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Cessation droit de passage
Sujet (Cloturé) initié par sylvain, il y a 8 mois - 3281 vues

Bonjour,

J'ai hérité d'une maison qui comporte un droit de passage datant de 1966.
En 1966, la maison qui bénéficie de ce droit de passage était sûrement ( d'après mes recherches) enclavée.

Vers les années 2000 , mon voisin a fait une deuxième entrée donnant sur une autre route qui a désenclavé le terrain.
Mais il continue à passer par le droit de passage et même à se garer chez moi.

J'ai trouvé dans le code civil les articles 682 et 685 qui stipulent que le droit de passage cesse si le terrain n'est plus enclavé du fait, par exemple, de la création d'une route ou d'un chemin public desservant ce terrain.

Mais il parle aussi d'un Droit de passage conventionnel, qui permet de bénéficier d'un second accès à la voie publique, et n'a pas l'air d'avoir la même loi.

Sur l'acte de vente, c'est déclarer qu'ils bénéficient d'un droit de passage en tout temps à pied et en voiture.
rien de plus.

Comment savoir qu'elle droit de passage est appliquer, légal ou conventionnel ?
Et la loi me permet elle de faire cesser ce droit de passage ?

Merci de vos réponses
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Immobilier/terrain : achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Bail commercial : bail, loyer, renouvellement, révision, résiliation, cession, sous-location, travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Successions : préparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie), partage/indivision, réserve, conflit entre héritiers, recel.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Société : création, structuration, statuts et pacte d'actionnaires, gouvernance/assemblée générale, opérations et cession, responsabilités, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Surendettement : dettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

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Vérifier si je dois proposer le bien au locataire en priorité (droit de préemption)

Cela permet de savoir si, avant de vendre le logement, vous devez d'abord le proposer au locataire en place. Dans certains cas, le locataire passe avant un autre acheteur et peut décider d'acheter le bien au même prix.Exemple : vous voulez vendre un appartement occupé, vous devez peut-être d'abord faire une offre au locataire.

Préparer un congé destiné au locataire pour vente

Cela consiste à rédiger le courrier officiel qui informe le locataire que vous mettez fin au bail parce que vous souhaitez vendre le logement. Ce courrier doit être envoyé dans les formes et délais prévus.Exemple : vous voulez vendre un appartement loué, vous devez prévenir le locataire par un courrier adapté avant la fin du bail.

Le locataire refuse de libérer les lieux

Cela signifie que le locataire reste dans le logement alors qu'il aurait dû partir, par exemple à la fin du bail ou après un congé valable. Vous pouvez alors avoir besoin d'être accompagné pour faire les démarches nécessaires.Exemple : la date de départ est passée, mais le locataire occupe toujours l'appartement.

Un désaccord sur la date de départ du locataire

Cela signifie que vous et le locataire n'êtes pas d'accord sur le moment où le logement doit être quitté. Le problème peut venir d'un préavis, de la fin du bail ou d'un courrier mal compris.Exemple : vous pensez que le locataire devait partir le 30 juin, mais lui veut pouvoir rester jusqu'au 31 août.

Un litige sur indemnité d'occupation / loyers pendant la vente

Cela concerne un désaccord sur les sommes à payer pendant que le logement est encore occupé au moment de la vente ou après la fin du bail. Il peut s'agir du loyer habituel ou d'une somme demandée parce que le locataire reste dans les lieux.Exemple : le logement a été vendu, mais le locataire est resté un mois de plus et un désaccord naît sur la somme à payer pour cette période.

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Les conditions suspensives de prêt (refus, justificatifs, délais)

Cela correspond aux règles prévues dans le document signé pour dire que l'achat ne se fera que si vous obtenez votre prêt dans les conditions prévues. Cela peut concerner le refus de la banque, les documents à fournir pour prouver vos démarches, ou le délai à respecter pour faire votre demande et recevoir une réponse. En pratique, il s'agit d'un événement futur et incertain dont dépend la suite de la vente.Exemple : vous signez pour acheter un appartement, mais la vente ne se poursuit que si la banque accepte votre crédit dans le délai prévu et si vous pouvez montrer que vous avez bien fait les démarches demandées.

La demande d'une prorogation / d'un report de délai

Cela signifie que vous demandez plus de temps pour accomplir une étape prévue dans la vente, parce que le délai initial est trop court ou ne peut pas être respecté. Il peut s'agir, par exemple, d'obtenir un prêt, de réunir des documents ou de décaler la signature.Exemple : vous demandez 15 jours de plus pour recevoir la réponse de la banque.

