Bonjour,
Votre situation nécessite de bien choisir la stratégie, car les deux options que vous évoquez n'ont pas les mêmes conséquences.
D'abord, un point essentiel.
Le regroupement familial classique n'est en principe pas adapté à votre situation actuelle. Cette procédure est faite pour faire venir un membre de famille depuis l'étranger, ce qui implique en pratique que votre épouse soit hors de France pendant l'instruction du dossier.
Le fait que vous soyez mariés au Maroc n'empêche pas ce dispositif, mais la présence actuelle de votre épouse en France complique fortement cette voie.
Sur votre première option.
Déposer une nouvelle demande de regroupement familial "sur place" a peu de chances d'aboutir si votre épouse est déjà en France. L'administration risque de rejeter la demande pour ce motif, comme cela semble déjà avoir été le cas.
Sur la bonne stratégie.
Votre situation correspond plutôt à une demande de régularisation sur place au titre de la vie privée et familiale.
Concrètement, votre épouse peut solliciter un titre de séjour "vie privée et familiale" en faisant valoir :
votre mariage
votre vie commune en France (justificatifs depuis octobre 2024)
votre situation stable (CDI, titre jusqu'en 202

C'est cette voie qui est généralement la plus pertinente dans ce type de situation.
Concernant la demande "visiteur" en cours.
Elle n'est pas incohérente, mais elle est moins protectrice, car elle n'autorise pas à travailler et ne valorise pas pleinement votre vie familiale.
Enfin, sur votre seconde option (retour au Maroc).
Elle est juridiquement possible, mais risquée et souvent longue :
votre épouse devrait quitter la France
attendre la décision
puis revenir avec un visa long séjour
Cela allonge considérablement les délais et peut fragiliser votre situation familiale.
En résumé.
Le regroupement familial n'est pas la voie la plus adaptée ici
La régularisation "vie privée et familiale" sur place est la stratégie la plus pertinente
Le retour au Maroc n'est à envisager qu'en dernier recours
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
Elle a obtenu un titre de séjour « visiteur » d'un an, qui ne permet pas de travailler, car une avocate a estimé qu'il existait un risque de refus de titre vie privée et familiale, pouvant entraîner une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Entre-temps, il nous a été proposé de déposer une nouvelle demande en suivant la procédure de regroupement familial sur place avec titre visiteur car le motif de refus etait lié à l'ancien titre de sejour de ma femme notamment talent.
Bonjour,
Votre situation a évolué de manière intéressante avec l'obtention du titre « visiteur », et cela ouvre effectivement de nouvelles options.
Il faut d'abord rappeler un point important. Le refus initial de regroupement familial était lié au fait que votre épouse disposait d'un titre « passeport talent », ce qui rendait cette procédure inadaptée à ce moment-là. Cette difficulté a aujourd'hui disparu puisque son statut a changé.
Le fait qu'elle dispose désormais d'un titre « visiteur » valide modifie l'analyse.
Dans cette configuration, certaines préfectures acceptent effectivement des demandes de regroupement familial "sur place", même si cela reste juridiquement atypique par rapport à la procédure classique. Le fait que ce soit la préfecture elle-même qui vous ait orientés vers cette solution est un élément très favorable.
Cela signifie concrètement que cette option devient aujourd'hui crédible et sécurisée, à condition que votre dossier soit solide.
Cependant, il faut bien comprendre les enjeux.
Le titre « visiteur » sécurise la présence de votre épouse en France, mais il ne permet pas de travailler. La procédure de regroupement familial, si elle aboutit, lui permettra d'obtenir un titre plus protecteur, notamment avec droit au travail.
Concernant la stratégie "vie privée et familiale", votre avocate a eu une approche prudente. En effet, une demande sur ce fondement peut, en cas de refus, entraîner une OQTF. Le choix du titre « visiteur » a permis d'éviter ce risque immédiat.
Aujourd'hui, vous êtes dans une situation intermédiaire plus sécurisée.
Trois options existent désormais.
La première est de suivre la recommandation de la préfecture et de déposer une nouvelle demande de regroupement familial sur place. C'est probablement la voie la plus cohérente dans votre cas actuel, surtout si elle est encouragée par l'administration.
La deuxième est de rester sous statut « visiteur » en attendant d'améliorer encore votre dossier, mais cela n'est pas optimal à long terme.
La troisième serait de retenter une demande « vie privée et familiale », mais elle reste plus risquée si le dossier n'est pas très solide (ancienneté de vie commune encore récente notamment).
En résumé, votre situation est aujourd'hui plus favorable qu'auparavant.
Le regroupement familial sur place, qui était auparavant bloqué, devient désormais une option pertinente et sécurisée, surtout si elle est validée par la préfecture.
Je vous recommande donc de privilégier cette voie, tout en veillant à constituer un dossier solide (ressources, logement, stabilité de la vie commune).
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.