Bonjour,
Je reviens vers vous afin de vous apporter des précisions complémentaires concernant ma situation locative et les difficultés que je rencontre actuellement avec mon propriétaire.
**1. Concernant le loyer impayé d'octobre 2026**
Je tiens à vous informer qu'à ce jour, le loyer du mois d'octobre 2026 reste également impayé. Cette situation n'est absolument pas volontaire et ne relève en aucun cas de la mauvaise foi de notre part.
Mon conjoint a été victime d'un accident du travail et n'a toujours pas été indemnisé par la MSA. Nous nous retrouvons donc dans une situation financière particulièrement difficile, indépendante de notre volonté. Nous ne cherchons pas à nous soustraire à nos obligations locatives, mais nous sommes confrontés à des difficultés que nous ne maîtrisons pas.
Je souhaiterais savoir si un juge pourrait prendre en considération ces circonstances, notamment l'accident du travail de mon conjoint, le retard d'indemnisation par la MSA et notre bonne foi. Les précédents loyers de juillet et août ayant été pris en charge par Visale, je souhaiterais également savoir dans quelle mesure ces éléments pourraient être appréciés dans le cadre d'une contestation du congé.
**2. Concernant le courrier recommandé relatif au congé**
Mon propriétaire m'a récemment renvoyé par courriel une copie du document qu'il nous avait initialement adressé par lettre recommandée, en expliquant que La Poste lui aurait retourné ce courrier.
Cette explication me paraît étrange, car j'ai bien réceptionné le courrier recommandé et j'ai signé lors de sa remise. Je ne comprends donc pas pourquoi il affirme que le courrier lui a été retourné alors que je l'ai effectivement reçu.
Je précise que même en cas d'absence à mon domicile, un avis de passage aurait normalement dû m'indiquer les modalités de retrait du courrier.
Je souhaiterais donc savoir si cette situation peut avoir une incidence sur la validité du congé ou sur le respect des délais légaux, sachant que j'ai bien réceptionné et signé le recommandé.
**3. Concernant les visites répétées à mon domicile, les appels et les SMS**
Je tiens également à vous signaler des faits qui m'ont particulièrement inquiétée et qui m'ont conduite à déposer une main courante.
Mon propriétaire ou son épouse se sont présentés à notre domicile à deux reprises au cours de la même journée, une première fois le matin et une seconde fois le soir, sans rendez-vous préalable ni accord de notre part.
Lors de ces visites, ils ont tenté de me joindre à plusieurs reprises par téléphone, environ cinq fois, et m'ont également envoyé des SMS. Je précise que je ne suis pas tenue de répondre immédiatement à chaque appel ou message et que je ne suis pas obligée de me rendre disponible à tout moment, particulièrement lorsque je n'ai convenu d'aucun rendez-vous avec eux.
Comme je ne répondais pas, ils ont frappé de manière très insistante à notre porte, ce qui m'a fait peur, notamment lors du passage du soir. Lorsque l'épouse de mon propriétaire est revenue, j'ai ouvert la porte, puis je l'ai refermée. J'ai également eu le sentiment qu'elle cherchait à écouter ce qui se passait à l'intérieur du logement.
Cette accumulation d'appels, de SMS et de visites imprévues m'a mise sous pression et a provoqué chez moi un sentiment de stress et d'insécurité, d'autant plus que je suis enceinte.
Je considère que le fait de ne pas répondre immédiatement à leurs sollicitations ne justifie pas un tel comportement. Même s'ils sont propriétaires du logement, ils ne peuvent pas considérer qu'ils ont le droit de se présenter à tout moment à notre domicile sans notre accord.
J'ai donc estimé nécessaire de déposer une main courante afin de conserver une trace de ces événements. Cette démarche concerne également les courriels répétés que je reçois et dont certains contiennent des propos que je considère comme abusifs et particulièrement désagréables à notre égard.
**4. Concernant la télécommande du poêle à granulés**
Ces visites semblaient notamment avoir pour objectif de récupérer la télécommande du poêle à granulés.
Je ne la leur ai pas remise lors de leur passage, car le climat actuel et les événements récents ont fortement dégradé la confiance que je pouvais avoir envers mon propriétaire. Je préfère que sa restitution se fasse dans des conditions claires, convenues à l'avance et avec une preuve écrite.
