Fermer X
Se connecter
Mot de passe oublié
Vous êtes avocats ?
Inscrivez-vous gratuitement
10 mises en relation offertes
Créer mon compte avocat
Fiche pratique rédigée par Maître Mourad MEDJNAH
Maître MEDJNAH

L'aménagement d'une terrasse partie commune

Immobilier / Par Maître MEDJNAH, Avocat, Publié le 20/09/2015 à 13h13
80
partages

La tendance actuelle est à l'aménagement des terrasses d'immeubles, qu'elles soient situées sur les toits ou en prolongement d'un appartement. Ces espaces de pleins airs offrent une opportunité d'agrandir un logement privatif. L'extension est, certes, valorisante pour le logement, mais demeure toutefois une source potentielle de désordres et de conflits pour la copropriété qui, elle, n'en profite pas.

En effet, dans un immeuble, s'il est incontestable que le copropriétaire concerné a un droit de jouissance exclusif sur une terrasse partie commune, il se doit d'obtenir l'agrément de l'assemblée générale des copropriétaires avant de concrétiser son projet d'aménagement. Le conseil syndical sera informé en amont. Dans le cas contraire, la copropriété risque de se trouver confronter à une annexion sauvage de partie commune, à des désordres répétées sur l'étanchéité et à des contentieux sans fin quant à la charge des travaux. C'est pourquoi il est essentiel pour les copropriétaires, pris collectivement et individuellement, de connaître leurs droits et de se montrer vigilant.

Trouvez votre avocat droit immobilier
Premier rendez-vous gratuit
Immobilier/terrain : achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Bail commercial : bail, loyer, renouvellement, révision, résiliation, cession, sous-location, travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Successions : préparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie), partage/indivision, réserve, conflit entre héritiers, recel.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Société : création, structuration, statuts et pacte d'actionnaires, gouvernance/assemblée générale, opérations et cession, responsabilités, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Surendettement : dettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
Vérifier si je dois proposer le bien au locataire en priorité (droit de préemption)

Cela permet de savoir si, avant de vendre le logement, vous devez d'abord le proposer au locataire en place. Dans certains cas, le locataire passe avant un autre acheteur et peut décider d'acheter le bien au même prix. Exemple : vous voulez vendre un appartement occupé, vous devez peut-être d'abord faire une offre au locataire.

Préparer un congé destiné au locataire pour vente

Cela consiste à rédiger le courrier officiel qui informe le locataire que vous mettez fin au bail parce que vous souhaitez vendre le logement. Ce courrier doit être envoyé dans les formes et délais prévus. Exemple : vous voulez vendre un appartement loué, vous devez prévenir le locataire par un courrier adapté avant la fin du bail.

Le locataire refuse de libérer les lieux

Cela signifie que le locataire reste dans le logement alors qu'il aurait dû partir, par exemple à la fin du bail ou après un congé valable. Vous pouvez alors avoir besoin d'être accompagné pour faire les démarches nécessaires. Exemple : la date de départ est passée, mais le locataire occupe toujours l'appartement.

Un désaccord sur la date de départ du locataire

Cela signifie que vous et le locataire n'êtes pas d'accord sur le moment où le logement doit être quitté. Le problème peut venir d'un préavis, de la fin du bail ou d'un courrier mal compris. Exemple : vous pensez que le locataire devait partir le 30 juin, mais lui veut pouvoir rester jusqu'au 31 août.

Un litige sur indemnité d'occupation / loyers pendant la vente

Cela concerne un désaccord sur les sommes à payer pendant que le logement est encore occupé au moment de la vente ou après la fin du bail. Il peut s'agir du loyer habituel ou d'une somme demandée parce que le locataire reste dans les lieux. Exemple : le logement a été vendu, mais le locataire est resté un mois de plus et un désaccord naît sur la somme à payer pour cette période.

