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SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).ImmobilierAchat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.Permis de conduireMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.Droit des étrangersTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).Famille & PersonnesGarde d'enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).AdministratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.FiscalOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités). Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).FiliationReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.Dommage corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.Banque et créditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).Changement d'état civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.CommercialContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.SantéErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.Sécurité socialeLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.RuralAchat, vente ou transmission d'exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.Nouvelles technologiesSaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.Associations et fondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

Droit de retour et succession

Sujet (Cloturé) initié par Kenkyosamail y a 1 an - 2882 vues
Bonjour,
Je souhaiterais avoir des informations sur le droit de retour, et plus largement la succession, dans un cas particulier.
Une donation de 90000 € en numéraire m'ayant été consentie par ma mère veuve (mon frère, qui a par ailleurs une descendance, a également reçu cette somme par donation au même moment), si je venais à décéder avant ma mère et ma conjointe (nous sommes mariés sous le régime de la communauté légale, sans enfant, et légataire universel l'un de l'autre par testament), cette dernière ayant elle-même (toujours vivants) ses deux parents, un frère et une sœur (cette dernière ayant descendance), la somme ayant aidé à acquérir à nos deux noms un bien immobilier avant mariage (pour un montant approximatif de 470000€, la donation représentant donc une part d'environ 1/5e), quelle serait l'incidence pour ma compagne ? Devrait-elle restituer les 90000 €, ou plus, l'obligeant peut-être à vendre le bien ou à en céder une part ? Et si je décède après ma mère ? Qu'en est-il, dans le sens inverse, me concernant si ma compagne décède avant moi ?
Précisions : 1. ma mère vie dans le bien immobilier à titre gracieux (ne réglant que électricité, eau, téléphone, une partie de la taxe foncière et de la TEOM), 2. à ma connaissance, il n'y a pas de clause de retour conventionnelle, 3. ma compagne n'a jamais reçu de donation.
Merci de vos reponses.

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SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.

Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.

Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.

FiscalitéOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités).

Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).

Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.

Immobilier/terrain Achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).

Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).

PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Etat civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.

Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).

La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).

Filiation / AdoptionReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.

Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).

Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.

Litige administratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

Séjour/nationalitéTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Permis/infraction routièreMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.

Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.

Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).

ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).

Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).

Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.

SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).

Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).

Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.

Santé / MédicalErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.

Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).

Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).

Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.

Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).

Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.

Associations / FondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).

Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).

TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Famille / EnfantsGarde d’enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.

Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.

Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.

Banque / CréditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.

Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.

Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.

Préjudice corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.

Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.

Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.

UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.

Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.

Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAFLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

Litiges entre professionnelsContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.

Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.

La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.

Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Agricole / RuralAchat, vente ou transmission d’exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.

Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.

Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.

Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).

Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.

Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.

TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.

Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.

Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.

SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.

Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.

Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.

EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.

Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.

Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.

Numérique/Internet SaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.

Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.

Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.

Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.

Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).

Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.

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Le père de mon fils ayant reçu un bien immobilier en donation de ses parents, est décédé avant ses parents. le droit de retour sans postérité est mentionné dans
Je n'ai pas d'héritier, et je veux donner l'ensemble de mes biens à ma compagne. mes parents m'ont fait une donation d'un appartement je
J'aimerais savoir si le droit de retour peut se réaliser si il est indiqué ceci sur l'acte de la donation : "les donateurs réservent expressément, chacun en ce qui le
Une question en droit des successions ?
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6 réponses
BELIGHA
Chère madame,

Votre question est très pertinente et touche à des mécanismes complexes du droit des successions, notamment le droit de retour légal et la réserve héréditaire. Analysons les différentes situations que vous exposez :

Contexte de base :

Votre situation matrimoniale : Marié(e) sous le régime de la communauté légale, sans enfant. Vous et votre conjoint(e) êtes légataires universels l'un de l'autre (par testament).

Le bien immobilier : Acquis à vos deux noms avant mariage, il s'agit donc d'un bien indivis pour moitié chacun (50% vous, 50% votre conjoint(e)). La donation de 90 000 € de votre mère a servi à financer votre part de ce bien indivis (représentant 1/5e du prix total, donc une part significative de votre moitié).

La mère : Veuve, vous a fait une donation de 90 000 € en numéraire. Elle vit dans le bien à titre gracieux.

