Depuis le 1er janvier 2017, est en vigueur, le divorce par consentement mutuel sans juge établi par acte sous signature privée contresigné
par avocats et déposé au rang des minutes d'un notaire.
L'article 229-1, alinéa 1er du Code civil précise que : " Lorsque les époux s'entendent sur la rupture du mariage et ses effets, ils constatent, assistés chacun par un avocat, leur accord dans une convention de divorce prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par leurs avocats et établi dans les conditions prévues à l'article 1374 ?".
Ce nouveau cas de divorce par consentement mutuel déjudiciarisé est de nature purement conventionnelle et le législateur n'a prévu aucun mécanisme équivalent à l'homologation qui était opérée par le juge avec l'ancienne réforme du divorce.
La convention de divorce par consentement mutuel sous signature privée contresignée par avocat tel que prévu par les dispositions de l'article 229-1 du code civil, incluant l'état liquidatif notarié portant règlement complet des intérêts patrimoniaux des époux doit s'analyser
comme une convention de droit commun et peut être remise en cause par le biais d'une action en nullité.
Notre cabinet a engagé une action en nullité de la convention de divorce par consentement mutuel sans juge devant le tribunal de grande instance de Béziers étant rappelé que ce n'est pas le juge aux affaires familiales qui est compétent s'agissant de l'annulation d'une convention de droit commun.