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Question résolue par Maître Xavier DAUSSE
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Xavier

Logement pour pmr
Sujet (Cloturé) initié par TEXNASH, il y a 3 mois - 704 vues

Bonjour
Je suis PMR, âgée de 79 ans et je viens d'emménager dans un logement social neuf (ESH).0Ma douche fait 70x70 et je dois y mettre un siège donc beaucoup trop petite et je ne peux pas prendre de douche, en plus la porte gêne. J'ai demandé au bailleur de me l'agrandir (il y a déjà le carrelage au mur) aux normes PMR mais ils refusent sous prétexte de la"Garantie Parfait Achèvement" ce qui est faux puisque maintenant dans du neuf il faut 20% de PMR et 80% adaptable donc l'adaptation on ne va pas la faire au bout d'un an !
Autre chose, j'ai un scooter électrique handicapé mais je ne peux pas le sortir par la porte de mon appartement qui est en angle droit donc je ne peux m'en servir et reste cloîtrée chez moi. Les portes d'entrée de l'immeuble sont très lourdes la première faut la pousser, petit sas et la deuxième faut l'ouvrir vers nous, je galère avec mes béquilles. Pourtant le bailleur savait bien le logement qu'il me fallait puisqu'il y avait le feuillet spécial PMR dans mon dossier.
Comment ont ils pu avoir la certification et l'autorisation! Même ceux qui ont un logement PMR leur douche fait 70x120 alors que la norme est 90x120
Peuvent ils vraiment invoquer cette garantie qui n'a rien à voir avec des modifications pour PMR.
J'espère que vous pourrez m'éclairer un peu et peut être me donner des pistes sur ce que je peux faire.
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Immobilier/terrain : achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Bail commercial : bail, loyer, renouvellement, révision, résiliation, cession, sous-location, travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Successions : préparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie), partage/indivision, réserve, conflit entre héritiers, recel.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Société : création, structuration, statuts et pacte d'actionnaires, gouvernance/assemblée générale, opérations et cession, responsabilités, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Surendettement : dettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

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Vérifier si je dois proposer le bien au locataire en priorité (droit de préemption)

Cela permet de savoir si, avant de vendre le logement, vous devez d'abord le proposer au locataire en place. Dans certains cas, le locataire passe avant un autre acheteur et peut décider d'acheter le bien au même prix.Exemple : vous voulez vendre un appartement occupé, vous devez peut-être d'abord faire une offre au locataire.

Préparer un congé destiné au locataire pour vente

Cela consiste à rédiger le courrier officiel qui informe le locataire que vous mettez fin au bail parce que vous souhaitez vendre le logement. Ce courrier doit être envoyé dans les formes et délais prévus.Exemple : vous voulez vendre un appartement loué, vous devez prévenir le locataire par un courrier adapté avant la fin du bail.

Le locataire refuse de libérer les lieux

Cela signifie que le locataire reste dans le logement alors qu'il aurait dû partir, par exemple à la fin du bail ou après un congé valable. Vous pouvez alors avoir besoin d'être accompagné pour faire les démarches nécessaires.Exemple : la date de départ est passée, mais le locataire occupe toujours l'appartement.

Un désaccord sur la date de départ du locataire

Cela signifie que vous et le locataire n'êtes pas d'accord sur le moment où le logement doit être quitté. Le problème peut venir d'un préavis, de la fin du bail ou d'un courrier mal compris.Exemple : vous pensez que le locataire devait partir le 30 juin, mais lui veut pouvoir rester jusqu'au 31 août.

Un litige sur indemnité d'occupation / loyers pendant la vente

Cela concerne un désaccord sur les sommes à payer pendant que le logement est encore occupé au moment de la vente ou après la fin du bail. Il peut s'agir du loyer habituel ou d'une somme demandée parce que le locataire reste dans les lieux.Exemple : le logement a été vendu, mais le locataire est resté un mois de plus et un désaccord naît sur la somme à payer pour cette période.