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Acheter à plusieurs / organiser l'indivision

Cela signifie que vous achetez le bien avec une ou plusieurs autres personnes et que vous voulez prévoir clairement comment cette propriété à plusieurs va fonctionner. Cela peut concerner la part de chacun, la répartition des dépenses ou les décisions à prendre plus tard.Exemple : vous achetez un appartement avec votre soeur et vous voulez définir qui paie quoi et comment le bien pourra être revendu plus tard.

Un conflit entre indivisaires (organisation, décision, sortie)

Cela signifie qu'il existe un désaccord entre les personnes qui possèdent ensemble le bien. Le conflit peut porter sur la gestion du bien, une décision à prendre, les dépenses à payer ou la volonté de rester ensemble ou non propriétaires.Exemple : vous achetez un bien à deux, mais plus tard l'un veut vendre alors que l'autre veut le conserver.

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Le vote des travaux

Cela concerne la décision de faire ou non des travaux dans la copropriété. Le désaccord peut porter sur le principe des travaux, leur utilité, leur coût ou le résultat du vote.Exemple : des travaux de façade ont été proposés en assemblée générale, mais vous contestez la décision prise.

La réalisation des travaux

Cela concerne la façon dont les travaux se passent dans la copropriété. Le problème peut porter sur le retard, la mauvaise organisation, la qualité des travaux ou le respect de ce qui avait été prévu.Exemple : des travaux votés dans l'immeuble devaient commencer en mars, mais ils prennent du retard ou se passent mal.

La contestation des travaux

Cela signifie que vous voulez remettre en cause des travaux décidés, en cours ou déjà réalisés dans la copropriété. Le désaccord peut concerner leur utilité, leur coût, leur régularité ou leurs conséquences pour vous.Exemple : vous estimez que des travaux ont été décidés ou réalisés sans respecter les règles prévues.

Je souhaite effectuer des travaux en copropriété

Cela signifie que vous voulez faire des travaux dans votre lot ou sur une partie liée à la copropriété, et que vous voulez savoir si vous avez une autorisation à demander ou des règles à respecter.Exemple : vous voulez remplacer des fenêtres, modifier un mur ou installer une climatisation.

On me reproche des travaux en copropriété

Cela signifie qu'un voisin, le syndic ou la copropriété vous reproche des travaux que vous avez faits ou commencés. Le problème peut concerner une autorisation manquante, une gêne causée ou des travaux jugés non conformes.Exemple : après avoir installé une véranda, la copropriété vous reproche de ne pas avoir obtenu l'accord nécessaire.

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Contester une décision d'assemblée générale (délais, forme, fond)

Cela signifie que vous voulez remettre en cause une décision prise lors de l'assemblée générale de la copropriété. Le problème peut venir du délai à respecter pour agir, de la façon dont la décision a été préparée ou votée, ou du contenu même de la décision. En principe, la contestation doit être engagée par un copropriétaire opposant ou absent non représenté dans les 2 mois suivant la notification du procès-verbal.Exemple : des travaux ont été votés, mais vous estimez que la convocation était irrégulière ou que la décision n'était pas justifiée.

Obtenir / communiquer des documents (comptes, pièces, PV, etc.)

Cela signifie que vous voulez demander, recevoir ou transmettre des documents liés à la copropriété, par exemple les comptes, les justificatifs de dépenses, les procès-verbaux d'assemblée générale ou d'autres pièces utiles. Le problème peut concerner un document manquant, refusé, incomplet ou transmis trop tard. En copropriété, certains documents doivent être mis à disposition des copropriétaires, notamment via l'espace en ligne sécurisé du syndic professionnel. Exemple : vous demandez le procès-verbal de la dernière assemblée générale ou les justificatifs de charges, mais vous ne les obtenez pas.

Mettre en cause la responsabilité du syndic

Cela signifie que vous reprochez au syndic une faute, une négligence ou un manquement dans la gestion de la copropriété. Le problème peut concerner une mauvaise gestion, un défaut de suivi, l'absence d'action, une erreur dans les comptes ou le non-respect d'une décision votée. Le syndic a pour mission d'administrer l'immeuble, de gérer ses finances et d'exécuter les décisions de l'assemblée générale ; sa responsabilité peut être recherchée s'il manque à cette mission. Exemple : malgré plusieurs alertes, le syndic ne fait pas le nécessaire pour traiter un problème important dans l'immeuble.

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Contester un congé

Cela signifie que vous voulez remettre en cause le courrier par lequel le propriétaire vous demande de quitter le logement. Vous estimez peut-être que ce courrier est injustifié, envoyé trop tard ou ne respecte pas les règles à suivre.Exemple : votre propriétaire vous demande de partir, mais vous pensez que ce congé n'est pas valable.