En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
Les conditions suspensives de prêt (refus, justificatifs, délais)

Cela correspond aux règles prévues dans le document signé pour dire que l'achat ne se fera que si vous obtenez votre prêt dans les conditions prévues. Cela peut concerner le refus de la banque, les documents à fournir pour prouver vos démarches, ou le délai à respecter pour faire votre demande et recevoir une réponse. En pratique, il s'agit d'un événement futur et incertain dont dépend la suite de la vente. Exemple : vous signez pour acheter un appartement, mais la vente ne se poursuit que si la banque accepte votre crédit dans le délai prévu et si vous pouvez montrer que vous avez bien fait les démarches demandées.

La demande d'une prorogation / d'un report de délai

Cela signifie que vous demandez plus de temps pour accomplir une étape prévue dans la vente, parce que le délai initial est trop court ou ne peut pas être respecté. Il peut s'agir, par exemple, d'obtenir un prêt, de réunir des documents ou de décaler la signature. Exemple : vous demandez 15 jours de plus pour recevoir la réponse de la banque.

En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
Acheter à plusieurs / organiser l'indivision

Cela signifie que vous achetez le bien avec une ou plusieurs autres personnes et que vous voulez prévoir clairement comment cette propriété à plusieurs va fonctionner. Cela peut concerner la part de chacun, la répartition des dépenses ou les décisions à prendre plus tard. Exemple : vous achetez un appartement avec votre soeur et vous voulez définir qui paie quoi et comment le bien pourra être revendu plus tard.

Un conflit entre indivisaires (organisation, décision, sortie)

Cela signifie qu'il existe un désaccord entre les personnes qui possèdent ensemble le bien. Le conflit peut porter sur la gestion du bien, une décision à prendre, les dépenses à payer ou la volonté de rester ensemble ou non propriétaires. Exemple : vous achetez un bien à deux, mais plus tard l'un veut vendre alors que l'autre veut le conserver.

En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
Le vote des travaux

Cela concerne la décision de faire ou non des travaux dans la copropriété. Le désaccord peut porter sur le principe des travaux, leur utilité, leur coût ou le résultat du vote. Exemple : des travaux de façade ont été proposés en assemblée générale, mais vous contestez la décision prise.

La réalisation des travaux

Cela concerne la façon dont les travaux se passent dans la copropriété. Le problème peut porter sur le retard, la mauvaise organisation, la qualité des travaux ou le respect de ce qui avait été prévu. Exemple : des travaux votés dans l'immeuble devaient commencer en mars, mais ils prennent du retard ou se passent mal.

La contestation des travaux

Cela signifie que vous voulez remettre en cause des travaux décidés, en cours ou déjà réalisés dans la copropriété. Le désaccord peut concerner leur utilité, leur coût, leur régularité ou leurs conséquences pour vous. Exemple : vous estimez que des travaux ont été décidés ou réalisés sans respecter les règles prévues.

Je souhaite effectuer des travaux en copropriété

Cela signifie que vous voulez faire des travaux dans votre lot ou sur une partie liée à la copropriété, et que vous voulez savoir si vous avez une autorisation à demander ou des règles à respecter. Exemple : vous voulez remplacer des fenêtres, modifier un mur ou installer une climatisation.

On me reproche des travaux en copropriété

Cela signifie qu'un voisin, le syndic ou la copropriété vous reproche des travaux que vous avez faits ou commencés. Le problème peut concerner une autorisation manquante, une gêne causée ou des travaux jugés non conformes. Exemple : après avoir installé une véranda, la copropriété vous reproche de ne pas avoir obtenu l'accord nécessaire.

En savoir plus
En savoir plus
Contester une décision d'assemblée générale (délais, forme, fond)

Cela signifie que vous voulez remettre en cause une décision prise lors de l'assemblée générale de la copropriété. Le problème peut venir du délai à respecter pour agir, de la façon dont la décision a été préparée ou votée, ou du contenu même de la décision. En principe, la contestation doit être engagée par un copropriétaire opposant ou absent non représenté dans les 2 mois suivant la notification du procès-verbal. Exemple : des travaux ont été votés, mais vous estimez que la convocation était irrégulière ou que la décision n'était pas justifiée.

Obtenir / communiquer des documents (comptes, pièces, PV, etc.)

