A l’occasion de la naissance ou de l’arrivée au foyer d’un enfant, l’un des parents salariés ou les deux peuvent demander à bénéficier d’un congé parental.
Celui-ci permet de profiter au maximum des trois premières années de l’enfant et de se consacrer à son éducation.
Pour en bénéficier, le salarié doit respecter certaines règles notamment vis-à-vis de son employeur. Ce dernier doit également se soumettre à certaines obligations envers son salarié.
Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.
Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).
Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.
Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.
Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.
La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.
Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.
Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.
Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).
Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.
Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.
La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.
Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).
Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.
Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.
Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).
Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.
Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.
Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).
La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).
Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.
Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.
Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).
Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.
Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).
Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.
Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).
Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.
Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.
Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).
Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.
Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.
Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.
Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).
Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).
Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.
Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.
Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).
Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.
Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.
Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.
Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.
Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.
Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).
Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.
Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).
Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).
Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.
Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.
Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.
Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.
Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.
Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.
Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).
Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.
Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.
Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).
Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).
Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.
Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.
Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.
Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.
Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.
Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.
Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.
Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié. Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.
Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".
Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation. Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.
Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire. Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.
Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat. Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.
Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise. Exemple : un manquement répété aux consignes.
Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis. Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.
Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur. Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.
Choisir un avocat préparant le dossier à distance, c'est souvent plus rapide, moins cher, et sans rendez-vous inutile.
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Le congé parental est ouvert à tous pères ou mères, naturels ou adoptifs. Pour en bénéficier, il faut avoir au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Ce délai se compte au moment de la naissance de l’enfant ou de son arrivée dans le foyer en cas d’adoption.
Le congé peut être demandé par l’un des deux parents ou les deux, il peut aussi être pris ensemble ou chacun son tour. L’employeur ne peut pas s’y opposer, même sous prétexte qu’un des parents ne travaille pas ou qu’il est dans l’impossibilité de remplacer un salarié absent.
En principe, la loi prévoit une durée d'un an maximum, avec la possibilité de la prolonger 2 fois.
En cas d’adoption, le congé parental est aussi d'un an maximum renouvelable 2 fois si l’enfant a moins de 3 ans. A défaut, la durée sera d'un an non renouvelable pour un enfant âgé de 3 à 16 ans.
Le congé peut être total afin de se consacrer pleinement à l’enfant. Ce congé peut aussi être à temps partiel, afin de poursuivre son emploi au moins 16 heures par semaine. Dans ce cas, la répartition des horaires hebdomadaires est fixée en accord avec l’employeur.
Le congé parental à temps complet suspend le contrat de travail. Ainsi, le salarié n'est plus tenu de travailler pour son employeur et ne perçoit pas de rémunération (sauf dispositions conventionnelles).
Le salarié peut démissionner pendant cette période, à condition de respecter son préavis sauf si l'employeur l'en dispense.
Le congé parental à temps partiel modifie le contrat de travail par un avenant qui prévoit la durée du travail et la durée du congé.
Le Sénat a adopté le nouveau projet de loi sur l’égalité des femmes et des hommes, dont la mesure principale est la réforme du complément de libre choix d'activité.
Ainsi, depuis le 1er janvier 2015 :
- Les parents d’un seul enfant, ont droit à 6 mois de prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE) pour chaque parent dans la limite du premier anniversaire de l'enfant.
- A partir de 2 enfants, la durée de la prestation est de 24 mois pour chaque parent dans la limite du troisième anniversaire de l'enfant. Les parents peuvent se partager la prestation.
Pour bénéficier du congé parental, le salarié doit informer son employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, 2 mois avant la date choisie de départ en congé parental. Ce délai est réduit à un mois s'il débute immédiatement après le congé maternité ou d'adoption. Il doit également lui indiquer la durée et s’il envisage un congé à temps complet ou partiel.
A chaque période de renouvellement, le salarié peut décider soit de :
- Reprendre une activité professionnelle aux mêmes conditions qu'avant son congé ;
- Prolonger son congé parental de la même façon à temps complet ou à temps partiel ;
- Passer d’un temps complet à un temps partiel, ou inversement.
