Votre ancienne condamnation peut effectivement être prise en compte par la préfecture pour apprécier si vous représentez une « menace pour l'ordre public » et, en théorie, refuser ou retirer un titre de séjour (ou prononcer une mesure d'éloignement), même si la peine était avec sursis et ancienne. Toutefois, le juge administratif contrôle étroitement ces décisions : il tient compte de l'âge d'arrivée en France, du parcours scolaire, de l'insertion professionnelle, de la vie familiale et du caractère isolé ou répété et grave des faits. Dans votre cas, le refus précédent a déjà été annulé, ce qui montre que la préfecture ne peut pas vous sanctionner automatiquement sur la seule base de cette condamnation. Le courrier du 3 mars 2026 signifie surtout qu'elle envisage une mesure et doit respecter une procédure (motivation, examen complet de votre situation, possibilité de recours). Rassemblez sans attendre tous les justificatifs de votre intégration (contrat de travail, fiches de paie, attestations d'employeur, preuves de vie familiale, absence de récidive) et prenez rendez-vous avec un avocat ou une association pour préparer une réponse et, si besoin, un recours rapide contre toute nouvelle décision défavorable.
il y a 1 jour
Cliquez ici pour ajouter un commentaire