Chargement en cours

Attention vous n'êtes pas connecté à internet.
Avant d'accéder à Alexia.fr

Nous utilisons des cookies et autres technologies pour :

  • Vous offrir les fonctionnalités essentielles
  • Analyser l'audience et les performances

Si vous cliquez sur « Tout accepter », nous et nos partenaires, dont Google, utiliserons également des cookies et autres technologies, notamment pour :

  • Personnaliser les annonces
  • Mesurer et améliorer l'efficacité des annonces

Vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser vos choix à tout moment via le lien « Gérer les cookies » disponible en bas de toutes les pages.

Plus d'informations : Confidentialité · CGU · Infos sur les cookies · Traitement de vos données par Google

Paramétrer les cookies
Nécessaire (non modifiable)

Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.

Fonctionnel

Les cookies et traceurs fonctionnels servent à vous rendre un service que vous demandez, sans mesurer votre navigation ni alimenter de publicité. Ils sont actifs par défaut ; les refuser désactive la messagerie d'assistance, le reste du site continue de fonctionner.

Liste des traceurs fonctionnels utilisés :

Nom : crisp-client* | crisp-loader (stockage local du navigateur, et non cookies)

Objet : Crisp fait fonctionner la messagerie d'assistance de votre demande de devis. Le traceur conserve votre conversation d'une page à l'autre et rattache vos messages à votre dossier, afin que vous n'ayez pas à tout réexpliquer.

Information complémentaire : Le chargement de la messagerie contacte client.crisp.chat et client.relay.crisp.chat. Aucune donnée n'est utilisée à des fins publicitaires.

Période de stockage : Jusqu'à effacement des données de navigation

Marketing

Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.

Liste des cookies marketing utilisés :

Google AnalyticsEn savoir plus

Nom : _gat* | __utm* | _ga* | _gid

Objet : Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.

Information complémentaire : Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur.

Période de stockage : Maximum 12 mois

Google Tag ManagerEn savoir plus

Nom : _dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*

Objet : Avec Google Tag Manager, nous pouvons placer et gérer d'autres cookies sur le site web.

Période de stockage : Maximum 12 mois

Google AdsEn savoir plus

Nom : _dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*

Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.

Période de stockage : Maximum 3 mois

Nom : MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid

Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.

Période de stockage : Maximum 3 mois

Nom : _fbp* | _fbc*

Objet : Ces cookies permettent d'afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), de mesurer l'efficacité de nos campagnes Facebook et d'analyser le fonctionnement du site.

Période de stockage : Maximum 3 mois

TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).ImmobilierAchat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.Permis de conduireMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.Droit des étrangersTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).Famille & PersonnesGarde d'enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).AdministratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.FiscalOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités). Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).FiliationReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.Dommage corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.Banque et créditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).Changement d'état civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.CommercialContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.SantéErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.Sécurité socialeLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.RuralAchat, vente ou transmission d'exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.Nouvelles technologiesSaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.Associations et fondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

La notion d'employeur dans les groupes de sociétés.

L'internationalisation des échanges et le développement des comportements concurrentiels a incité ces dernières années les entreprises à se regrouper sous la forme de groupe.

Le groupe de sociétés permet ainsi à chacune de ses composantes, c'est-à-dire à chacune des sociétés qui le constituent, de disposer et de jouir de l'aura dégagée par le groupe.

L'un des objectifs des sociétés qui décident ainsi de se regrouper est de mettre en commun une image et une réputation.

À ce titre, elles partagent souvent le même logo.

Pour autant, le droit des sociétés est très clair sur la question : le groupe de sociétés est une notion économique, il n'est pas doté de la personnalité morale et n'est donc pas lui-même un sujet de droit.

Par conséquent, les sociétés membres du groupe sont des personnes morales distinctes, dotées de l'autonomie juridique dans le cadre de l'exercice de leur activité.

Trouvez votre avocat en droit du travail

Gratuit et sans engagement
Pour quel type de problème juridique avez-vous besoin d'un avocat ?
TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalitéTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige administratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAFLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

Litiges entre professionnelsContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.

Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.

La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.

Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.

Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).

Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.

SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Préjudice corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.

Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.

Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.

Etat civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.

Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).

La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).

AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.

Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.

Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.

ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).

Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).

Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.

DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).

Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).

Permis/infraction routièreMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.

Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.

Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).

Banque / CréditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.

Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.

Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.

SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

Immobilier/terrain Achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Santé / MédicalErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.

Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).

Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).

Famille / EnfantsGarde d’enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.

Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.

Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.

FiscalitéOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités).

Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).

Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.

Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Filiation / AdoptionReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.

Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).

Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.

Associations / FondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).

Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).

Numérique/Internet SaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.

Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.

Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.

Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).

Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.

Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.

TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.

Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.

Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.

Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.

Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).

Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.

UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.

Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.

Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).

InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).

Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).

Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.

SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.

Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.

Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.

Agricole / RuralAchat, vente ou transmission d’exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.

Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.

Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.

EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.

Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.

Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.

Ce champ est requis
Continuer

Ce principe d'autonomie est rappelé par une jurisprudence constante :

"Les cocontractants de l'une des sociétés d'un groupe n'ont aucun lien avec les autres sociétés de ce groupe".

Voir en ce sens : Cass. Com. 18 octobre 1994 n° 92-21.199

Prenons un exemple : des entreprises de travail temporaire implantées dans différents pays de la communauté européenne peuvent décider de se regrouper sous la bannière d'un même logo.

Pour autant, les entreprises appartenant à ce groupe, mais implantées en France seront distinctes des entreprises appartenant au même groupe et implantées au Luxembourg ou en Pologne.

Toutes feront partie du même groupe et pourront se prévaloir de sa réputation, mais chacune sera distincte et n'aura donc pas à répondre des obligations qui pèseront sur les autres.

L'union fait donc la force... pour le meilleur et jamais pour le pire.

Chacune des sociétés aura donc ses propres salariés.

Ainsi, les salariés recrutés par la société du groupe implantée en France restent ses seuls salariés et ne sont en rien contractuellement liés à la société du groupe implantée en Pologne.

De la même façon, les salariés recrutés par la société du groupe implantée en Pologne ne sont en rien liés à la société du groupe implantée en France.

Cette distinction prend tout son relief dans le cadre des litiges qui s'ouvrent devant le conseil des prud'hommes.

Nous n'avons pas pris l'exemple des entreprises de travail intérimaire pour rien, car de plus en plus d'entreprises de travail temporaire constituées sous la forme de groupe se trouvent poursuivies devant le conseil des prud'hommes pour des questions qui relèvent de la responsabilité d'une autre société du groupe implantée à l'étranger.

Exemple :

Soit un groupe de sociétés dont l'appellation serait X.

Ce groupe de sociétés est constitué d'entreprises de travail temporaire implantées en Pologne et d'autres en France.

Si la société polonaise recrute en Pologne des travailleurs polonais pour les faire travailler en France, le télescopage entre les règles de droit polonais et les règles du droit français sera inévitable.

Le travailleur intérimaire polonais qui aura ainsi travaillé en France pourrait songer à saisir le conseil des prud'hommes en France s'il conteste le motif pour lequel il a été mis fin à son contrat de travail intérimaire ou si, plus généralement, il estime n'avoir pas bénéficié de l'ensemble des droits qui sont accordés aux travailleurs en France.

Dans ce cas, et comme à chaque fois qu'un problème de droit international privé se pose, la procédure sera tournée contre la société implantée en France alors que celle implantée à l'étranger ne sera pas inquiétée.

Ce revers procédural s'explique dans la mesure où il est plus rapide d'intenter en France un procès à une entreprise implantée en France que de le faire contre l'entreprise implantée à l'étranger.

Rajoutons à cela que l'envergure financière de nos entreprises françaises est parfois plus alléchante que celles implantées en Pologne (ceci pour rester dans l'exemple).

On imagine sans surprise l'incompréhension totale du chef d'entreprise français lorsqu'il reçoit une convocation du conseil des prud'hommes pour un travailleur qu'il n'a pas recruté et qu'il ne connaît pas.

Il importe alors de connaître les règles exactes permettant de déterminer avec précision l'employeur réel, c'est-à-dire celui qui est tenu d'assumer les conséquences sociales et financières des contrats de travail qu'il fait signer et des modalités de rupture qu'il utilise.

On parle ainsi du principe d'autonomie en droit international privé du travail dont la jurisprudence a dressé les contours.