L’employeur doit être informé de la prolongation ou modification du congé. Le salarié doit le faire au moins 1 mois avant le terme initialement prévu.
Pendant le congé parental, le salarié bénéficie de :
- La protection sociale,
- L'ancienneté calculée sur la moitié de la durée du congé parental,
- Avantages acquis notamment pour les congés payés,
- Activités sociales et culturelles du comité d'entreprise,
- La sécurité de la protection sociale (remboursement des soins, prestations en cas d'invalidité et décès pendant 1 an),
- La mutuelle santé d'entreprise sur accord de l'employeur.
Le congé peut être prolongé un an au-delà du 3ème anniversaire de l'enfant en cas de maladie, d'accident ou de handicap grave de l'enfant. Concrètement, le congé parental peut être prolongé jusqu'aux 4 ans de l'enfant.
La gravité de la maladie ou de l'accident doit être constatée par un certificat médical.
Le salarié peut reprendre son activité professionnelle en cas de décès de l’enfant ou de diminution importante des ressources du foyer (non liée au congé parental).
Il peut également choisir de transformer son congé parental complet en activité à temps partiel ou modifier la durée du temps partiel choisie. Toutefois, le salarié doit obtenir l'accord de l'employeur pour effectuer cette transformation.
Pendant le congé parental, aucun salaire n’est versé s’il est à temps complet. A l’inverse, le salaire sera au prorata du temps de travail si le congé est à temps partiel.
Toutefois, que le congé soit total ou partiel, le salarié peut percevoir, sous certaines conditions, une allocation de la Caisse d’allocations familiales (CAF).
Pour bénéficier du CLCA, le salarié doit remplir les conditions suivantes :
- Avoir un enfant de moins de 3 ans né ou adopté en 2014 ;
- Avoir au moins 8 trimestres de cotisation vieillesse dans les 2 dernières années s’il s’agit du 1er enfant, ou dans les 4 dernières années s’il s’agit du 2ème enfant, ou dans les 5 dernières années à partir du 3ème enfant.
Le CLCA est versé pendant 6 mois maximum pour 1 enfant à charge ou jusqu’au mois précédant le 3ème anniversaire du dernier enfant pour 2 enfants ou plus à charge. En cas d’adoption d’un enfant de plus de 3 ans, le CLCA est versé pendant 1 an.
Le CLCA est égal à 392.09 euros mensuel en cas de congé total. En cas de congé partiel, le CLCA sera de 253.47 euros pour une durée de travail inférieure ou égale à un mi-temps ou de 146.21 euros pour une durée de travail comprise entre 50 et 80%.
La prestation concerne l'enfant de moins de 3 ans né ou adopté depuis 2015. Pour en bénéficier le parent doit réunir plusieurs conditions :
- Avoir interrompu totalement ou partiellement son activité professionnelle ;
- Avoir pris un congé parental.
- Justifier d'une cotisation identique à celle du CLCA
Les parents peuvent se partager la prestation, qui ne peut être versée après le premier anniversaire du seul enfant à charge ou du troisième anniversaire de l'enfant le plus jeune à partir de deux enfants à charge. Le montant de la prestation est le même que le CLCA.
En principe la PreParE n'est pas cumulable avec d'autres indemnités. Certaines exceptions sont possibles, notamment avec les indemnités maternité, paternité ou d'adoption, et les indemnités de congé de maladie ou d'accident du travail.
Il est interdit d'exercer un autre emploi pendant le congé parental, sauf celui d'assistante ou d'assistant maternel si le congé est total.
Le salarié en congé peut également suivre une formation professionnelle non rémunérée et bénéficier d'un bilan de compétence.
A l'issue du congé parental, le salarié doit retrouver son emploi dans les mêmes conditions qu'auparavant. Si l'emploi initial n'existe plus, le salarié doit retrouver un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente.
En cas de changements techniques ou de méthode de travail, l’employeur doit faire bénéficier au salarié d'une formation professionnelle.
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