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Les conditions suspensives de prêt (refus, justificatifs, délais)

Cela correspond aux règles prévues dans le document signé pour dire que l'achat ne se fera que si vous obtenez votre prêt dans les conditions prévues. Cela peut concerner le refus de la banque, les documents à fournir pour prouver vos démarches, ou le délai à respecter pour faire votre demande et recevoir une réponse. En pratique, il s'agit d'un événement futur et incertain dont dépend la suite de la vente.Exemple : vous signez pour acheter un appartement, mais la vente ne se poursuit que si la banque accepte votre crédit dans le délai prévu et si vous pouvez montrer que vous avez bien fait les démarches demandées.

La demande d'une prorogation / d'un report de délai

Cela signifie que vous demandez plus de temps pour accomplir une étape prévue dans la vente, parce que le délai initial est trop court ou ne peut pas être respecté. Il peut s'agir, par exemple, d'obtenir un prêt, de réunir des documents ou de décaler la signature.Exemple : vous demandez 15 jours de plus pour recevoir la réponse de la banque.

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Acheter à plusieurs / organiser l'indivision

Cela signifie que vous achetez le bien avec une ou plusieurs autres personnes et que vous voulez prévoir clairement comment cette propriété à plusieurs va fonctionner. Cela peut concerner la part de chacun, la répartition des dépenses ou les décisions à prendre plus tard.Exemple : vous achetez un appartement avec votre soeur et vous voulez définir qui paie quoi et comment le bien pourra être revendu plus tard.

Un conflit entre indivisaires (organisation, décision, sortie)

Cela signifie qu'il existe un désaccord entre les personnes qui possèdent ensemble le bien. Le conflit peut porter sur la gestion du bien, une décision à prendre, les dépenses à payer ou la volonté de rester ensemble ou non propriétaires.Exemple : vous achetez un bien à deux, mais plus tard l'un veut vendre alors que l'autre veut le conserver.

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Le vote des travaux

Cela concerne la décision de faire ou non des travaux dans la copropriété. Le désaccord peut porter sur le principe des travaux, leur utilité, leur coût ou le résultat du vote.Exemple : des travaux de façade ont été proposés en assemblée générale, mais vous contestez la décision prise.

La réalisation des travaux

Cela concerne la façon dont les travaux se passent dans la copropriété. Le problème peut porter sur le retard, la mauvaise organisation, la qualité des travaux ou le respect de ce qui avait été prévu.Exemple : des travaux votés dans l'immeuble devaient commencer en mars, mais ils prennent du retard ou se passent mal.

La contestation des travaux

Cela signifie que vous voulez remettre en cause des travaux décidés, en cours ou déjà réalisés dans la copropriété. Le désaccord peut concerner leur utilité, leur coût, leur régularité ou leurs conséquences pour vous.Exemple : vous estimez que des travaux ont été décidés ou réalisés sans respecter les règles prévues.

Je souhaite effectuer des travaux en copropriété

Cela signifie que vous voulez faire des travaux dans votre lot ou sur une partie liée à la copropriété, et que vous voulez savoir si vous avez une autorisation à demander ou des règles à respecter.Exemple : vous voulez remplacer des fenêtres, modifier un mur ou installer une climatisation.

On me reproche des travaux en copropriété

Cela signifie qu'un voisin, le syndic ou la copropriété vous reproche des travaux que vous avez faits ou commencés. Le problème peut concerner une autorisation manquante, une gêne causée ou des travaux jugés non conformes.Exemple : après avoir installé une véranda, la copropriété vous reproche de ne pas avoir obtenu l'accord nécessaire.

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Contester une décision d'assemblée générale (délais, forme, fond)

Cela signifie que vous voulez remettre en cause une décision prise lors de l'assemblée générale de la copropriété. Le problème peut venir du délai à respecter pour agir, de la façon dont la décision a été préparée ou votée, ou du contenu même de la décision. En principe, la contestation doit être engagée par un copropriétaire opposant ou absent non représenté dans les 2 mois suivant la notification du procès-verbal.Exemple : des travaux ont été votés, mais vous estimez que la convocation était irrégulière ou que la décision n'était pas justifiée.