Scénario 1 : Votre décès avant votre mère et votre conjoint(e)

C'est la situation la plus délicate en raison du droit de retour légal des ascendants donateurs.

Le Droit de Retour Légal (Article 738-2 du Code civil) :

Conditions : Ce droit s'applique lorsque le défunt (vous) est décédé sans postérité (sans enfant) et que l'ascendant qui a fait la donation (votre mère) est toujours en vie.

Objet : Il s'applique aux biens que l'ascendant a donnés à son descendant et qui se retrouvent en nature dans la succession. Si les biens ont été aliénés (vendus) ou s'il s'agissait d'une donation en numéraire ayant servi à acquérir un bien (subrogation réelle, comme c'est le cas ici), l'ascendant a droit à la valeur de ces biens (ici, 90 000 €).

Priorité : Ce droit de retour légal opère avant les droits de tout légataire universel (votre conjoint(e)) sur les biens donnés. En d'autres termes, votre mère pourra récupérer la somme de 90 000 € de votre succession avant que votre conjoint(e) ne puisse hériter de l'ensemble.

Incidence sur votre conjoint(e) :

Votre succession inclura, entre autres, votre part du bien immobilier. Les 90 000 € que votre mère a donnés et qui ont servi à acquérir ce bien doivent lui "retourner" en valeur.

Votre conjoint(e) étant légataire universel(le), elle (il) recevra le reste de votre succession après que ces 90 000 € aient été prélevés au profit de votre mère.

Cela pourrait obliger votre conjoint(e) à vendre le bien immobilier ou à trouver les fonds nécessaires pour payer les 90 000 € à votre mère. Votre conjoint(e) conserverait sa propre part du bien (50%), mais devrait "verser" 90 000 € à votre mère, ce qui pourrait être difficile sans liquider votre part de l'immobilier.

La position de votre frère :

Votre frère a également reçu 90 000 €. Cette donation est un fait distinct.

Votre frère n'a aucun droit dans votre succession si vous décédez sans enfant et que votre conjoint(e) est légataire universel(le). Ses droits se manifesteront uniquement dans la succession de votre mère.

Scénario 2 : Votre décès après votre mère

Pas de Droit de Retour Légal :

Si votre mère est déjà décédée au moment de votre propre décès, le droit de retour légal (Article 738-2) ne peut plus s'appliquer, car le donateur n'est plus en vie pour l'exercer.

Incidence sur votre conjoint(e) :

Les 90 000 € (ou la valeur de votre part du bien immobilier qui en est issue) restent intégralement dans votre patrimoine.

Votre conjoint(e), en tant que légataire universel(le), hériterait de la totalité de votre succession, y compris votre part du bien immobilier et la valeur des 90 000 €.

Dans ce cas, votre conjoint(e) n'aurait aucune somme à restituer à qui que ce soit concernant cette donation.

Scénario 3 : Décès de votre conjoint(e) avant vous

Bien Propre de votre conjoint(e) :

Le bien immobilier ayant été acquis "à vos deux noms avant mariage", la part de votre conjoint(e) (50%) est son bien propre.

Succession de votre conjoint(e) :

Votre conjoint(e) est décédé(e) sans enfant.

Vous êtes son légataire universel(le) par testament.

La Réserve Héréditaire des Parents (Article 916 du Code civil) : Si les parents de votre conjoint(e) sont encore en vie au moment de son décès, ils sont des héritiers réservataires. Cela signifie qu'ils ont droit à une part minimale de l'héritage, quelle que soit la volonté de votre conjoint(e) exprimée dans son testament.

Si les deux parents sont vivants, leur réserve est de un quart (1/4) de la succession pour chacun (soit 1/2 au total).

Si un seul parent est vivant, sa réserve est de un quart (1/4) de la succession.

Incidence sur vous :

En tant que légataire universel(le), vous héritez de la part de votre conjoint(e) du bien immobilier (50%).

Cependant, vous seriez tenu(e) de "réduire" votre legs universel pour respecter la réserve héréditaire des parents de votre conjoint(e). Vous devriez leur verser la valeur correspondant à leur part réservataire de la succession de votre conjoint(e).

Cela pourrait vous obliger à vendre la part de votre conjoint(e) du bien immobilier ou à trouver les fonds nécessaires pour indemniser ses parents.