Celle-ci rappelle que :

- La seule circonstance qu'une société appartienne à un groupe de sociétés ne suffit pas à lui donner la qualité d'employeur ;

- L'absence de qualité d'employeur se déduit notamment de l'absence de relations contractuelles entre le salarié et la société ;

- A seule la qualité d'employeur la personne morale qui a conclu le contrat de travail, qui paye les salaires, donne des instructions et exerce un pouvoir de direction.

a) La seule circonstance qu'une société appartienne à un groupe de sociétés ne suffit pas à lui donner la qualité d'employeur.

Ce principe est rappelé par la chambre sociale de la Cour de Cassation.

Voir en ce sens : Cass. Com. 19.05.2009, David / As Conseil, pourvois n° 07-41.780.

"mais attendu que la seule circonstance que la société employeur fasse partie d'un groupe de sociétés ne suffit pas à conférer à ce dernier la qualité d'employeur".

De la même façon :

Cour d'Appel de Paris, 21 janvier 2003, BRUNEAU / VAN PELT LUMMEN.

"Un salarié ne peut invoquer l'existence d'un lien de subordination juridique avec les sociétés du groupe, la seule appartenance à un groupe de sociétés ne faisant pas de ces dernières des employeurs multiples".

Ou encore:

Cour d'Appel Aix En Provence, 24 juin 1997, MOUSSY / STE PARIS MEDITERRANEE.

" Les sociétés qui constituent en l'espèce un groupe, en raison de leur direction commune, d'une activité commerciale commune ainsi que de la possibilité de procéder à des mouvements de personnel, ne sauraient être mises en cause par le salarié que l'une d'elles a licencié..."

La seule appartenance à un groupe de sociétés ne suffit donc pas à conférer la qualité d'employeur.

b) Le défaut de qualité d'employeur se déduit notamment de l'absence de relations contractuelles entre le salarié et la société attaquée.

Dans l'exemple précité, le contrat de travail a été signé en Pologne entre le travailleur intérimaire et la société de travail temporaire implantée en Pologne.

A aucun moment la société de travail temporaire implantée en France n'est intervenue dans la conclusion de ce contrat de travail.

Il n'existe donc aucune adéquation juridique entre ces deux personnes morales qui recrutent chacune leurs propres salariés et leurs propres intérimaires.

L'absence de toute relation contractuelle entre le salarié et la société de travail temporaire implantée en France exclut que soit conférée à cette dernière la qualité d'employeur.

Ce principe est également rappelé par une jurisprudence constante.

Ainsi : Cour d'Appel de PARIS, 05 Octobre 2006.

De la même façon :

Cass. Com. 22 Octobre 2008, BOUAD / Ste Accor, Sté Goldtur Hoteis E Turismo, Sté Hotel Coralia Saint Raphael, Sté Hotel de Porticcio.

"Mais attendu que la Cour d'Appel...a constaté que la salariée n'avait eu aucune relation avec la Société Acco; qu'elle a retenu que les trois sociétés avec lesquelles l'intéressée avait conclu successivement un contrat de travail étaient des entités autonomes, distinctes les unes des autres et qu'il existait seulement au sein de ce groupe, ensemble économique et financier, une culture de groupe se traduisant par des avantages et facilités.."

La Cour de Cassation rejette ainsi le moyen développé par la salariée qui voulait se voir reconnaitre la qualité de salarié de toutes les sociétés du groupe.

La société de travail temporaire implantée en France n'ayant strictement aucune relation de quelque nature que ce soit avec le travailleur intérimaire, elle n'est donc pas son employeur.

c) A seul la qualité d'employeur au sein d'un groupe de sociétés, celle qui a conclu le contrat de travail, qui paye le salaire, donne des instructions et exerce un pouvoir de direction.

Toujours dans l'exemple qui nous sert de base, la société implantée en France n'a ni conclu le contrat de travail, ni payé les salaires, ni exercé le moindre pouvoir de direction.

Or, ces attributs sont des éléments substantiels à la qualité d'employeur.

La jurisprudence est très claire sur la question : la société appartenant à un groupe de sociétés, mais qui n'exerce aucun de ces attributs ne peut être considérée comme employeur.