Obtenir / communiquer des documents (comptes, pièces, PV, etc.)

Cela signifie que vous voulez demander, recevoir ou transmettre des documents liés à la copropriété, par exemple les comptes, les justificatifs de dépenses, les procès-verbaux d'assemblée générale ou d'autres pièces utiles. Le problème peut concerner un document manquant, refusé, incomplet ou transmis trop tard. En copropriété, certains documents doivent être mis à disposition des copropriétaires, notamment via l'espace en ligne sécurisé du syndic professionnel. Exemple : vous demandez le procès-verbal de la dernière assemblée générale ou les justificatifs de charges, mais vous ne les obtenez pas.

Mettre en cause la responsabilité du syndic

Cela signifie que vous reprochez au syndic une faute, une négligence ou un manquement dans la gestion de la copropriété. Le problème peut concerner une mauvaise gestion, un défaut de suivi, l'absence d'action, une erreur dans les comptes ou le non-respect d'une décision votée. Le syndic a pour mission d'administrer l'immeuble, de gérer ses finances et d'exécuter les décisions de l'assemblée générale ; sa responsabilité peut être recherchée s'il manque à cette mission. Exemple : malgré plusieurs alertes, le syndic ne fait pas le nécessaire pour traiter un problème important dans l'immeuble.

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Contester un congé

Cela signifie que vous voulez remettre en cause le courrier par lequel le propriétaire vous demande de quitter le logement. Vous estimez peut-être que ce courrier est injustifié, envoyé trop tard ou ne respecte pas les règles à suivre.Exemple : votre propriétaire vous demande de partir, mais vous pensez que ce congé n'est pas valable.

Demander un préavis réduit

Cela signifie que vous souhaitez quitter le logement plus rapidement que le délai normalement prévu. Vous demandez à bénéficier d'un délai plus court pour que la location prenne fin plus tôt.Exemple : vous devez déménager rapidement pour un nouveau travail et vous souhaitez partir avant la fin du délai habituel.

Litige sur la date de départ

Cela signifie que vous et le propriétaire n'êtes pas d'accord sur la date à laquelle vous devez quitter le logement. Le problème peut venir du calcul du préavis, d'un courrier mal compris ou d'un désaccord sur la fin du bail.Exemple : vous pensez pouvoir partir à la fin du mois, mais le propriétaire estime que vous devez encore un mois de loyer.

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83%de réponse
Bonjour,

Dans un logement social neuf, même s'il n'est pas classé « logement PMR » parmi les 20 % accessibles, le bailleur doit respecter des règles minimales d'accessibilité : une personne handicapée doit pouvoir entrer, circuler jusqu'au séjour et aux sanitaires, utiliser la douche (ou pouvoir la transformer par des travaux simples) et sortir de chez elle, y compris avec un fauteuil ou un scooter, sans être bloquée par la taille de la douche, la configuration des portes ou leur poids excessif

Le fait d'invoquer la garantie de parfait achèvement pour refuser toute adaptation n'est pas un motif valable : cette garantie concerne surtout les relations avec les entreprises de construction, pas le respect durable des règles d'accessibilité vis‑à‑vis du locataire.

Vous pouvez donc :

1) envoyer au bailleur un courrier recommandé en décrivant précisément ce que vous ne pouvez pas faire (vous doucher, sortir avec le scooter, franchir les portes) et en rappelant que le logement n'est pas utilisable de façon autonome compte tenu de votre handicap ;

2) demander une visite conjointe avec un ergothérapeute ou un travailleur social (CCAS, MDPH, assistante sociale de l'ESH) pour faire constater que la douche et les accès ne sont pas adaptés à votre situation ;

3) saisir, en cas de refus persistant, le service réclamation du bailleur, puis le conciliateur de justice ou le médiateur du bailleur social, et éventuellement le tribunal (avec l'aide d'un avocat ou d'une association de défense des personnes handicapées) pour demander soit la réalisation des travaux d'adaptation (agrandissement/modification de la douche, aménagement de la porte d'entrée de votre logement et des portes communes), soit, si nécessaire, un relogement dans un logement réellement accessible.

