récupérer une somme qu'elle estime due. L'enjeu est alors immédiat, souvent en trésorerie. Exemple : un compte est bloqué ou une mise en demeure a été reçue.
À ce stade, l'administration cherche souvent à comprendre un point précis avant d'aller plus loin ; une bonne réponse peut contenir le risque. Exemple : elle demande des pièces sur une facture.
Le contrôle se fait ici à distance sur la base des déclarations, comptes et justificatifs transmis ; la qualité de l'écrit est essentielle. Exemple : l'administration compare les déclarations de TVA et les pièces comptables.
L'administration analyse la comptabilité à partir des fichiers et écritures remis par l'entreprise ; l'enjeu est très technique. Exemple : la société doit transmettre son FEC.
Ce stade implique un contrôle plus large de la comptabilité et des pièces justificatives, souvent sur plusieurs exercices. Exemple : le vérificateur examine différents postes comptables.
Le désaccord de l'administration est ici formalisé ; il faut discuter le fond, les montants et parfois les pénalités. Exemple : une déduction de TVA est remise en cause.
La SATD permet à l'administration de se faire payer par un tiers qui détient des fonds ou doit de l'argent à l'entreprise. Exemple : la banque de la société bloque un compte.
La mise en demeure est un acte d'alerte sérieux qui peut précéder des poursuites plus contraignantes si rien n'est fait. Exemple : la société reçoit un courrier exigeant un paiement rapide.
Cette mesure vise des biens de l'entreprise et non plus seulement sa trésorerie, avec un enjeu potentiel sur l'exploitation. Exemple : une saisie touche un véhicule professionnel.
Quand la banque est visée, l'effet est souvent immédiat sur les liquidités de l'entreprise. Exemple : un compte professionnel est bloqué.
Si le tiers est un client, l'administration peut détourner à son profit une somme qui devait être payée à l'entreprise. Exemple : un client règle directement le Trésor.
Ici, le sujet est d'anticiper, sécuriser ou améliorer une situation avant qu'un litige ne s'installe. Exemple : vous voulez préparer une donation dans de bonnes conditions fiscales.
Cette branche vise les dossiers où l'administration vérifie déjà des déclarations, des revenus ou des opérations. L'enjeu est de répondre utilement sans aggraver le dossier. Exemple : vous avez reçu une demande de justificatifs.
Cette branche concerne la phase où l'administration cherche à se faire payer par une mesure contraignante. L'enjeu est souvent urgent et financier. Exemple : une somme a été bloquée sur votre compte.
La SATD permet à l'administration d'obtenir l'argent auprès d'un tiers qui vous doit ou détient des fonds ; l'enjeu est souvent très rapide sur la trésorerie. Exemple : votre banque bloque une somme.
La mise en demeure est un avertissement formel avant ou pendant des poursuites ; elle permet encore parfois d'agir avant une mesure plus dure. Exemple : vous recevez une lettre exigeant un paiement rapide.
Ici, les poursuites ne visent plus seulement de l'argent disponible, mais des biens qui peuvent être vendus ou immobilisés. Exemple : une procédure vise un véhicule ou un bien immobilier.
Quand la SATD vise la banque, la trésorerie peut être bloquée immédiatement ; il faut vérifier le montant, la régularité et l'urgence. Exemple : votre compte personnel est bloqué.
Quand la mesure vise un revenu versé par un tiers, l'impact porte directement sur les sommes que vous percevez chaque mois. Exemple : une partie de votre rémunération est retenue.
Il s'agit souvent d'un stade amont où l'administration cherche à comprendre un point précis ; bien répondre tôt peut limiter la suite du dossier. Exemple : on vous demande de justifier un revenu déclaré.
L'administration analyse ici votre dossier à distance à partir de ses informations et des pièces transmises ; l'enjeu est la qualité de la réponse écrite. Exemple : le fisc compare votre déclaration à vos justificatifs.
Ce stade signifie que l'administration a déjà formalisé son désaccord ; il faut alors discuter le fond, le calcul et parfois les sanctions. Exemple : un revenu est rehaussé par l'administration.
Choisir un avocat préparant le dossier à distance, c'est souvent plus rapide, moins cher, et sans rendez-vous inutile.
