Merci pour votre retour.
Mais le problème est le suivant, le père pense que 15 jours signifient du vendredi 01 aout soir au samedi 16 aout soir. Pour ma part le jour de départ et de retour sont inclus dans les 15 jours, donc un retour le 15 aout.
C'est une divergence d'interprétation très courante et qui crée souvent des tensions. Voyons comment la phrase "les 15 premiers jours du mois d'août" est généralement interprétée en droit de la famille en France.
Interprétation des périodes de garde
En matière de garde d'enfants, un jugement qui indique "les 15 premiers jours du mois d'août" signifie généralement que la période commence le 1er août au matin et se termine le 15 août au soir.
Le jour de départ est inclus. Si la garde commence le 1er août, cela compte comme le premier jour.
Le jour de retour est inclus. Si la période est de 15 jours et se termine le 15 août, l'enfant doit être remis à l'autre parent le soir du 15 août (ou le matin du 16 août, selon l'heure de remise exacte si elle est précisée dans le jugement).
Votre interprétation est la plus juste et la plus communément admise : "15 jours" du 1er août inclus signifie un retour le 15 août au soir.
Si l'on comptait jusqu'au 16 août soir, cela ferait 16 jours pleins, ce qui irait au-delà des "15 premiers jours".
Exemple concret :
Période : Les 15 premiers jours du mois d'août.
Départ chez le père : 1er août (souvent le matin, ou la veille au soir si précisé dans le jugement).
Fin de la période (retour chez la mère) : 15 août au soir.
Que faire face à ce désaccord ?
Référez-vous au jugement : Relisez attentivement le jugement. Parfois, les jugements précisent les heures de début et de fin des périodes (par exemple, "du 1er août à 9h au 15 août à 18h"). Si aucune heure n'est mentionnée, l'usage veut que les remises se fassent souvent en début ou fin de journée.
Communiquez : Essayez d'expliquer calmement votre interprétation à votre ex-conjoint, en vous basant sur le calcul des jours. Vous pouvez lui dire que "du 1er au 15 août inclus" fait bien 15 jours.
Priorisez l'enfant : Tentez de trouver un terrain d'entente qui soit le moins perturbant possible pour l'enfant. Un petit décalage d'un jour n'est pas idéal, mais le plus important est que l'enfant vive sereinement les transitions.
En cas de désaccord persistant : Si vous ne parvenez pas à vous entendre, et surtout si cela devient une source de conflit récurrente, il faudra :
Consulter votre avocat : C'est le mieux placé pour vous confirmer l'interprétation juridique exacte et vous conseiller sur la marche à suivre.
Demander une précision au JAF : Si les désaccords persistent et deviennent ingérables, une demande de précision du jugement par le Juge aux Affaires Familiales (JAF) peut être envisagée, mais c'est une procédure plus lourde pour un tel point.
Votre interprétation est la plus conforme au principe de comptabilisation des jours en matière de garde.
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Merci pour votre retour. Comme nous n'avons aucune heure d'indiqué, pour le mois de juillet je lui avais proposé du samedi 05 juillet 08h au samedi 19 juillet 18h et idem pour aout, en lui expliquant que cela lui fait bien 15 jours complets. Mais il estime qu'il lui manque 12heures...
Mon avocate est d'accord avec moi et m'a déconseillé de ressaisir le Jaf pour ce tout petit détail.
Je comprends tout à fait votre frustration et la position de votre avocate. Elle a raison de vous déconseiller de ressaisir le JAF pour un tel "petit" détail, car les procédures sont longues et coûteuses pour des points qui devraient relever du bon sens et de l'accord parental.
Le fait est que votre proposition ("du samedi 05 juillet 08h au samedi 19 juillet 18h" par exemple) représente bien 14 jours pleins et 10 heures. Si le jugement dit "15 jours", et que vous commencez le 1er août au matin, la fin est bien le 15 août au soir.
Le décompte précis :
Si l'on considère "15 jours" pleins :
Du vendredi 1er août (soir) au samedi 16 août (soir) fait bien 16 nuits/15 jours pleins et une soirée du 1er.
Du vendredi 1er août (soir) au vendredi 15 août (soir) fait 14 jours pleins.
Si la remise se fait le 1er août au matin et le retour le 15 août au soir, on compte 15 jours. (1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 = 15 jours).
L'interprétation standard est inclusive des jours de début et de fin quand on parle de "X jours".
Le fait que votre ex-conjoint estime qu'il lui "manque 12 heures" relève d'une comptabilité excessive et d'une volonté d'obtenir plus que ce qui est généralement entendu par "15 jours". Si le jugement avait voulu 15 jours plus une fraction de jour, il aurait dû le préciser (ex : "15 jours et demi" ou "jusqu'au 16 août midi").
Conseil :
Maintenez votre position, celle qui est validée par votre avocate. Votre interprétation est la plus conforme à l'usage et au bon sens.
Ne cédez pas à la surenchère. Le but de ce genre de désaccord est parfois de générer du conflit ou d'obtenir un avantage infime qui n'est pas prévu.
Laisser votre avocate gérer la communication sur ce point si les discussions directes restent tendues. Elle pourra lui rappeler la non-nécessité de saisir le JAF pour cela.
C'est effectivement un "tout petit détail" qui peut empoisonner les relations, mais il est important de ne pas laisser s'installer des interprétations abusives du jugement.
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