Trouvez votre avocat
Comment fonctionne le site Alexia.fr ?
Vous êtes avocat ?
Inscription gratuite
Fermer X
Alexia.fr

Convention de rupture conventionnelle : quelles sont les règles à respecter ?

Travail / Par Alexia.fr , Publié le 11/01/2018 à 16h53
partages
Partager
Twitter
Partager

Un écrit

Lorsque les parties se sont mises d'accord sur le principe de la rupture, il leur appartient de formaliser leur accord dans un écrit dont la loi fixe le contenu.
La rupture conventionnelle résulte, selon le Code du travail, « d'une convention signée par les parties au contrat » (article L. 1237-11, alinéa 3).
Aucune autre précision n'est apportée par la loi quant à cette exigence.

A noter

L’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008 (art. 12) prévoit quant à lui le recours à un formulaire type reprenant les trois étapes du processus de conclusion de la convention de rupture : première discussion entre les parties, signature de la convention et homologation par le directeur départemental du travail (ANI 11 janv. 2008, art. 12).

Contenu de l'accord

La convention de rupture doit définir «les conditions de celle-ci» (art. L. 1237-13).
- fixer la date de la rupture,
- mentionner le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle.
Cette indemnité ne peut être inférieure à l'indemnité de licenciement.

L'indemnité est due quelle que soit l'ancienneté du salarié.
L'indemnité de rupture conventionnelle ne sera pas imposable pour les sommes qui n'excèderont pas soit le montant de l'indemnité conventionnelle ou légale de licenciement, soit le plus haut des deux seuils suivants :


- deux fois la rémunération annuelle brute perçue par le salarié dans l'année civile précédant le licenciement (dans la limite de 235 368 € pour les indemnités encaissées en 2017),
- ou 50 % du montant de l'indemnité conventionnelle, le tout dans la limite de 235 368 € pour les indemnités encaissées en 2017.

Le régime fiscal de l'indemnité de rupture conventionnelle est donc calqué sur celui de l'indemnité de mise à la retraite étant précisé que l'exonération ne jouera que si le salarié n'est pas en droit de bénéficier d'une pension de retraite d'un régime légalement obligatoire.

Attention !

La rupture ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l'homologation (art. L. 1237-13 du Code du travail).

Bon à savoir

Le législateur a cherché à rendre financièrement attractive la rupture conventionnelle en la faisant échapper pour partie à l'impôt et aux cotisations de sécurité sociale.

Cette indemnité bénéficie des mêmes exonérations fiscales et sociales que l’indemnité de licenciement, sauf si le salarié a atteint l’âge de la retraite (le régime fiscal et social est alors celui des départs en retraite).

Droit de rétractation

A compter de la signature de la convention de rupture du contrat de travail par les deux parties, « chacune d'entre elles dispose d'un délai de quinze jours calendaires pour exercer son droit de rétractation. Ce droit est exercé sous la forme d'une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l'autre partie » (art. L. 1237-13, al. 3).

Une question en droit du travail ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%de réponse
A voir également
26 mars 2018 ... Pour être valablement conclu, l'accord collectif doit en principe être signé par une ...
24 janv. 2018 ... Les règles de signature dépendent de la partie salariale en charge de la négociation....
23 janv. 2018 ... Une convention collective de travail est un accord conclu après une négociation passée...
Une question en droit du travail ?
Les avocats vous répondent gratuitement
Posez votre question

Questions résolues

Durant l'été j'ai été en arrêt maladie durant ma période de congé (2ème et 3ème semaine de congé et opéré dès...
Résolue par Maître LELEU
Je me suis fais opéré du genou ménisque après un at j'ai eu un contrôle du médecin de la cpam qui me dit ok pour la...
Résolue par Maître NABET
L'employeur peut-il remettre la lettre de convocation à sanctions à son employé en main propre ? ...
Résolue par Maître NABET

Avocats les plus actifs
en droit du travail

1
Maître Isabelle MAYADOUX
Maître Isabelle MAYADOUX
52 problèmes résolus
2
Maître Robin Nabet
Maître Robin Nabet
39 problèmes résolus
3
Maître Denis JANIN
Maître Denis JANIN
9 problèmes résolus
4
Maître myriam berliner
Maître myriam berliner
9 problèmes résolus
5
Maître Ariel DAHAN
Maître Ariel DAHAN
8 problèmes résolus