Vous êtes pris en charge par un avocat compétent et spécialisé, oú que vous soyez.
Il peut intervenir partout en France, avec l'appui d'un confrère local si nécessaire - sans démarches supplémentaire pour vous.
Choisir un avocat préparant le dossier à distance, c'est souvent plus rapide, moins cher, et sans rendez-vous inutile.
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Il peut intervenir partout en France, avec l'appui d'un confrère local si nécessaire - sans démarches supplémentaire pour vous.
On parle de BNC pour désigner les revenus tirés de certaines activités qui ne sont ni salariales, ni commerciales au sens strict.
1. Les personnes concernées sont, pour l'essentiel
- les professions libérales réglementées: avocats, notaires, médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, architectes, experts-comptables, etc. ;
- les professions libérales non réglementées : consultant, coach sportif, développeur, formateur, rédacteur, etc. ;
- les titulaires de charges et offices (commissaires de justice, par exemple) ;
- toute personne qui réalise des gains issus d'une activité lucrative qui n'entre dans aucune autre catégorie de revenus.
2. À titre d'exemples, relèvent des BNC dans certaines conditions
-les revenus tirés de la sous-location d'immeubles nus dans certains cas ;
-les revenus tirés d'opérations habituelles sur des cryptoactifs dans des conditions professionnelles ( minage) ;
-les sommes perçues par des inventeurs ;
-les sommes perçues par les traducteurs-interprètes dans le cadre de missions judiciaires ; ou encore
-les profits tirés d'une pratique habituelle et lucrative du poker.
Ainsi, si vous exercez une activité de manière régulière et que vos revenus n'entrent dans aucune des catégories de revenus existantes (salaires, loyers classiques, dividendes?), ils ont de fortes chances de relever de la catégorie des BNC.
En matière de BNC, deux régimes coexistent, et le montant de vos recettes détermine celui qui vous est applicable de plein droit.
1. Le régime du micro-BNC
Le régime micro-BNC s'applique de plein droit aux contribuables dont les recettes annuelles hors taxe n'excèdent pas 77 700 € (apprécié sur les deux années précédentes). C'est le régime le plus simple : aucune comptabilité détaillée à tenir, vous déclarez vos recettes brutes et l'administration fiscale calcule elle-même votre bénéfice imposable en appliquant un abattement forfaitaire de 34 % sur lesdites recettes, avec un minimum d'imposition de 305 €. En d'autres termes, on considère que vos charges représentent un tiers de vos encaissements sans que vous ayez à les justifier.
Illustration : vous avez encaissé 60 000 € de recettes en 2025. Le bénéfice imposable calculé par l'administration sera de 60 000 € × (1 – 34 %) = 39 600 €.
Ce régime est pratique mais il peut devenir désavantageux si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes. Dans ce cas, opter pour la déclaration contrôlée peut être opportun.
2. Le régime de la déclaration contrôlée
La déclaration contrôlée est le régime qui s'applique de plein droit dès que vos recettes dépassent 77 700 € sur les deux dernières années, ou sur option si vous y trouvez un intérêt ( ex : vos charges excèdent 34 % de vos recettes). Ici, vous devez calculer et déclarer votre bénéfice réel, c'est-à-dire vos recettes nettes de vos dépenses professionnelles réelles et justifiées.
Si vous êtes sous le régime de la déclaration contrôlée, vous devez déterminer votre résultat vous-même. Le principe de base est simple : bénéfice imposable = recettes – dépenses professionnelles. Mais les deux notions méritent d'être précisées.
Vos recettes ne se limitent pas aux sommes que vous encaissez directement de vos clients en contrepartie de prestations. Entrent également dans la base de calcul :
- les provisions et acomptes reçus, même si la prestation n'est pas encore terminée ;
- les remboursements de frais facturés aux clients ;
- les subventions d'équipement dans certains cas ;
- les indemnités reçues en réparation d'un préjudice lié à votre activité ;
- les produits financiers provenant du placement de fonds détenus pour le compte de clients ;
- les honoraires rétrocédés par des confrères.