Demander un préavis réduit

Cela signifie que vous souhaitez quitter le logement plus rapidement que le délai normalement prévu. Vous demandez à bénéficier d'un délai plus court pour que la location prenne fin plus tôt.Exemple : vous devez déménager rapidement pour un nouveau travail et vous souhaitez partir avant la fin du délai habituel.

Litige sur la date de départ

Cela signifie que vous et le propriétaire n'êtes pas d'accord sur la date à laquelle vous devez quitter le logement. Le problème peut venir du calcul du préavis, d'un courrier mal compris ou d'un désaccord sur la fin du bail.Exemple : vous pensez pouvoir partir à la fin du mois, mais le propriétaire estime que vous devez encore un mois de loyer.

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Maitre Abraham ASSESSO
Inscrit au barreau de Hauts-de-seine - Nanterre
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Bonjour,

Le droit de passage peut être légal (imposé par la loi en cas d'enclavement) ou conventionnel (résultant d'un accord entre parties, souvent inscrit dans un acte notarié).

1. Pour savoir quel type de droit de passage s'applique chez vous :

* Consultez l'acte notarié d'origine ou tout document officiel lié à la propriété.
* Vérifiez s'il s'agit d'une servitude légale d'après l'article 682 du Code civil (droits imposés par la loi en cas d'enclavement) ou d'une servitude conventionnelle créée par contrat entre propriétaires.

2. Concernant la cessation du droit de passage :

* Si le droit est légal (en raison d'un enclavement) et que votre voisin bénéficie désormais d'un second accès indépendant à la voie publique (ex : nouvelle entrée par une autre route), ce droit de passage légal peut effectivement cesser (article 685).
* En revanche, si le droit est conventionnel (accord notarié), il ne disparaît pas automatiquement, même si l'enclavement cesse. Il faut alors une renonciation expresse ou un accord entre parties pour l'annuler.

3. Actions possibles :

* Faites constater par un notaire ou un avocat la nature du droit de passage.
* Si c'est légal et que les conditions d'enclavement ne sont plus réunies, vous pouvez demander la suppression du droit.
* Si c'est conventionnel, vous devrez négocier avec votre voisin pour le faire supprimer, voire engager une procédure judiciaire si un accord n'est pas possible.

En résumé : la nature du droit de passage conditionne sa suppression possible. Il faut commencer par déterminer s'il s'agit d'une servitude légale ou conventionnelle.

Merci de valider ma réponse.
BELIGHA
Cher monsieur,

Votre situation est un classique des litiges de voisinage, et vous avez bien fait de consulter le Code civil. La distinction entre un droit de passage légal et un droit de passage conventionnel est en effet cruciale, car elle détermine les conditions de son extinction.

Comment savoir quel droit de passage est appliqué : Légal ou Conventionnel ?

La clé de la distinction réside dans les termes de l'acte qui a établi le droit de passage.

Droit de passage légal (ou pour cause d'enclave - Articles 682 et suivants du Code civil) :

Un droit de passage légal est créé uniquement si le fonds bénéficiaire est enclavé, c'est-à-dire qu'il n'a aucune issue ou une issue insuffisante sur la voie publique.

Il est imposé par la loi pour garantir l'accès à la propriété.

Si l'acte de 1966 ne mentionne pas explicitement que le droit de passage est accordé en raison de l'enclave, et s'il se contente de le "déclarer" sans faire référence à cette nécessité, il y a de fortes chances qu'il s'agisse d'un droit de passage conventionnel. La simple mention "droit de passage en tout temps à pied et en voiture" n'indique pas forcément qu'il est légal.

Droit de passage conventionnel :

Un droit de passage conventionnel est créé par un accord entre deux propriétaires, formalisé par un acte notarié (comme votre acte de vente). Il s'agit d'une servitude conventionnelle.

Il n'est pas nécessaire que le fonds bénéficiaire soit enclavé pour qu'il soit créé. Il peut servir à améliorer la commodité d'un fonds, même si celui-ci a déjà un accès à la voie publique.

La formulation de votre acte de vente ("c'est déclaré qu'ils bénéficient d'un droit de passage en tout temps à pied et en voiture, rien de plus") penche très fortement en faveur d'une servitude conventionnelle. Si c'était un droit légal, l'acte ferait souvent référence à la situation d'enclave ou à la nécessité du passage.

Conclusion sur le type de droit : Au vu de votre description ("rien de plus" sur l'acte), il est très probable que vous soyez en présence d'un droit de passage conventionnel (servitude conventionnelle).

La loi vous permet-elle de faire cesser ce droit de passage ?

