L'apport en nature est traditionnellement rémunéré par l'émission d'actions de la société bénéficiaire de l'apport. Toutefois, la pratique admet désormais qu'un apport puisse être rémunéré par des valeurs mobilières donnant accès au capital, telles que des BSA, ABSA ou obligations convertibles.
Cette possibilité soulève néanmoins plusieurs questions juridiques, notamment quant aux rapports devant être établis dans le cadre de l'opération.
Si le Code de commerce ne prévoit pas expressément cette hypothèse, la doctrine majoritaire et la jurisprudence récente considèrent qu'un apport en nature peut valablement être rémunéré par des titres donnant accès au capital de manière différée.
Ce mécanisme implique toutefois une vigilance particulière en raison du risque potentiel de dilution pour les actionnaires existants.