La position du frère et de la sœur de votre conjoint(e) :

Ils ne sont pas des héritiers réservataires en présence des parents ou d'un testament universel vous désignant. Ils n'auraient donc a priori pas de droit dans cette situation.

Précisions importantes :

Occupation de la mère : Le fait que votre mère habite le bien à titre gracieux est un prêt à usage (commodat). C'est un contrat qui donne à votre mère un droit d'occuper le bien, mais cela ne lui confère aucun droit de propriété. Cependant, en cas de vente du bien, il faudrait gérer son départ, ce qui pourrait compliquer la transaction si elle s'y opposait.

Absence de clause de retour conventionnelle : C'est une bonne chose, cela signifie que le droit de retour ne s'applique qu'au strict cadre légal (Article 738-2).

Synthèse des risques pour le bien immobilier :

Si vous décédez en premier (avant votre mère) : Oui, il y a un risque que votre conjoint(e) doive restituer 90 000 € à votre mère, ce qui pourrait l'obliger à vendre la part vous appartenant du bien.

Si votre conjoint(e) décède en premier : Oui, il y a un risque que vous deviez indemniser les parents de votre conjoint(e) pour leur part réservataire sur la moitié du bien qui lui appartenait, ce qui pourrait vous obliger à vendre cette part.

Ces situations complexes méritent une consultation personnalisée avec un notaire ou un avocat spécialisé en droit des successions. Ils pourront analyser votre situation exacte, vérifier les testaments et les actes de donation, et vous proposer des aménagements (par exemple, une donation entre époux plus protectrice, ou d'autres clauses dans un testament) pour sécuriser au maximum le bien immobilier et la situation du conjoint survivant, ou anticiper les éventuelles restitutions.

Merci d'indiquer que j'ai répond à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 1 an
Kenkyosama
Merci beaucoup pour votre exposé détaillé.
Deux choses m'ennuient toutefois :
- Le droit de retour ne semble pas automatique selon diverses sources (notamment quand la donation en numéraire est diluée dans le patrimoine).
- Surtout, le site service-public.fr indique que seul est réservataire le conjoint, en l'absence de descendance dans le couple.
il y a 1 an
BELIGHA
Merci de votre retour et de ces précisions, qui sont très importantes et révèlent la complexité du droit des successions.

Vous avez raison de soulever ces points, car il existe des nuances cruciales.

Vous avez tout à fait raison de souligner que le droit de retour légal n'est pas "automatique" dans tous les cas, surtout avec des donations en numéraire. C'est un point souvent mal compris.

L'article 738-2 du Code civil dispose que ce droit s'applique aux "biens par lui [le défunt] reçus de ses ascendants par donation... et qui se retrouvent en nature dans la succession". Si les biens ont été aliénés, l'ascendant a droit à leur valeur, mais "dans la limite de l'actif successoral".

Pour une donation en numéraire utilisée pour acheter un bien immobilier :

Subrogation réelle : Si l'acte d'acquisition du bien immobilier mentionne expressément que les 90 000 € proviennent de la donation de votre mère et ont servi à financer l'acquisition (c'est ce qu'on appelle la subrogation réelle), alors le droit de retour pourra s'exercer sur la valeur de ce bien, à concurrence de la somme donnée. C'est la situation la plus favorable à l'application du droit de retour.

Dilution dans le patrimoine : Si la donation en numéraire a été versée sur un compte bancaire et s'est diluée parmi d'autres fonds, sans qu'il soit possible de prouver un lien direct avec l'acquisition du bien immobilier (c'est-à-dire sans subrogation réelle clairement établie), alors le droit de retour légal devient beaucoup plus difficile, voire impossible, à exercer. La jurisprudence est stricte sur la preuve de cette "traçabilité" et du maintien du bien en nature ou de sa subrogation.

Conclusion pour votre cas : Si l'acte d'acquisition du bien immobilier ne mentionne pas explicitement que les 90 000 € de la donation ont servi à financer votre part, ou si l'argent a transité sur un compte sans lien évident, le droit de retour de votre mère pourrait être remis en question. Il est essentiel de vérifier comment l'acquisition du bien a été formalisée par rapport à cette donation.

Clarification sur la Réserve Héréditaire du Conjoint Survivant et des Ascendants

C'est un autre point clé où la loi française peut prêter à confusion.