C'est là que la distinction est capitale :

Pour un droit de passage légal (pour cause d'enclave) :

Oui, l'Article 685-1 du Code civil stipule que "si l'enclave cesse, le propriétaire du fonds dominant ne peut plus réclamer le passage. Il peut être contraint à le supprimer à l'initiative du propriétaire du fonds servant."

Dans ce cas, le fait que votre voisin ait créé une deuxième entrée vers les années 2000 et que son terrain ne soit plus enclavé aurait automatiquement dû faire cesser ce droit de passage. Vous auriez pu en demander la suppression judiciaire.

Pour un droit de passage conventionnel :

Non, l'extinction est beaucoup plus difficile. Un droit de passage conventionnel ne cesse pas automatiquement du seul fait que le fonds dominant ne soit plus enclavé.

Ces servitudes ne s'éteignent que par :

L'accord mutuel des parties (acte notarié).

La prescription trentenaire (non-usage pendant 30 ans consécutifs), ce qui ne semble pas être votre cas puisque votre voisin l'utilise.

La réunion des deux fonds (votre terrain et le sien) entre les mains du même propriétaire.

La disparition de l'utilité de la servitude si elle est devenue absolument impossible à utiliser (ex: un chemin s'est effondré). Ce n'est pas le cas ici puisque le passage existe.

Conséquence pour vous : Si c'est bien un droit de passage conventionnel (ce qui est le plus probable), le fait que le terrain de votre voisin ne soit plus enclavé ne suffit pas, en soi, à faire cesser ce droit de passage.

Que pouvez-vous faire malgré tout ?

Même si l'extinction est difficile, le fait qu'il se gare chez vous est une violation de l'étendue du droit de passage, qui est un simple droit de passage, et non un droit de stationnement. Vous pouvez agir sur ce point.

Mise en demeure par LRAR :

Envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception à votre voisin.

Rappelez l'existence du droit de passage tel que décrit dans l'acte ("en tout temps à pied et en voiture").

Indiquez que ce droit est un droit de passage, et non un droit de stationnement.

Exigez qu'il cesse immédiatement de se garer sur votre propriété, car cela constitue un abus de son droit de passage et une violation de votre propriété.

Précisez que, faute de cessation, vous saisirez la justice.

Tenter une négociation amiable pour éteindre la servitude :

Puisque son terrain est désenclavé, le passage par chez vous est devenu un simple confort pour lui, plus une nécessité.

Vous pouvez lui proposer de racheter la servitude (lui verser une somme d'argent pour qu'il accepte d'y renoncer par acte notarié).

Ou lui proposer de renoncer à ce droit s'il a intérêt à la fluidité de ses accès.

Saisir la justice (en dernier recours) :

Si votre voisin persiste à se garer ou si vous souhaitez tenter de faire cesser la servitude conventionnelle (même si c'est plus difficile), vous devrez saisir le Tribunal Judiciaire.

Pour le stationnement : Le juge pourra lui interdire formellement de se garer sur votre propriété.

Pour la suppression de la servitude conventionnelle : Ce sera plus complexe. Il faudrait prouver un abus de droit grave de sa part (par exemple, si son passage cause un préjudice excessif et qu'il a d'autres solutions) ou une absence totale d'intérêt du passage pour lui, mais le simple désenclavement ne suffit pas.

Conclusion :

Votre premier réflexe doit être de relire très attentivement l'acte qui a créé ce droit de passage. Les termes exacts sont déterminants. Si, comme vous le suspectez, il s'agit d'un droit conventionnel, vous ne pourrez pas le faire cesser du seul fait du désenclavement. En revanche, son stationnement est un abus sur lequel vous pouvez agir fermement.

Il est fortement recommandé de consulter un notaire (qui a l'acte authentique) ou un avocat spécialisé en droit immobilier. Ils pourront analyser l'acte, vous confirmer la nature de la servitude et vous conseiller sur la meilleure stratégie juridique à adopter pour récupérer votre terrain et mettre fin au stationnement abusif.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
#Meilleure réponse
il y a 8 mois
Cher Monsieur,

A priori, la servitude établie est ici une servitude conventionnelle et non légale. En principe donc, elle ne peut cesser de s'appliquer au motif d'un désenclavement (à la différence d'une servitude légale).

Toutefois, si l'enclavement constitue dès l'origine la cause déterminante d'une servitude de passage, le juge considère que son aménagement par voie conventionnelle ne modifie pas son fondement légal ;

Et les dispositions qui sont propres à la servitude légale du Code civil (que vous mentionniez) restent applicables (Cass. 3e civ., 28 juin 2018, no 17-18.111) et, partant, il pourrait être mis un terme dans votre situation au droit de passage.

Une analyse du contrat et de la clause permettrait de le déterminer.

Je reste disponible.

Bien cordialement

Me R. Jestin

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