Cela signifie que vous voulez demander, recevoir ou transmettre des documents liés à la copropriété, par exemple les comptes, les justificatifs de dépenses, les procès-verbaux d'assemblée générale ou d'autres pièces utiles. Le problème peut concerner un document manquant, refusé, incomplet ou transmis trop tard. En copropriété, certains documents doivent être mis à disposition des copropriétaires, notamment via l'espace en ligne sécurisé du syndic professionnel. Exemple : vous demandez le procès-verbal de la dernière assemblée générale ou les justificatifs de charges, mais vous ne les obtenez pas.

Mettre en cause la responsabilité du syndic

Cela signifie que vous reprochez au syndic une faute, une négligence ou un manquement dans la gestion de la copropriété. Le problème peut concerner une mauvaise gestion, un défaut de suivi, l'absence d'action, une erreur dans les comptes ou le non-respect d'une décision votée. Le syndic a pour mission d'administrer l'immeuble, de gérer ses finances et d'exécuter les décisions de l'assemblée générale ; sa responsabilité peut être recherchée s'il manque à cette mission. Exemple : malgré plusieurs alertes, le syndic ne fait pas le nécessaire pour traiter un problème important dans l'immeuble.

En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
Contester un congé

Cela signifie que vous voulez remettre en cause le courrier par lequel le propriétaire vous demande de quitter le logement. Vous estimez peut-être que ce courrier est injustifié, envoyé trop tard ou ne respecte pas les règles à suivre. Exemple : votre propriétaire vous demande de partir, mais vous pensez que ce congé n'est pas valable.

Demander un préavis réduit

Cela signifie que vous souhaitez quitter le logement plus rapidement que le délai normalement prévu. Vous demandez à bénéficier d'un délai plus court pour que la location prenne fin plus tôt. Exemple : vous devez déménager rapidement pour un nouveau travail et vous souhaitez partir avant la fin du délai habituel.

Litige sur la date de départ

Cela signifie que vous et le propriétaire n'êtes pas d'accord sur la date à laquelle vous devez quitter le logement. Le problème peut venir du calcul du préavis, d'un courrier mal compris ou d'un désaccord sur la fin du bail. Exemple : vous pensez pouvoir partir à la fin du mois, mais le propriétaire estime que vous devez encore un mois de loyer.

En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
En savoir plus
Plus votre explication est claire et détaillée, plus les avocats seront en mesure de vous apporter des réponses précises et pertinentes à votre situation.
Continuer
Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé pour vous mettre en relation avec des avocats. En cliquant sur « Continuer », vous acceptez nos Conditions générales d'utilisation et consentez donc à ce que votre demande soit transmise aux avocats susceptibles de répondre à vos besoins. Conformément à la loi « informatique et libertés » et au RGPD, vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Jurisystem, 22 rue des Martyrs, 75009 Paris. Toutes les informations relatives à vos droits en matière de protection des données personnelles sont accessibles dans nos Conditions générales d'utilisation.

I.- Les droits du copropriétaire en matière d'aménagement d'une terrasse

Il est essentiel pour le copropriétaire de connaître ses droits et de prendre des précautions avant toute réalisation de son projet de construction.

A) Le cadre légal et jurisprudentiel

L'article 25 b de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, prévoit que tout copropriétaire souhaitant effectuer des travaux en vue de se procurer la jouissance exclusive ou l'acquisition d'une terrasse partie commune, mais qui seraient susceptibles de modifier les parties communes ou l'aspect extérieur de l'immeuble, doit obtenir préalablement l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires. Ces derniers voteront à la double majorité de la loi du 10 juillet 1965, autrement dit tous les copropriétaires représentant au moins les deux tiers des voix. La même majorité est requise lorsque le projet d'aménagement d'une terrasse partie commune rend nécessaire une modification de la répartition des charges de copropriété ou du règlement de copropriété. Dans d'autres cas, et notamment si l'aménagement d'une terrasse porte atteinte à la destination de l'immeuble eu égard à sa qualité architecturale et à son standing, l'unanimité est nécessaire.

