Depuis l'adoption de la loi SRU le 13 décembre 2000, certaines communes sont tenues de disposer d'un nombre minimal de logements sociaux.
Les communes de plus de 3 500 habitants (ou 1 500 dans l'unité urbaine parisienne) appartenant à des agglomérations de plus de 50 000 habitants sont ainsi contraintes de comporter au moins 25 % de logements sociaux (20 % dans les zones moins tendues). En dehors de ces territoires, les communes de plus de 15 000 habitants avec une croissance démographique de plus de 5 % doivent également offrir 20 % de logements sociaux(L. 302-5 du code de la construction et de l'habitat).
Lorsqu'une commune ne respecte pas ce minimum légal, le préfet compétent peut prendre un arrêté de carence et peut à ce titre, dans les secteurs qu'il détermine, se substituer au maire pour délivrer les autorisations d'utilisation et d'occupation du sol pour les constructions et aménagements à usage de logements. Dans ce cadre et sauf dérogation décidée par le préfet, dans les communes faisant l'objet d'un tel arrêté, toute opération de construction d'immeubles collectifs de plus de douze logements ou de plus de 800 m² de surface de plancher, doit comprendre, sans compter les logements financés avec un prêt locatif social, au moins 30 % de logement locatifs sociaux parmi les logements familiaux (L. 111-24 du code de l'urbanisme, issue de la loi n° 2013-61 du 18 janvier 2013)