Voir : Cour d'Appel d'Angers, 6 septembre 2005, S.A. BOIS DU NORD FRANCE / JOUSSAUME:

" A la qualité d'employeur celui qui a conclu le contrat, qui pait le salaire et qui donne des instructions. Or, le contrat de travail a été conclu par la société B international, société qui émettait les bulletins de salaire et réglait le salaire par chèque. De plus, le salarié recevait ses instructions et a été licencié par un employé de la société B international, les bulletins de salaire de celui-ci permettant de vérifier qu'il ne pouvait pas être également salarié de la société B France".

Voir également : Cour de Cassation Chambre Sociale, 16 juin 2004, GASTINGER / Société d'éditions Ouest-France, Société Anonyme et Autres:

" mais attendu qu'après avoir constaté que les sociétés Ouest-France, SGE et le Marin appartenaient au même groupe de sociétés, que M. X avait été engagé par la SGE, laquelle lui versait ses salaires et l'avait chargé de la prospection et annonce publicitaire pour le compte du journal, que les courriers étaient adressés à la SGE laquelle avait procédé au licenciement, la Cour d'Appel en a exactement déduit que la société Ouest-France devait être mise hors de cause".

Dans le même sens :

Cour d'Appel Aix En Provence, 24 juin 1997, MOUSSY / STE PARIS MEDITERRANEE.

"le salarié ne peut invoquer l'existence d'une unité économique et sociale dans la mesure où, tout en ayant des dirigeants et des activités semblables, les sociétés n'exercent pas leurs activités dans des conditions identiques.

En outre, le salarié ne rapporte pas la preuve qu'elles exerçaient conjointement à son égard un pouvoir de direction, seul de nature à leur conférer la qualité d'employeur commun".

Enfin, Cour d'Appel d'Orléans, 17 octobre 1991, SARL CDII / CACLIN :

"en présence de plusieurs sociétés, l'employeur du salarié est la société qui l'a embauché".

La société implantée en France n'a donc pas la qualité d'employeur.

d) Sur une circonstance particulière.

Ici résideun piège dans lequel certains dirigeants tombent de plein pied.

En effet, le regroupement de diverses sociétés implique parfois une aide ponctuelle entre ces différentes personnes morales.

La question de la nature de cette aide s'est donc posée récemment devant le conseil des prud'hommes de Metz qui en a fait, c'est le moins que l'on puisse dire, une interprétation tout à fait partisane.

Dans l'exemple qui nous sert de base, des salariés polonais avaient été recrutés par une entreprise de travail temporaire en Pologne pour aller travailler sur des chantiers en France.

Le contrat de travail a été signé en Pologne, en langue polonaise et les salaires ont été versés par l'entreprise de travail temporaire polonaise.

La situation semblait donc on ne peut plus simple et le chemin particulièrement balisé par la jurisprudence.

Cependant, un élément est venu perturber cette apparente stabilité juridique : l'entreprise du même groupe implanté en France avait donné à ses salariés polonais un montant de 100 ? lors de leur arrivée en France afin de leur permettre d'effectuer quelques achats.

Il ne s'agissait pourtant pas d'un acompte sur salaire, mais d'un coup de pouce que l'entreprise française a donné dans l'urgence à l'entreprise polonaise afin que ses salariés intérimaires ne débarquent pas en France sans le sou.

Les montants ainsi payés à ces salariés ont été refacturés par l'entreprise française à l'entreprise polonaise, laquelle a donc procédé à leur remboursement.

La belle aubaine pour ses salariés polonais qui en ont ainsi tiré la conclusion que l'entreprise française était leur employeur au même titre que l'entreprise polonaise et ont saisi le conseil des prud'hommes pour contester la rupture de leur contrat de travail.

Le conseil des prud'hommes de Metz en a tiré la conséquence que l'entreprise française devait être condamnée solidairement avec l'entreprise polonaise aux dommages et intérêts réclamés par les salariés polonais.

Il faut le faire !

Ignorant totalement la jurisprudence pourtant claire sur cette question, les conseillers prud'homaux redéfinissent la notion d'employeur sur la base d'éléments extrêmement friables.

Pourtant là encore, la jurisprudence venait en aide à la réflexion puisqu'ayant déjà eu à connaître de problèmes identiques, celle-ci avait pu décider que l'intervention d'une société du groupe dans la gestion de carrière d'un salarié ne suffisait pas à lui conférer la qualité d'employeur.

