Sujet initié par anassoso, il y a 5 mois - 950 vues
Bonjour Maître PITTAVINO,
Merci pour votre message. Je reviens vers vous pour vous apporter des compléments concernant mon frère.
Le SPIP indique que l'OQTF bloque tout aménagement de peine.
Concernant l'aménagement de peine : •Sa femme a été convoquée par SOS Victimes en octobre et par l'UPA en novembre pour audition concernant la reprise de vie commune. La date prévue pour l'audition devait être le 8 janvier ont dit.mais elle n'a toujours pas été fixée, selon les informations transmises par SOS Victimes et l'UPA.quand sa femme a appelé jap ont dit il y a pas 8 janvier. •Des courriers et e-mails ont été envoyés par sa femme pour signaler que les enfants souffrent de l'absence de leur père, et une attestation de psychologue le confirme. •L'avocat pénal affirme avoir déposé la demande d'aménagement début octobre, mais aucune date fiable ne nous a été communiquée. Initialement, il nous avait indiqué une sortie en octobre avec bracelet, puis en novembre en libération conditionnelle, mais depuis nous recevons des informations contradictoires. •Le suivi du dossier par l'avocat est très limité : aucune visite auprès de mon frère depuis août, et les promesses de rendez-vous ou d'informations sont régulièrement reportées. Nous n'avons reçu aucun document de sa part, malgré nos demandes répétées, notamment la fiche pénale et l'avis de dépôt de demande de mise de liberté déposé en août. •Mon frère est aujourd'hui perdu et psychologiquement très affaibli. Il m'a appelé ce jour et m'a confié qu'il ne supporte plus l'enfermement, malgré la promesse d'embauche, le logement prévu, et les démarches de sa femme pour la reprise de vie commune on a pas de réponse de date de débat contradictoire.
Même l'avocat pénal a reconnu que mon frère peut pleurer du matin au soir, et que la juge ne semble pas prendre en compte cette souffrance, ni celle des enfants. Mon frère m'a confié qu'il envisage de changer d'avocat, car depuis fin juillet, alors que le dossier est en sa possession, aucune action concrète n'a été effectuée, et ce alors que mon frère a déjà purgé 8mois de détention (6 mois de révocation partielle du sursis et 12 mois du bracelet transformé en ferme), dont 84 jours de réduction pour les 6 mois. Donc a purgé 8 mois. Comment faire pour accélérer l'aménagement pq la jap plusieurs e-mails et recommandé été envoyé par sa femme mais on a pas de réponse. Son avocat pénal nous dit maintenant c est pas lui qui décide Je vous remercie par avance Merci
L'existence d'une OQTF peut effectivement compliquer un aménagement de peine, car l'article L.612‑6 du CESEDA prévoit qu'une personne faisant l'objet d'une mesure d'éloignement peut être considérée comme ne présentant pas de garanties de représentation.
Toutefois, l'OQTF ne bloque pas automatiquement tout aménagement, et la jurisprudence rappelle que le JAP doit examiner la situation au cas par cas (articles 712‑6 et 712‑7 du Code de procédure pénale).
Dans votre situation, plusieurs points doivent être soulignés :
- Le JAP doit statuer dans un délai raisonnable sur une demande d'aménagement (article 712‑6 CPP).
L'absence totale de réponse malgré des relances peut potentiellement justifier une demande de fixation en urgence ou une saisine du président de la chambre de l'application des peines.
- Les éléments fournis (promesse d'embauche, logement, démarches de la famille, attestations psychologiques, volonté de reprise de vie commune) constituent des garanties sérieuses d'insertion, que le JAP doit prendre en compte sous réserve de justification (article 712‑5 CPP).
- Votre frère peut par principe changer d'avocat à tout moment, y compris en détention.
- En cas d'absence de débat contradictoire ou de date fixée, il est possible de demander au greffe du JAP une attestation de dépôt et une demande de fixation prioritaire, surtout si l'état psychologique du détenu se dégrade.
Enfin, si le SPIP indique que l'OQTF bloque tout aménagement, cela doit être vérifié juridiquement, car seule une interdiction du territoire français (ITF) empêche légalement un aménagement (article 131‑30‑2 du Code pénal), ce qui n'est pas par principe le cas d'une seule OQTF.
Ces informations vous sont fournies à titre indicatif et général et ne sauraient constituer une consultation juridique personnalisée, la présente réponse doit être adaptée à votre situation.
Je vous recommande en tout état de cause de faire appel à un avocat près de chez vous intervenant dans le domaine du droit concerné par votre problématique.
Je me tiens à votre entière disposition pour plus de précision concernant votre dossier, n'hésitez pas à me contacter au besoin.
Si j'ai répondu à votre question, merci de bien vouloir indiquer que cette question est résolue en cliquant sur le Bouton Vert.
Bien cordialement,
Axel PITTAVINO Avocat inscrit au Barreau des Hautes-Alpes
Je vous remercie sincèrement pour vos conseils et pour votre accompagnement. Grâce à votre aide, j'ai pu débloquer la situation concernant le dossier de demande d'aide juridictionnelle.
Je me permets toutefois de vous exposer de manière complète la situation globale de mon frère, qui demeure extrêmement préoccupante, afin de solliciter votre avis.
Mon frère était titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle de deux ans « vie privée et familiale » et réside en France depuis plus de vingt ans. À la suite de son incarcération, le préfet a procédé au retrait de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) d'une durée de trois ans.
