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Fiche pratique rédigée par Maître Aurore KAYEMBE
Maître KAYEMBE

Est-ce bientôt la fin de la rupture conventionnelle ?

Travail / Rupture conventionnelle / Par Maître KAYEMBE, Avocat, Publié le 26/09/2025 à 12h50
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Dispositif créé par l'accord national interprofessionnel de 2008 et introduit dans le Code du travail en 2008, la rupture conventionnelle permet à un salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) et à son employeur de convenir d'une rupture définitive du contrat de travail d'un commun accord.

Ce mécanisme, situé à mi-chemin entre la démission et le licenciement, est aujourd'hui bien ancré dans la pratique. Pourtant, les récentes annonces gouvernementales sur la nécessité de réduire les dépenses publiques ont relancé le débat sur son coût pour l'assurance-chômage.

Plusieurs pistes de réforme ont été évoquées par l'exécutif, sans qu'aucun texte n'ait été adopté à la date du 25 septembre 2025. Cet article propose de faire le point sur le régime juridique actuel de la rupture conventionnelle et sur les perspectives d'évolution évoquées dans le contexte des réformes à venir.

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Travail : relation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalité : titre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Pénal : victime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige administratif : contester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAF : litige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

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Particulier employeur

Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié. Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.

Administration publique

Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".

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Licenciement économique

Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation. Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.

Licenciement pour motif personnel

Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire. Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.

Licenciement pour faute

Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat. Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.

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Faute simple

Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise. Exemple : un manquement répété aux consignes.

Faute grave

Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis. Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.

Faute lourde

Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur. Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.

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I. Ce que cache vraiment la rupture conventionnelle : cadre juridique et enjeux pratiques

Si aucune réforme n'est actuellement actée, plusieurs signaux laissent entrevoir une possible évolution du régime des ruptures conventionnelles. Le Gouvernement a exprimé, au cours de l'été 2025, sa volonté de mieux encadrer les dispositifs coûteux pour les finances publiques. Le dispositif de rupture conventionnelle, qui ouvre droit à l'indemnisation par l'assurance-chômage tout en permettant un accord amiable entre les parties, est dans le viseur.

Certaines pratiques ont été pointées, notamment l'utilisation de la rupture conventionnelle dans des contextes de préconflit (congé maladie, inaptitude, etc.), ou comme moyen d'éviter un licenciement économique. Le coût global du dispositif, conjugué à une baisse des recettes de l'UNéDIC, a conduit certains experts à suggérer une remise en question de son régime actuel. Parmi les pistes évoquées figurent : la hausse du forfait social, la limitation des cas d'accès à la rupture, voire une suppression pure et simple pour les salariés seniors ou les petites entreprises.

Pour l'instant, ces discussions relèvent du stade de la réflexion. Il est toutefois conseillé aux employeurs comme aux salariés de se tenir informés des éventuelles annonces législatives ou réglementaires. Dans un contexte de recherche d'économies budgétaires, la révision des mécanismes de sortie amiable du contrat de travail pourrait faire partie des ajustements envisagés par les pouvoirs publics.

II. Rupture conventionnelle : un luxe que l'Etat ne pourra bientôt plus se permettre ?

Si aucune réforme n'est actuellement actée, plusieurs signaux laissent entrevoir une possible évolution du régime des ruptures conventionnelles. Le Gouvernement a exprimé, au cours de l'été 2025, sa volonté de mieux encadrer les dispositifs coûteux pour les finances publiques. Le dispositif de rupture conventionnelle, qui ouvre droit à l'indemnisation par l'assurance-chômage tout en permettant un accord amiable entre les parties, est dans le viseur.

Certaines pratiques ont été pointées, notamment l'utilisation de la rupture conventionnelle dans des contextes de préconflit (congé maladie, inaptitude, etc.), ou comme moyen d'éviter un licenciement économique. Le coût global du dispositif, conjugué à une baisse des recettes de l'UNéDIC, a conduit certains experts à suggérer une remise en question de son régime actuel. Parmi les pistes évoquées figurent : la hausse du forfait social, la limitation des cas d'accès à la rupture, voire une suppression pure et simple pour les salariés seniors ou les petites entreprises.

Pour l'instant, ces discussions relèvent du stade de la réflexion. Il est toutefois conseillé aux employeurs comme aux salariés de se tenir informés des éventuelles annonces législatives ou réglementaires. Dans un contexte de recherche d'économies budgétaires, la révision des mécanismes de sortie amiable du contrat de travail pourrait faire partie des ajustements envisagés par les pouvoirs publics.

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