La Cour de Cassation l'a pourtant exprimé très clairement :

"ayant constaté que le salarié avait travaillé exclusivement...jusqu'à son licenciement pour une seule société du même groupe, la cour d'appel a pu décider que cette société était son employeur, bien qu'une autre société du groupe soit intervenue dans la gestion de carrière de l'intéressé".

La motivation retenue par le Conseil des Prud'hommes est d'ailleurs assez stupéfiante puisqu'elle est ainsi libellée :

" attendu qu'une seule société n'est pas contrainte de réunir l'ensemble des éléments substantiels à la qualité d'employeur, qu'il existe fréquemment en pratique la mise en commun d'un certain nombre de moyens humains sans formalisation conduisant à dégager la notion d'employeur conjoint".

Cela ne veut strictement rien dire !

De surcroît, le conseil des prud'hommes a qualifié ce paiement partiel et ponctuel "d'acompte sur salaire" alors que ce paiement a été remboursé par la société polonaise à la société française.

Mais il y a mieux : la société polonaise qui établissait et payait les salaires n'a au final pas déduit du salaire le montant ainsi donné à ses salariés à leur arrivée en France, sans doute pour une question d'erreur de comptabilité.

Les salariés ont donc reçu de la société polonaise l'intégralité de leur salaire et ont conservé pour eux le paiement partiel et ponctuel qu'il avait reçu à leur arrivée en France.

On comprend donc mal en quoi un règlement non déduit de la fiche de paye peut-être qualifié d'acompte sur salaire !!!

Le conseil des prud'hommes de Metz s'est bien gardé de répondre à cette question et on comprend presque pourquoi...

Quoi qu'il en soit, cette entraide donnée entre sociétés du même groupe met extrêmement mal à l'aise dans la mesure où les conclusions que peuvent en tirer certaines juridictions inciteront ces mêmes sociétés à se refuser dorénavant toute entraide.

On se demande alors ce qu'il adviendra de la notion de groupe...

La question a été soumise à la cour d'appel de Metz, laquelle a très logiquement infirmé le jugement rendu dans le sens déjà dégagé par la jurisprudence actuelle.

Voir ainsi CA METZ 25.02.2014 :

"Le seul fait que l'intimé ait percu un acompte sur salaire versé par la SA XXX est insuffisant à rapporter la preuve d'une confusion d'activité, d'intérêt ou de direction et le jugement rendu en premiere instnce sera donc infirmé en tant qu'il a considéré la société XXX et la société etrangere comme étant les co-employeurs du salaraié"

Les mouvements humains conduisent les individus à passer d'un état à l'autre pour trouver du travail.

Cela est encore plus vrai au sein d'une communauté qui a aboli toutes frontières entre ses membres.

Pour autant, la disparition des frontières n'a pas mis un terme aux droits nationaux.

Le droit français se révèle bien différent du droit polonais et d'éventuels salariés intérimaires peuvent ainsi songer à jouer avec des artifices d'ordres procéduraux pour obtenir des décisions qui leur soient favorables au grand dam d'employeurs avec qui ils n'ont jamais été en relation.

Il importe donc de rappeler que le code de procédure civile est extrêmement clair sur la manière de conduire un procès et que comme son nom l'indique, il détaille la manière dont il faut procéder.

Les tribunaux veillent tous, ou presque, au respect de ces règles.

Il appartient donc à celui qui saisi un tribunal de se demander non seulement s'il a raison, mais avant tout, il devra se demander qui est son véritable adversaire.

On sait que les apparences sont parfois, hélas, plus importantes que la réalité, mais les juridictions rappellent que l'on ne peut jongler avec celles-ci face à celle-là.

La notion d'employeur dans un groupe de sociétés doit donc rester ce qu'elle est aujourd'hui.

Une question en droit du travail ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%
de réponse
Aller plus loin
- je suis en c.d.i. dans l’entreprise x, qui est mon employeur depuis 2019. - en 2021, je passe cadre et l’entreprise x réalise un avenant à mon contrat de travail...
En matière de licenciement économique, il est constant que les difficultés invoquées par l'employeur doivent être réelles et sérieuses pour constituer un motif économique...