Bien à vous

Merci de cliquer su rle bouton vert: question résolue
TEXNASH
Merci pour votre réponse mais pourriez-vous me donner l article de loi sur lequel vous vous appuyer que je puisse le/les mettre dans mon courrier.Merci d avance
-Code civil, article 1719 (obligation de délivrance et de jouissance convenable du bailleur)

- L'article 1719 du code civil impose au bailleur de délivrer un bien en état de servir à l'usage pour lequel il est loué et d'en assurer la jouissance paisible pendant toute la durée du bail

-Loi n° 89‑462 du 6 juillet 1989, article 6 (logement décent, en bon état, obligation d'entretien) et articulation avec le décret n° 2002‑120 du 30 janvier 2002

-L'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur de délivrer au locataire un logement décent, ne laissant pas apparaître de risques manifestes pour la sécurité physique ou la santé et doté des éléments de confort le rendant conforme à l'usage d'habitation ; un décret, le décret n° 2002‑120 du 30 janvier 2002, précise les caractéristiques de décence (sécurité, équipements de confort, surface et volume habitables).

Les textes et la doctrine indiquent que le locataire peut, lorsque le logement n'est pas conforme aux caractéristiques de décence, demander sa mise en conformité au bailleur ; à défaut de réponse dans les deux mois, il peut saisir la commission départementale de conciliation, puis le juge, lequel fixe les travaux à réaliser, les délais d'exécution, et peut réduire ou suspendre le loyer jusqu'à exécution des travaux.

Même si la notion de « décence » n'est pas, en elle‑même, synonyme de conformité aux normes PMR, l'exigence de sécurité physique et d'aptitude à l'usage d'habitation peut être mobilisée lorsque la configuration de la douche (70 x 70 cm, impossibilité d'installer un siège et de manœuvrer) ou l'impossibilité pratique de sortir du logement avec un scooter de mobilité rendent l'usage du logement objectivement inadapté à vos besoins élémentaires de toilette et de déplacement, ce qui peut faire l'objet d'une demande de mise en conformité devant le juge.

-Loi n° 89‑462 du 6 juillet 1989, articles 6 d et 7 f (aménagements et travaux d'adaptation par le locataire en situation de handicap ou de perte d'autonomie)

-Code de la construction et de l'habitation, articles L. 163‑1 et L. 163‑2 (accessibilité des bâtiments d'habitation existants et droit au relogement en cas de dérogation)

-Code de la construction et de l'habitation, articles L. 111‑7‑1, L. 162‑1 et R. 111‑18‑2 (logements neufs accessibles et logements « évolutifs » ; 20 % accessibles / 80 % adaptables)

-L'article L. 111‑7‑1 du CCH, tel que commenté par la doctrine, dispose que, pour les logements neufs, le nombre de logements accessibles aux personnes à mobilité réduite est fixé à 20 %, les 80 % restants étant « évolutifs », c'est‑à‑dire adaptables par des travaux simples ; le texte précise que la conception des logements évolutifs doit permettre la redistribution des volumes pour garantir ultérieurement l'accessibilité de l'unité de vie à l'issue de travaux simples.

Le décret du 11 avril 2019 a modifié l'article R. 111‑5 du CCH pour imposer des ascenseurs dès trois étages, et l'article R. 111‑18‑2 pour définir les caractéristiques minimales des logements « évolutifs » (80 % du parc dans les bâtiments collectifs neufs desservis par ascenseur ou situés au rez‑de‑chaussée) : dès leur construction, ces logements doivent permettre à une personne en fauteuil roulant d'utiliser le séjour et un cabinet d'aisances, et être rendus, par des « travaux simples » (sans incidence sur les éléments de structure et certains réseaux encastrés), entièrement conformes aux normes des logements « accessibles ».