En résumé, lorsque des aménagements transforment l'aspect extérieur d'un immeuble ou modifient la destination d'une copropriété, l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires est obligatoire, peu importe que les travaux soient effectués sur des parties communes ou privatives. Ainsi, à titre d'exemple, les tribunaux ont jugé illicites la mise en place d'une véranda et la pose de films protecteurs sur les vitres, la peinture de la façade, la pause de barreaux aux fenêtres du rez-de-chaussée d'une maison composée de deux logements.

Le fait que d'autres copropriétaires aient réalisés des aménagements sans autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires ou que les aménagements du copropriétaire mis en cause soient légers et seulement décoratifs, de sorte qu'ils n'affectent pas l'harmonie de la façade de l'immeuble, ne sont pas des arguments recevables. Il en a été décidé ainsi dans une affaire où le mur de l'immeuble ne comportait que quelques carreaux de faïence et, de surcroît, d'autres balcons avaient également été aménagés (Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 17 mai 2003, n° 12/08258).

B) Les points de vigilance

Il faut distinguer deux situations, selon que la terrasse est située dans le prolongement du logement privatif ou sur le toit.

Lorsque la terrasse est conçue, depuis l'origine de la construction, comme le prolongement du logement, elle est qualifiée par le règlement de copropriété de partie commune à jouissance exclusive. Ce droit d'usage exclusif est presque toujours attaché au lot, mais peut aussi, dans certains cas, être lié à la personne de l'occupant et, dans ce cas assez rare, il ne se transmettra pas d'un copropriétaire à un autre. Dans tous les cas de figure, la jouissance exclusive de nature privative ne permet pas à son titulaire de faire ce qu'il veut, ne serait-ce que parce qu'elle ne constitue pas un droit de propriété au sens légal du terme ; ce dernier étant, par principe, absolu et donc inviolable. C'est la raison pour laquelle la jouissance privative d'une terrasse peut être encadrée par le règlement de copropriété, parfois de façon très stricte. Il est donc essentiel d'en consulter le contenu avant d'y réaliser le moindre aménagement.

Dans le cas de l'annexion d'un toit-terrasse, les précautions à prendre sont renforcées dans la mesure où il s'agit d'une surface sur laquelle, le plus souvent, seul le personnel d'entretien est sensé y avoir accès pour l'entretien ou la maintenance des équipements de la toiture (canalisations, conduits de cheminées, antenne de télévision, ventilateur de climatisation, machinerie d'ascenseur, etc...). Ces surfaces, en tant que telles, n'ont pas vocation à accueillir une terrasse, pour des raisons à la fois de sécurité (lorsqu'une seule échelle permet d'y accéder) et technique (lorsque les garde-corps sont inadaptés, voire inexistants). A partir du moment où un copropriétaire souhaite réaliser un projet de transformation du toit terrasse en terrasse privative, il est indispensable que toutes les garanties soient portées à la connaissance du syndicat des copropriétaires en termes d'étanchéité, d'isolation thermique ou phonique, de poids des aménagements, d'entretien et de pérennité de l'ouvrage. A cet effet, un descriptif précis des travaux envisagés, établit par un architecte, ainsi que d'autres documents (projet de modificatif au règlement, proposition de compensation financière, attestation de qualification et d'assurance des entreprises appelées à intervenir sur le chantier) devront être transmis aux copropriétaires avant la tenue de l'assemblée générale.

II.- Les droits du syndicat des copropriétaires en matière d'aménagement d'une terrasse

L'aménagement d'une terrasse partie commune peut occasionner des désordres ou des troubles anormaux de jouissance à un ou plusieurs copropriétaires de l'immeuble ou à tout autre occupant d'un immeuble voisin. A défaut d'entente amiable, le syndicat des copropriétaires peut agir en justice, soit devant le juge civil pour obtenir la cessation de l'occupation illicite de la partie commune et, le cas échéant, réparation du préjudice subi à travers le versement de dommages et intérêts, soit devant le juge administratif pour obtenir l'annulation de l'autorisation administrative de construire.