En revanche, vous n'avez pas à inclure les sommes encaissées pour le compte de clients que vous devez leur reverser (avances sur frais de procédure, débours, etc. pour les avocats), ni les recettes commerciales véritablement accessoires si elles sont traitées séparément, et donc également imposées séparément.
Une règle à bien retenir : la date d'encaissement.
Par défaut, vous déclarez les sommes effectivement encaissées au cours de l'année 2025, quelle que soit la date à laquelle la prestation a été réalisée. Un chèque remis en main propre est considéré encaissé à la date de remise, et non à la date où votre banque le crédite. Un virement est réputé encaissé à la date d'inscription au crédit de votre compte.
La règle de l'année de rattachement est symétrique à la règle sur les recettes : vous déduisez les dépenses effectivement payées au cours de l'année 2025, et non les dépenses simplement engagées ou facturées. Ainsi, une facture reçue en décembre 2025 mais réglée qu'en janvier 2026 sera déductible au titre des BNC 2026, et non 2025.
Toutefois, il est tout à fait possible d'opter pour la comptabilité d'engagement. Cette option vous permet de comptabiliser les transactions lors de leur engagement (créances acquises et dettes engagées) même si elles n'ont pas été effectivement payées. Il s'agit du système comptable appliqué par les entreprises commerciales. L'option doit être exercée au plus tard le 1er février de l'année d'imposition.
Pour être déductible, une dépense doit remplir trois conditions :
-être nécessitée par l'exercice de votre activité (ou au moins par l'acquisition du revenu) ;
-être engagée dans l'intérêt de votre activité professionnelle ; et
-être justifiée.
Parmi les charges classiquement admises en déduction, on retrouve :
- le loyer de votre cabinet ou bureau professionnel ;
- les salaires et charges sociales de votre personnel ;
- les cotisations sociales obligatoires et facultatives liées à votre activité ;
- les frais de déplacement (véhicule, transports) avec application possible du barème kilométrique ;
- les frais de repas pris sur votre lieu de travail, dans la limite d'un plafond, pour 2025, compris entre 5,45 € et 21,10 € par repas, soit une déduction maximale de 15,65 € par repas ;
- les frais de formation professionnelle ;
- les cotisations d'assurance responsabilité civile professionnelle ;
- les achats de fournitures, de petit matériel et d'équipement ;
- les amortissements des immobilisations professionnelles (matériel médical, ordinateurs, mobilier de bureau?) ;
- sous certaines conditions les frais de comptabilité.
(il est à noter que la réduction d'impôt spécifique pour ces frais a été supprimée à compter du 1er janvier 2025. Cependant, les dépenses restent déductibles en tant que frais de gestion).Ce qui ne peut pas être déduit : les dépenses à caractère personnel, la rémunération que se verse l'exploitant individuel, les achats de biens constituant des éléments d'actif (leur coût se déduit via l'amortissement), et toute dépense sans lien avec l'activité professionnelle.
Attention aux dépenses mixtes !
Si vous utilisez votre véhicule à la fois pour votre vie professionnelle et votre vie privée, seule la quote-part professionnelle est déductible. Il faut donc tenir un suivi suffisamment précis pour justifier la répartition.
1. Le formulaire à utiliser
Si vous relevez du régime de la déclaration contrôlée, vous devez déposer une déclaration spéciale n° 2035-SD et ses annexes, au plus tard le 20 mai 2026 pour les revenus de 2025. Cette déclaration doit obligatoirement être télédéclarée via votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.
Vous devez également reporter le résultat issu de votre 2035-SD sur votre déclaration d'ensemble (le formulaire n° 2042).
Si vous relevez du régime du micro-BNC, rien de plus simple. Vous n'avez qu'à reporter le montant brut de vos recettes hors taxe directement sur le formulaire complémentaire n° 2042-C-PRO, sans avoir à remplir de 2035-SD.
2. Le cas des époux et partenaires de Pacs
Lorsque les deux membres d'un couple exercent une activité non commerciale, chacun doit remplir sa propre déclaration 2035-SD. En revanche, la déclaration d'ensemble des revenus du foyer fiscal (la déclaration n° 2042) doit être signée par les deux membres du couple.