Vous mentionnez que Service-Public.fr indique que "seul est réservataire le conjoint, en l'absence de descendance dans le couple". Cette affirmation est correcte mais incomplète dans le contexte de l'existence d'ascendants (parents) survivants.

Voici la règle de la réserve héréditaire en l'absence de descendance :

Article 916 du Code civil : Cet article dispose que "Les libéralités, par acte entre vifs ou par testament, ne pourront excéder la moitié des biens du disposant, s'il ne laisse, à son décès, que des ascendants dans une seule ligne, ni le tiers, s'il en laisse dans les deux lignes."
Cela signifie que si le défunt (votre conjoint(e) dans le scénario 3) ne laisse pas de descendants mais laisse des parents vivants, ces parents sont des héritiers réservataires. La part réservataire de chaque parent est de 1/4 de la succession. Si les deux parents sont vivants, leur réserve totale est de 1/2.

Article 757-1 du Code civil : Cet article dispose que "Si, à défaut d'enfant ou de descendant du défunt, ses père et mère lui survivent, le conjoint successible recueille la moitié de la succession." (L'autre moitié allant aux père et mère).

Pourquoi la confusion ?

La confusion vient du fait que le conjoint survivant est bien un héritier réservataire en présence d'enfants (il a alors droit à 1/4 en pleine propriété) ou en l'absence d'ascendants et de descendants (il recueille alors toute la succession, sauf volonté contraire du défunt par testament).

Cependant, en l'absence de descendants mais en présence d'ascendants privilégiés (parents), la loi protège également les parents. Le legs universel au profit du conjoint survivant ne peut pas empiéter sur la réserve de ces parents.

Conclusion pour le scénario 3 (décès de votre conjoint(e) avant vous) :
Malgré le testament vous désignant légataire universel(le), si les parents de votre conjoint(e) sont vivants à son décès, ils auront droit à leur part de réserve (1/4 chacun si tous les deux vivants) sur la succession de votre conjoint(e). Votre legs universel devra être réduit à concurrence de cette réserve. Vous seriez donc contraint(e) de leur verser cette part en valeur ou de partager l'indivision si les fonds sont insuffisants.

Récapitulatif et conseils finaux :

Vos remarques sont très pertinentes et montrent les subtilités du droit.

Droit de retour (Scénario 1 - Votre décès avant votre mère) :

Vérifiez l'acte d'acquisition du bien immobilier. Si la subrogation de la donation (les 90 000 €) est expressément mentionnée, le droit de retour de votre mère est très probable. Si non, et si l'argent a été "noyé", l'exercice de ce droit sera très difficile pour elle.

Réserve héréditaire des parents (Scénario 3 - Décès de votre conjoint(e) avant vous) :

Vos parents ne sont pas concernés par cet article pour votre succession. En revanche, les parents de votre conjoint(e) sont bien des héritiers réservataires en l'absence de descendance de leur enfant. Votre statut de légataire universel(le) ne peut pas leur enlever leur part de réserve.

Face à cette complexité, la meilleure démarche est de consulter un notaire ou un avocat spécialisé en droit des successions. Ils pourront analyser :

L'acte de donation de votre mère.

L'acte d'acquisition du bien immobilier.

Vos testaments.

La situation familiale précise de votre conjoint(e) (parents toujours vivants, etc.).

Ils pourront ainsi vous confirmer les risques exacts dans chaque scénario et, si nécessaire, vous proposer des aménagements (par exemple, une "donation entre époux" si votre testament ne suffit pas, ou une modification du testament) pour protéger au mieux le conjoint survivant et éviter d'éventuels conflits.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 1 an
Kenkyosama
Encore merci.
De nouveau désolé d'insister : depuis le 1er janvier 2007 les ascendants ne sont plus, il me semble, réservataires. Raison pour laquelle le droit de retour a été institué.
il y a 1 an
BELIGHA
Vous avez tout à fait raison d'insister et de poser des questions ! C'est en allant au fond des choses qu'on comprend mieux les subtilités du droit. Et vous touchez à un point clé de la réforme de 2007.

Vous avez raison sur le fait que, depuis le 1er janvier 2007, les ascendants ne sont plus des héritiers réservataires de manière générale en présence d'un conjoint survivant.

