En principe, si vous inventez quelque chose, vous êtes titulaire de l’ensemble des droits sur cette invention, cependant il existe une exception légale concernant les inventions des salariés.
En effet, la loi a prévu un régime spécifique pour les inventions développées au sein d’une entreprise par l’un de ses salariés. Selon la situation, les droits de l’invention peuvent revenir à votre employeur ou à vous.
Il existe trois régimes différents selon la situation :
- les inventions de mission,
- les inventions hors mission :
- attribuables,
- non attribuables.
Si vous réalisez une invention au sein de votre entreprise, sachez qu’il faudra bien déterminer dans quel cadre vous êtes puisque les trois distinctions ont des conséquences au niveau de vos droits de propriété sur l’invention et de votre contrepartie financière.
Le droit de propriété de l’invention doit être déterminé afin de savoir qui doit déposer le brevet. Si votre employeur dispose de ce droit, vous aurez le droit à une contrepartie financière.
Dès que vous réalisez une invention, vous devez la déclarer à votre employeur qui déterminera les droits sur l’invention. Si vous êtes plusieurs inventeurs, vous pourrez faire une déclaration conjointe.
Cette déclaration doit contenir toutes les informations en votre possession et être faite par lettre recommandée avec accusé de réception ou transmise à votre employeur par l’intermédiaire de l’Institut national de la propriété intellectuelle.
Votre employeur dispose alors d’un délai de 2 mois à compter de la déclaration d’invention pour se prononcer sur le classement proposé par le salarié. A défaut, le classement est accepté.
Le classement est la catégorie de l’invention : invention de mission, invention hors mission attribuable ou non attribuable.
A noter : Une convention collective ou un contrat peut prévoir des règles différentes, mais seulement si elles sont plus favorables pour le salarié.
En cas de désaccord avec le classement de l’invention, vous pouvez saisir la Commission nationale des inventions de salariés (CNIS).
Si vous ne respectez pas ce formaliste, vous risquez de devoir des dommages et intérêts à votre employeur.