3. Les obligations comptables
Si vous relevez du régime de la déclaration contrôlée, vous devez obligatoirement tenir un livre-journal retraçant au jour le jour toutes vos transactions. Doivent, notamment apparaitre, l'identité du client, le montant et la date de versement des recettes, ainsi que la nature de la prestation. Le cas échéant, vous devez également tenir un registre des immobilisations et des amortissements recensant tous vos biens professionnels immobilisés.
Enfin, les factures et pièces justificatives doivent être conservées, sur support papier ou numérique, pendant au moins six ans.
1 Vous exercez en société (SEL, SCP, SELARL?)
Nous attirons l'attention des professionnels libéraux exerçant au sein de structures sociétaires sur les points suivants :
- lorsque votre activité est exercée au sein d'une société civile professionnelle (SCP), la déclaration 2035-SD est souscrite au nom de la société, et chaque associé reporte ensuite sa quote-part de résultat sur sa propre déclaration de revenus.
- lorsque votre activité est exercée au sein d'une Société d'Exercice Libéral (SEL), les rémunérations perçues au titre de votre activité libérale sont imposables dans la catégorie des BNC, et non en salaires.
- S'agissant des gérants majoritaires de SARL (ou commandités de SCA), depuis une décision du Conseil d'État d'avril 2025, ils ne peuvent plus bénéficier de la règle des 5 % applicable à la quote-part de leurs revenus imposée dans les conditions de l'article 62 du code général des impôts (le " CGI ").
2. Vous exercez plusieurs activités
Si vous cumulez une activité libérale ainsi qu'une activité commerciale dans le cadre d'entreprises distinctes, vos recettes sont imposées selon la catégorie de revenus dont elles relèvent. En revanche, si lesdites activités sont exercées au sein d'une seule et même entreprise, alors il convient, en principe, d'additionner les recettes des deux activités pour apprécier les limites du régime micro.
3. Vous êtes auteur, artiste ou sportif
Les titulaires de revenus provenant de la production littéraire, scientifique, artistique ou de la pratique d'un sport qui ont demandé à être imposés sur la base de la moyenne de leurs bénéfices sur deux à cinq ans (régime dit de la "moyenne triennale" ou quinquennale, CGI. art. 100 bis), relèvent obligatoirement du régime de la déclaration contrôlée. Pour rappel, ce mécanisme permet de lisser les variations de revenus d'une année sur l'autre et d'atténuer les effets de la progressivité du barème de l'impôt. L'option doit être formulée lors du dépôt de la déclaration.
Pour éviter toute mauvaise surprise, nous rappelons ci-après les échéances clés liées à la déclaration des BNC pour les revenus de 2025 et suivants :
-20 mai 2026 : date limite de dépôt de la déclaration 2035-SD (déclaration contrôlée) et de la déclaration 2042.
-1er février de l'année en cours (date à retenir pour les années futures) : date limite pour exercer l'option pour la comptabilité d'engagement.
-30 septembre de l'année en cours (date à retenir pour les années futures) : date limite pour opter pour le régime de l'auto-entrepreneur si vous souhaitez verser des cotisations sociales par versements libératoires.
Si vous souhaitez renoncer à la déclaration contrôlée pour revenir au micro-BNC à compter de 2026, vous pouvez le faire par courrier simple ou via la messagerie sécurisée de votre espace fiscal professionnel, au plus tard le 20 mai 2026 (date de dépôt de la déclaration 2025).
Déclarer ses BNC n'est pas une formalité anodine, mais elle n'est pas non plus hors de portée pour un professionnel libéral organisé.
L'essentiel est de bien identifier son régime d'imposition (micro-BNC ou déclaration contrôlée), de tenir sa comptabilité à jour tout au long de l'année, et de ne pas confondre ce qui est imposable avec ce qui ne l'est pas, ni ce qui est déductible avec ce qui ne l'est pas.
Si votre situation présente des spécificités (exercice en société, revenus mixtes, cessation d'activité en cours d'année, opérations de restructuration), il peut être utile de vous faire accompagner par un avocat fiscaliste, ne serait-ce que pour la première déclaration.
Par la suite, vous aurez toutes les cartes en main pour gérer cela sereinement chaque année.
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