A) L'action devant le juge civil

Le syndicat des copropriétaires peut saisir le tribunal de grande instance pour obtenir la remise en l'état antérieur de la terrasse annexé au logement privatif. L'action en justice doit être exercée dans un délai de dix ans à compter de la découverte de l'occupation illicite et abusive de la partie commune. Il ne s'agit pas d'une action réelle soumise à la prescription trentenaire, mais plutôt d'une personnelle soumise à la prescription décennale, car, selon la jurisprudence, les installations de structures légères sur des espaces objet d'un droit de jouissance exclusive et privative ne modifiait pas la nature juridique de ce droit. Il en va ainsi, par exemple, d'une véranda, d'une clôture de balcon, d'un abri de jardin, a fortiori avec un ancrage au sol, ou encore de plantations, dont l'existence ne peut ériger le droit de jouissance exclusive en un droit de propriété. Il s'agit là d'installations impliquant une emprise sur les parties communes et/ ou les affectant dans leur consistance matérielle ou les modalités de leur usage.

Au vu des pièces du dossier et éventuellement d'une expertise judiciaire, le tribunal détermine les mesures propres à faire cesser le trouble anormal du voisinage, peu importe que les autorisations d'urbanisme aient été obtenues, dès lors que le copropriétaire mis en cause a édifié une construction en infraction avec le règlement de copropriété. Ce dernier sera condamné à réaliser des travaux de remise en état d'origine, au besoin, sous astreinte s'il ne respecte pas le délai imparti pour exécuter la décision judiciaire. Enfin, le tribunal peut condamner le fautif au versement de dommages et intérêts au demandeur à l'action pour compenser le préjudice subi. Les sommes allouées varient selon le cas d'espèce, la durée de la période considérée et l'intensité du trouble.

B) L'action devant le juge administratif

A supposer que le projet d'aménagement d'une terrasse partie commune ait été autorisé par les services de l'urbanisme, le syndicat des copropriétaires, un ou plusieurs d'entre eux, ainsi que tout occupant d'un immeuble voisin peuvent contester devant le tribunal administratif la validité de la déclaration préalable ou du permis de construire délivré. En effet, l'autorisation administrative est délivrée sous réserve du droit des tiers. Le délai pour agir est de deux mois à compter du premier jour de l'affichage au bas de l'immeuble. Intenter un recours en annulation de l'autorisation préalable suppose d'invoquer un motif sérieux et légitime, tel que la méconnaissance des règles de l'urbanisme en matière de hauteur, les limites de ce qu'autorise le coefficient d'occupation des sols (COS), ou encore la distance d'implantation. Mais il faut être prudent avant de déposer un tel recours, car s'il est abusif ou malveillant ou si le requérant n'a pas d'intérêt personnel et direct à agir, il risque de se retrouver à son tour attaqué en justice par le copropriétaire mis en cause qui aurait perdu du temps dans l'avancement de ses travaux légitimes.

L'article R. 600-4 du Code de l'urbanisme dispose en effet que " Saisi d'une demande motivée en ce sens, le juge devant lequel a été formé un recours contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager peut fixer une date au-delà de laquelle des moyens nouveaux ne peuvent plus être invoqués ". L'objectif de cette nouvelle mesure introduite par le décret n° 2013-879 du 1er octobre 2013 relatif au contentieux de l'urbanisme en application de l'ordonnance n° 2013-638 du 18 juillet 2013 relative aux contentieux de l'urbanisme est de lutter contre une prolongation artificielle d'une procédure qui pourrait résulter de l'invocation par un requérant de nouveaux moyens purement dilatoires.