C'est une modification majeure apportée par la loi du 23 juin 2006 (entrée en vigueur le 1er janvier 2007) qui a réformé le droit des successions. Avant cette loi, les ascendants étaient effectivement des héritiers réservataires (avec une réserve de 1/4 par parent).

Pourquoi le droit de retour légal existe-t-il alors ?

C'est précisément parce que les ascendants ont perdu leur qualité d'héritiers réservataires en présence d'un conjoint survivant que le législateur a souhaité mettre en place des mécanismes pour les protéger, notamment lorsque ce sont eux qui ont transmis des biens à leur enfant décédé sans descendance.

Le droit de retour légal de l'article 738-2 du Code civil est l'un de ces mécanismes de protection. Il a été mis en place pour permettre aux parents (ou à l'un d'eux) de récupérer les biens qu'ils avaient donnés à leur enfant décédé sans laisser lui-même de descendants.

Ce droit de retour légal est une exception au principe selon lequel le conjoint survivant, en l'absence de descendants, hérite de la totalité du patrimoine si un testament universel est en sa faveur. Il prime en effet sur les dispositions testamentaires et les droits du conjoint survivant pour les biens qui lui sont soumis.

Clarification sur mon explication précédente :

Mon explication précédente sur l'article 916 du Code civil était liée au cas où le défunt laissait des ascendants et que les libéralités (testament, donations) excédaient une certaine quotité disponible.

Toutefois, dans le cas d'un conjoint survivant et en l'absence de descendants, l'article 916 ne s'applique plus de la même manière pour instituer une réserve générale aux ascendants. C'est bien le droit de retour légal de l'article 738-2 qui est le mécanisme de protection spécifique des ascendants donateurs en présence d'un conjoint survivant et en l'absence de descendants du défunt.

Pour revenir à vos scénarios avec cette précision :

Scénario 1 : Votre décès avant votre mère et votre conjoint(e)
Le droit de retour légal de votre mère (Article 738-2) reste le mécanisme clé. Comme discuté, sa mise en œuvre dépendra de la preuve de la subrogation réelle des 90 000 € dans le bien immobilier. Si cette subrogation est prouvée, votre mère pourra récupérer les 90 000 € (en valeur) de votre succession, avant que votre conjoint(e) (légataire universel) n'hérite du reste. Donc, oui, le risque pour votre conjoint(e) de devoir restituer ou vendre une partie du bien demeure.

Scénario 3 : Décès de votre conjoint(e) avant vous
C'est là que la réforme de 2007 prend tout son sens. Si votre conjoint(e) décède sans enfant, et qu'il/elle a fait un testament vous désignant légataire universel, vous héritez de tout. Ses parents n'ont plus de réserve héréditaire en tant que telle si leur enfant a fait un testament universel au profit de son conjoint.

Exception (si elle existe) : Cependant, la loi prévoit qu'en l'absence de descendants, les père et mère du défunt (votre conjoint(e)) ont un droit de retour légal sur les biens qu'ils ont donnés à leur enfant décédé. Si vos beaux-parents avaient donné des biens à votre conjoint(e) et que ces biens se retrouvent en nature dans sa succession, ils pourraient exercer ce droit de retour sur ces biens. Mais ce n'est pas le cas pour la part du bien immobilier dont vous parlez, puisqu'elle a été acquise par votre conjoint(e) lui-même et non donnée par ses parents.

Donc, la correction majeure concerne le Scénario 3 :
Dans le cas où votre conjoint(e) décéderait avant vous, et si ses parents sont vivants, ils n'ont plus la qualité d'héritiers réservataires "généraux" qui pourrait réduire votre legs universel. Vous hériteriez donc bien de la totalité de la part de votre conjoint(e) dans le bien immobilier (et de tout le reste de son patrimoine), sauf si ses parents exerçaient un droit de retour sur leurs propres donations à leur enfant (ce qui ne semble pas être le cas ici).

Merci encore d'avoir mis le doigt sur cette distinction cruciale post-2007, qui rend le droit de retour d'autant plus important pour les ascendants. Cela souligne encore l'importance de vérifier chaque situation au cas par cas avec un professionnel.

J'espère avoir répondu à toutes vos questions.

Je vous remercie d'indiquer la question comme résolue en cliquant sur le bouton vert.

Bien à vous
#Meilleure réponseil y a 1 an
Kenkyosama
Merci. J'indique la question résolue. Bien à vous.
il y a 1 an
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