Je ne refuse pas de restituer cette télécommande. Je souhaite simplement éviter de nouveaux incidents et pouvoir organiser cette remise sereinement, notamment au moment de notre départ du logement.
**5. Concernant les courriels du propriétaire, nos animaux et notre situation familiale**
Dans plusieurs courriels, mon propriétaire exprime clairement son mécontentement à notre égard. Il évoque notamment la présence de nos animaux et affirme qu'avec un enfant, la situation ne serait pas possible pour lui.
J'ai le sentiment qu'il ne souhaite tout simplement plus nous voir dans son logement et qu'il cherche à nous pousser vers la sortie pour des raisons qui ne sont pas nécessairement juridiquement fondées.
Je m'interroge donc sur ses motivations réelles. J'ai le sentiment qu'il souhaite que nous quittions les lieux avant le 31 janvier 2027, date indiquée dans le congé, afin d'éviter d'engager une éventuelle procédure judiciaire qui pourrait être longue et coûteuse.
Je souhaiterais savoir si cette interprétation présente un intérêt juridique et si ces courriels peuvent être utilisés pour contester les motifs invoqués dans le congé.
Je précise que je ne refuse pas de respecter mes obligations de locataire, mais je souhaite également que mes droits soient respectés. Le propriétaire ne peut pas, selon moi, décider unilatéralement de notre départ simplement parce qu'il ne souhaite plus nous avoir comme locataires. La présence de nos animaux et notre situation familiale ne suffisent pas nécessairement à justifier un congé, et je souhaiterais connaître les règles applicables à notre situation précise.
**6. Concernant notre maintien dans le logement après le 31 janvier 2027**
J'ai bien relu le courrier recommandé et il nous est demandé de quitter le logement au plus tard le 31 janvier 2027.
Je voudrais également savoir si mon propriétaire doit engager une procédure judiciaire pour obtenir notre expulsion si nous ne parvenons pas à trouver un autre logement à temps.
Je ne cherche pas à rester dans le logement sans respecter la loi. Je souhaite simplement faire valoir mes droits et éviter de me retrouver contrainte de quitter notre domicile alors que le congé pourrait être contestable.
**7. Concernant ma grossesse, notre enfant et nos recherches de relogement**
Notre situation est d'autant plus préoccupante que je suis enceinte, que nous avons un enfant et que nous rencontrons des difficultés financières liées à l'absence d'indemnisation de mon conjoint.
Nous recherchons une solution de relogement, mais trouver un logement adapté à notre situation familiale dans un délai aussi court est particulièrement difficile.
Je souhaiterais savoir si ces circonstances peuvent être prises en considération par un juge, notamment pour obtenir des délais supplémentaires si cela s'avère nécessaire.
Je suis très inquiète face à l'accumulation de ces difficultés et à la pression que je ressens de la part de mon propriétaire.
Pour toutes ces raisons, je souhaiterais obtenir votre avis sur les points suivants :
- Le loyer impayé d'octobre, lié au retard d'indemnisation de mon conjoint après son accident du travail, peut-il être apprécié différemment par un juge au regard de notre bonne foi et de notre situation ?
- Le fait que mon propriétaire affirme que le recommandé lui a été retourné alors que je l'ai bien réceptionné et signé a-t-il une incidence sur la validité du congé ?
- Les visites répétées sans rendez-vous, les appels téléphoniques, les SMS insistants et les courriels reçus peuvent-ils être pris en compte dans le cadre d'un éventuel litige ?
- Les propos de mon propriétaire concernant nos animaux et notre situation familiale peuvent-ils contribuer à démontrer que les motifs du congé doivent être examinés avec attention ?
- Quels sont mes recours si je souhaite contester ce congé et rester dans le logement le temps qu'un juge se prononce ?
- Enfin, quels délais pourrais-je éventuellement solliciter si nous ne parvenons pas à retrouver un logement adapté avant le 31 janvier 2027 ?
Je souhaite avant tout agir dans le respect de la loi, protéger ma famille et trouver une solution adaptée à notre situation. Je suis prête à fournir les courriels, les SMS, les justificatifs de paiement, les documents relatifs à l'accident du travail de mon conjoint et les éléments concernant les visites à notre domicile.
Je vous remercie par avance pour votre aide et pour les éclaircissements que vous pourrez m'apporter.
Bien cordialement,