Bonjour,
Votre difficulté est parfaitement compréhensible et, au vu de ce que vous exposez, il faut bien distinguer ce qui relève de l'organisation pratique des appels par le service ou la famille d'accueil, d'une part, et ce qui relève des droits qui ont été fixés par le juge, d'autre part.
Rappel du principe
En droit, l'enfant a le droit d'entretenir des relations personnelles avec ses ascendants, et seuls des motifs graves peuvent faire obstacle à ce droit. C'est le principe posé par l'article 371-4 du code civil.
Lorsqu'un enfant fait l'objet d'une mesure d'assistance éducative et qu'il est confié à un tiers, à un service ou à un établissement, le cadre des relations et des modalités de contact dépend de la décision judiciaire et de l'intérêt de l'enfant. Plus largement, en matière de placement, le code civil prévoit que le lieu et les modalités d'accueil doivent être organisés en tenant compte de l'intérêt de l'enfant et du maintien de ses liens familiaux.
Dès lors, si un jugement a expressément prévu des appels téléphoniques tous les quinze jours, une famille d'accueil n'a pas vocation à supprimer seule et discrétionnairement ce droit sans motif porté à votre connaissance et sans relais du service compétent ou du juge. En pratique, une difficulté ponctuelle peut naturellement survenir, mais une suspension durable ou répétée d'un droit de contact fixé judiciairement doit être justifiée et encadrée. Cette suspension n'est pas censée résulter d'un simple SMS dépourvu d'explication.
Point de vigilance
Le point de vigilance est le suivant : tout dépend de la rédaction exacte du jugement.
Si la décision prévoit précisément un droit d'appel à fréquence déterminée, vous êtes en position de soutenir qu'il doit être exécuté, sauf difficulté sérieuse tenant à l'intérêt de l'enfant ou décision contraire du magistrat compétent. En revanche, si le jugement prévoit un droit plus souple, du type "selon les modalités fixées par le service" ou "en fonction de l'état de l'enfant", le service éducatif peut disposer d'une marge d'appréciation plus large dans l'organisation concrète.
Il faut également rester très prudente sur la forme des échanges. Le fait d'avoir exprimé votre mécontentement de façon franche à l'éducateur ne suffit pas juridiquement à supprimer vos droits, mais, en pratique, un climat conflictuel peut parfois être invoqué pour justifier un encadrement plus strict des contacts. Il est donc important, désormais, de formaliser vos demandes de manière factuelle, calme et écrite, afin de ne laisser aucune place à une présentation défavorable de votre attitude.
Enfin, puisque vous indiquez qu'une demande est déjà en cours devant le juge, il faut éviter les démarches dispersées ou contradictoires : il convient au contraire de documenter précisément les incidents récents pour les verser utilement au débat.
Conseils pratiques :
1. Adressez immédiatement un courrier écrit au service gardien / à l'ASE / au référent éducatif actuel, en rappelant la date et le contenu du jugement, la date de l'appel refusé, le SMS reçu, et en demandant le motif précis du refus ainsi que la reprogrammation immédiate de l'appel.
2. Conservez et classez toutes les preuves : jugement, SMS, dates des appels prévus, dates des reports, identité des interlocuteurs, et, si possible, un tableau chronologique des contacts empêchés ou espacés. Ce point est essentiel pour objectiver une éventuelle entrave répétée.
3. Dans le cadre de la procédure déjà engagée, transmettez sans délai ces éléments au juge des enfants par l'intermédiaire de votre avocat si vous en avez un, ou à défaut par courrier au greffe en rappelant le numéro de dossier, en demandant soit l'exécution des modalités prévues, soit une clarification judiciaire expresse sur les appels téléphoniques et leur fréquence.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est-à-dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Selon ce qui vous sera utile et nécessaire, vous pouvez également prendre attache avec mon cabinet afin que nous puissions approfondir ce dossier ensemble, notamment à partir du jugement exact, des modalités fixées, des échanges avec l'ASE et de la chronologie précise des appels refusés ou reportés.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 10 heures
Bonsoir Maître ,
Merci pour vos réponse precises sur divers points qui éclaire davantage la situation.
Toutefois si je peux me permettre je tiens a préciser que les échanges par SMS concernaient notamment les problêmes de dates sur les appels et visites sans cesse " rallongées( visite s au bout de 5 semaines au lieu de 4 ,:appels souvent décalés à plus du délai ecrit sur jugement et défaut envoi plànning par courrier Comme au début. Sans explication, diminution appels de 30mn a 10mn sans aucune explication, les visites libres sur papier jugement transformés également en médiatisées.
Mes remarques légitimes restées toujours sans réponses,mais envoyées dans le sens d'explications demandées de façon courtoises mais fermes polies et respectueuses,
Concernant egalement 1 dysfonnctionnement organisationnel au vu de 3 lieux differents éloignés de chacun des Enfants , et demandant 1 coordination de plusieurs équipes éducatives en même temps pour assurer les transferts specifiquements lors des visites , mettant l'accent sur l'impact des relations déjà écourtées avec mes petits Enfants, dont ma Petite Fille de 6 Ans, la laissant sans nul doute entre autre, la plus impactee, par 1 lien de plus en plus restreint,et 1 rétention volontaire informative de sa vie actuelle en Famille d'accueuil (santé,école,activités etc.. pouvant laisser penser à ma petite Fille qu'elle pouvait se sentir abandonnee par sa Famille, en précisant à l'éducateur referent que ce n'était pas le cas du tout.
Bien sûr c'est très forts mais ́néanmoins véridiques, peut -être mal perçus qui traduisent les conséquences d'1 absence de communication,d'1 manque de clarté ,et d'1 manque de respect de mes droits relationnels avec ma petite Fille qui a 6 ans et qui n'est pas en mesure de comprendre à cet âge et d' interpréter ces problèmes récurrents, qui pourrait lui laisser croire autre chose que des problèmes organisationnels dont elle n'a aucune conscience. A 6 Ans.. ( le Bien etre etànt toutefois souhaite et recherché ds ces conditions de placement)
Idem pour le jugement.
Pour information 1 brouillon de courrier adressé à Mr le Président du conseil départemental en date de Janvier 2026 relatant tous ces problèmes avait été rédigé mais non envoyé, e n considérant que cette situation n'était a ce mois, qu'accidentelle et non récurrente.
Merci Maitre ,de m'avoir lue et d'y prêter attention
Mes salutations respectueuses
B.Louvel
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J"ajouteaien reponse
il y a 4 heures
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