Fiche pratique rédigée par Maître Mourad MEDJNAH
Maître MEDJNAH
Une question en droit immobilier ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%de réponse
Aller plus loin
Lors de l'acquisition de mon studio, l'acte de vente mentionnait studio+terrasse (sans mention spéciale pour l'utilisation de cette terrasse)...
Ma copropriété se compose de deux bâtiments a et b. au-dessus de mon appartement dans le bâtiment b, se trouve une terrasse, à ce jour partie commune à jouissance...
Je suis associée dans une sci qui gère un parc locatif sur le principe du timeshare . les 2 autres associés ont entrepris des travaux auxquels je n'ai pas...
Une question en droit immobilier ?
Des avocats vous répondent gratuitement sur Alexia.fr
Posez votre question

Questions résolues

Je suis séparée depuis 2 ans avec mon ex concubin et nous avons un bien immobilier en commun en résidence secondaire. (depuis 2020) je souhaite…
Résolue par Maître BENOIT
J'ai une question concernant les loyers et quittances. mon propriétaire deux fois de suite encaisse mon loyer autour du 25 du mois alors que…
Résolue par Maître GATELLIER
Si le syndic venait à démissionner, comment le syndicat des copropriétaires pourrait-il prendre des mesures préventives pour garantir que toutes…
Résolue par Maître BELIGHA
J’ai réglé ma dette de loyer impayé j’avais jusqu’à octobre normalement il me reste que les frais de huissier à réglé alors puis-je payer en…
Résolue par Maître BENOIT
Je suis locataire via une agence de location. depuis mon entrée dans les lieux, par temps pluvieux, il y a des flaques sur le sol, en raison…
Résolue par Maître COTTO

Avocats les plus actifs

1
Maître Bokota Tommy KITENGE
Maître Bokota Tommy KITENGE
145 problèmes résolus*
2
Maître xavier DAUSSE
Maître xavier DAUSSE
114 problèmes résolus*
3
Maître Abraham Assesso
Maître Abraham Assesso
42 problèmes résolus*
4
Maître Yann Quillevere
Maître Yann Quillevere
19 problèmes résolus*
5
Maître Aurore KAYEMBE
Maître Aurore KAYEMBE
18 problèmes résolus*

* Durant les 60 dernièrs jours

Avant d'accéder à Alexia.fr
Tout accepter
Personnaliser
Tout refuser
Nécessaire (Non modifiable)
Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.
Marketing
Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.
Liste des cookies marketing utilisés :
En savoir plusGoogle Analytics
_gat* | __utm* | _ga* | _gid
Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.
Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, y compris pour refuser l'utilisation des cookies à certaines fins, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur (certains navigateurs pour appareils mobiles sont toutefois susceptibles de ne pas proposer cette option). Certaines de ces technologies peuvent être gérées dans les paramètres de votre appareil ou appli.
Découvrez plus en détail comment Google traite les informations personnelles : Cliquez-ici.
Maximum 12 mois
En savoir plusGoogle Tag Manager
_dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Avec Google Tag Manager, nous pouvons placer et gérer d'autres cookies sur le site web.
Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, y compris pour refuser l'utilisation des cookies à certaines fins, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur (certains navigateurs pour appareils mobiles sont toutefois susceptibles de ne pas proposer cette option). Certaines de ces technologies peuvent être gérées dans les paramètres de votre appareil ou appli.
Découvrez plus en détail comment Google traite les informations personnelles : Cliquez-ici.
Maximum 12 mois
En savoir plusGoogle Ads
_dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, y compris pour refuser l'utilisation des cookies à certaines fins, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur (certains navigateurs pour appareils mobiles sont toutefois susceptibles de ne pas proposer cette option). Certaines de ces technologies peuvent être gérées dans les paramètres de votre appareil ou appli.
Découvrez plus en détail comment Google traite les informations personnelles : Cliquez-ici.
Maximum 3 mois
MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid
Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Maximum 3 mois
_fbp* | _fbc*
Ces cookies permettent d'afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), mesurer l’efficacité de nos campagnes Facebook et analyser le fonctionnement du site.
Maximum 3 mois
_rdt_*
Ces cookies sont utilisés par Reddit pour suivre les conversions et mesurer l'efficacité des campagnes publicitaires diffusées sur la plateforme Reddit. Ils permettent également de recibler les utilisateurs ayant visité le site afin de leur proposer des publicités plus pertinentes.
Maximum 3 mois
Paramétrer les cookies
Enregistrer