Bonjour,
Je me permets de vous écrire car je suis dans une situation de très grande précarité, comme en témoigne mon absence de revenu malgré d'importants impayés.
La Commission a rejeté ma demande d'aide financière pour un reste à charge de 417,90€, malgré mon incapacité à couvrir cette dépense essentielle pour ma santé visuelle.
La justification donnée par la CPAM est que cette dépense ne rentrerait pas dans le champ d'intervention de l'Action Sanitaire et Sociale, bien qu'il s'agisse d'une dépense médicale nécessaire.
Un membre de ma famille a obtenu une aide financière couvrant son reste à charge de 257,90€, pour des lunettes médicales, selon la décision en sa faveur de la Commission en date du 19/8/25.
Pour en avoir discuté avec lui, il se trouve dans une situation financière moins pire que la mienne. Je constate donc :
- Un traitement inégal pour des situations similaires : nous avons tous deux sollicité une aide pour des dépenses similaires (achat de lunettes médicales), mais nos demandes ont été traitées différemment, malgré ma situation financière plus précaire.
- L'absence de justification objective : la commission n'a pas fourni d'explication claire et spécifique pour le rejet de ma demande, alors qu'elle a accordé une aide à mon proche pour une dépense comparable.
- Des critères d'attribution opaques : les critères d'évaluation des demandes par la Commission ne semblent pas avoir été appliqués de manière équitable, ce qui peut constituer une forme de discrimination.
Conséquences pour moi :
- Le rejet de ma demande m'empêche de remplacer mes lunettes, ce qui impacte directement ma santé visuelle et ma qualité de vie.
- Cette décision injuste aggrave ma précarité financière, alors que je suis déjà dans une situation difficile.
J'ai tenté de saisir la Commission de recours Amiable (CRA), en vain. Car le service juridique m'a répondu : "Par courrier du 10/3/25, vous avez fait part de votre désaccord quant à cette décision et indiqué votre souhait de saisir la Commission de Recours Amiable. Je vous indique que votre demande relève du domaine des prestations supplémentaires facultatives, prévues par l'article R. 262-9 du Code de la sécurité sociale et l'arrêté du 26/10/95 (JO du 15/11/95) et qui peuvent être accordées par les Caisses primaires d'Assurance Maladie sous conditions de ressources. Il ne s'agit toutefois que d'aides facultatives. Ainsi, comme indiqué dans le courrier qui vous a été adressé le 6/3/25, les décisions de refus ne peuvent faire l'objet d'aucun recours amiable ou contentieux. Dans ces conditions, votre demande ne peut être étudiée par la Commission de recours Amiable. je vous informe donc que je procède au classement de votre contestation."
1. Inapplicabilité des aides facultatives : Les aides de la Commission d'Action Sanitaire et Sociale (CASS) sont des prestations facultatives, ce qui est effectivement vrai. Cependant, cela ne doit pas masquer le fait que, même si ces aides ne constituent pas un droit automatique, elles doivent être attribuées selon des critères objectifs et équitables. Dans mon cas, l'inégalité de traitement par rapport à un membre de ma famille dans une situation similaire met en évidence une possible violation des principes d'équité et de non-discrimination, qui doivent être respectés dans l'attribution de ces aides.
2. Absence de recours amiable : Il m'est impossible de saisir la Commission de Recours Amiable (CRA). En effet, ma précédente correspondance avec le service juridique de la CPAM a déjà établi que ma demande ne peut faire l'objet d'aucun recours amiable ou contentieux.
Même si les aides de l'action sanitaire et sociale sont dites facultatives, la CPAM doit les attribuer selon des critères objectifs, équitables et transparents, dans le respect du principe d'égalité de traitement entre usagers du service public (CE, Société des concerts du Conservatoire, 1951 ; CE, Denoyez et Chorques, 1974).
Si deux dossiers similaires ont été traités différemment sans justification claire, la décision peut être contestée sur le fondement d'une rupture d'égalité ou d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par ailleurs, le département de la Manche m'indique, dans son courrier du 23 décembre 2025, que ma situation relève de la compétence de la CPAM, auprès de laquelle je dois faire valoir mes droits.
Je souhaite adresser une nouvelle demande à la médiatrice de la CPAM, en exposant la comparaison avec la décision favorable rendue le 19 août 2025. Il s'agit d'un élément nouveau justifiant un réexamen.
Je demande aussi d'avoir accès aux critères de décision, en exigeant la communication du règlement d'action sociale, des barèmes et des motifs précis de refus.
Quoi écrire exactement à la médiatrice de la CPAM ?
Merci de vos réponses
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