Malgré les démarches constantes de son épouse pour éviter son expulsion, le tribunal administratif a rejeté la requête, en se fondant notamment sur l'existence d'une interdiction de contact. Or, lors de l'audience, l'avocat a pourtant précisé que cette interdiction n'avait pas un caractère définitif et qu'elle était strictement liée à la période d'incarcération et que sa femme veut la reprise de vie commune et que sa femme était présente au tribunal administratif.
À ce jour, plusieurs éléments objectifs démontrent la volonté réelle de reprise de la vie familiale : •son épouse a clairement exprimé son souhait de reprise de vie commune, notamment par une lettre transmise au tribunal ; •elle a été convoquée par l'association SOS, à la demande du JAP où elle a confirmé cette volonté ; •l'UPA du commissariat à la demande du JAP a également pris acte de cette demande de reprise de vie commune ;sos victime et Upa ont confirmé une date du 8 janvier 2026.quand sa femme a contracté la Jap pour 8 janvier,la jap a dit à sa femme au téléphone,c est pas le sos ni l Upa qui décide. •le non-respect du contrôle judiciaire est intervenu dans un contexte particulier, dans la mesure où c'est son épouse elle-même qui l'a contacté afin qu'il récupère ses documents personnels.
Les enfants, âgés de 7 et 9 ans, souffrent énormément de la situation. Une attestation de psychologue confirme qu'ils réclament leur père et que cette séparation a un impact psychologique réel sur eux, y compris dans leur scolarité. Depuis l'incarcération de leur père, les enfants pleurent la nuit. La voisine, son mari ainsi que la mère de celle-ci ont constaté cette situation et ont indiqué qu'il n'est pas possible de briser une famille de cette manière ; une attestation a été rédigée en ce sens par la voisine et qui été envoyée au JAP
Malgré l'ensemble de ces éléments, le tribunal a donné raison à la préfecture. Un appel est donc actuellement en cours devant la cour administrative d'appel, dans les délais légaux.
Par ailleurs, l'administration pénitentiaire refuse tout aménagement de peine en se fondant exclusivement sur la situation administrative de mon frère, alors même qu'il existe : •une promesse d'embauche réelle que je lui ai personnellement fournie ; •une solution d'hébergement stable (je peux l'héberger) ; •et la volonté clairement exprimée de son épouse de reprendre la vie commune.
Mon frère souffre également très fortement de la détention. Son état psychologique est préoccupant. Son épouse a contacté la déléguée du Défenseur des droits pour signaler sa fragilité. Cette déléguée est informée du fait que mon frère a reçu, depuis le début de son incarcération, de nombreuses informations erronées concernant sa situation pénale.
Nous disposons notamment d'un courriel de la SPIP indiquant une date de sortie prévue en novembre 2025 avec les réductions de peine. Auparavant, une sortie en août 2025 nous avait été annoncée, avant que cette information ne soit modifiée, la SPIP ayant reconnu ne pas avoir correctement évalué la peine initialement. Mon frère bénéficie d'un suivi psychologique et a déjà été reçu par un psychiatre.
Concernant l'aide juridictionnelle, la situation a été particulièrement éprouvante. La SPIP m'a indiqué avoir envoyé le dossier par le vaguemestre depuis le 4 décembre, sans être en mesure de préciser à quel tribunal il avait été adressé. Son épouse a contacté les juridictions concernées, qui ont confirmé qu'aucune trace de ce dossier n'existait à ce jour, malgré les affirmations de la SPIP.
Mon frère étant incarcéré, nous ne pouvions matériellement pas gérer ce dossier, faute d'accès à l'ensemble de ses documents. Nous avons demandé à la SPIP de contacter directement le tribunal afin de vérifier le dépôt du dossier d'aide juridictionnelle. Il nous a été répondu que le dossier était à son nom, que ce n'était pas à elle de recevoir l'attestation de dépôt, mais que, dans le cadre du suivi, c'était à elle de gérer cette démarche. Mon frère n'a pas été informé de ces dysfonctionnements, afin de le préserver, d'autant plus qu'il n'a plus confiance ni en la SPIP ni en son avocat pénal actuel. Il a d'ailleurs demandé à changer d'avocat pénaliste.
Face à cette situation, finalement SA femme a pris l'initiative de déposer le dossier d'aide juridictionnelle ce vendredi.
Par ailleurs, une demande de transfert en S.A.S. interne a également été refusée par la SPIP, au seul motif de sa situation administrative liée au retrait de sa carte de séjour, au motif qu'il « n'y avait pas droit », alors même que son avocat en droit des étrangers engage un appel dans un délai de trois jours.
Au regard de l'ensemble de ces éléments, nous avons pris la décision de changer d'avocat pénaliste. Notre objectif principal est que mon frère puisse sortir de détention, d'autant plus qu'une promesse d'embauche réelle et un hébergement effectif sont immédiatement disponibles.et attend la décision du tribunal administratif.
Enfin, son spip dit ,c est pas son intérêt de sortir avec libération conditionnelle ni un débat.pq si il sort avec libération conditionnelle :expulsion vers son pays d'origine, alors que ses parents sont décidés,ses sœurs et moi-même et sa femme vivons en France, et que l'ensemble de sa vie familiale et sociale se trouve sur le territoire français.
Mon frère a déjà purgé huit mois de détention. L'avocat pénal avait indiqué avoir déposé un dossier d'aménagement de peine dès septembre ou octobre, mais à ce jour, aucun document attestant de ce dépôt ne nous a été communiqué. Surtout on veut qe mon frère sort le plus tôt possible pq son avocat pénal ne bouge pas . Merci d'avance maître
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