Ces dispositions réglementaires confirment votre analyse de principe : un logement neuf « évolutif » n'est pas censé rester, de façon durable, inadapté à l'usage d'une personne à mobilité réduite ; l'opérateur doit concevoir dès l'origine des volumes qui permettent ultérieurement une adaptation par des travaux simples, ce qui implique que l'agrandissement d'une douche et l'aménagement des circulations intérieures soient techniquement prévus par la conception, et non remis à un horizon aléatoire.

-Les dispositions relatives à la VEFA et aux logements sociaux (CCH art. L. 162‑1, 3°) prévoient, pour les bailleurs sociaux, la possibilité de différer la mise aux normes d'accessibilité pour des logements neufs « évolutifs », à condition que des travaux de réversibilité simples puissent être réalisés et que ceux‑ci restent à la charge du bailleur, dans un délai raisonnable, sans préjudice des aides publiques.

-La loi n° 2005‑102 du 11 février 2005 a posé un principe général d'accessibilité à tous, et notamment aux personnes handicapées quel que soit leur handicap, du cadre bâti, incluant les locaux d'habitation, les établissements recevant du public et les lieux de travail ; la loi prévoit que toute construction neuve doit être accessible et organise la continuité de la chaîne de déplacement (cadre bâti, voirie, transports, intermodalité).

-L'article L. 111‑7‑3 du CCH, commenté dans les textes, impose, pour les établissements recevant du public, une accessibilité permettant à toute personne handicapée de circuler et d'utiliser les équipements avec la plus grande autonomie possible, dans des conditions d'usage équivalentes ou, à défaut, de qualité d'usage équivalente à celles des personnes valides ; si ce texte vise formellement les ERP, la philosophie générale de la loi de 2005 irrigue aussi les normes d'accessibilité des bâtiments d'habitation et des logements sociaux, y compris en ce qui concerne la facilité d'ouverture des portes, la force à exercer, et les cheminements.

-La doctrine souligne, en lien avec le Défenseur des droits, que l'accessibilité est un moyen de lutter contre les discriminations, de permettre une vie indépendante et une pleine participation à la société ; dans votre cas, l'impossibilité de sortir de votre logement avec un scooter de mobilité et la difficulté à franchir des portes lourdes à l'entrée de l'immeuble, alors que le bailleur connaissait votre handicap (dossier PMR), peut être analysée comme une rupture de la chaîne d'accessibilité contraire à ces objectifs.

Code de la construction et de l'habitation, article L. 111‑17 et article R. 111‑18‑4 (obligation générale de prise en compte de l'accessibilité dans les projets ; travaux sur existant)

-L'article L. 111‑17 du CCH, commenté par la doctrine, pose en principe que les projets doivent tenir compte de l'accessibilité des locaux aux personnes handicapées, quel que soit le type de handicap, pour les bâtiments neufs, qu'il s'agisse de maisons individuelles ou de bâtiments collectifs ; pour les travaux sur bâtiments existants, la mise en accessibilité est modulée en fonction de la nature et de l'importance des travaux, avec des dérogations encadrées.

-L'article R. 111‑18‑4 du CCH précise ces règles pour les bâtiments existants ; dans le cas commenté, la Cour de cassation impose à l'architecte une obligation de s'informer sur la destination de l'immeuble au regard des normes d'accessibilité, ce qui renforce l'idée que lorsque les professionnels (maître d'ouvrage, bailleur social, architecte) connaissent la destination du logement (notamment l'occupation par une personne handicapée), ils doivent intégrer les contraintes d'accessibilité en amont. [

-L'article L. 162‑1, 3° du CCH, tel que commenté, étend aux organismes HLM et aux SEM gérant des logements sociaux la possibilité de différer la mise aux normes d'accessibilité pour les logements locatifs sociaux neufs, déjà accordée pour la VEFA et la maison individuelle, sous condition que ces logements soient « évolutifs » et que les travaux de réversibilité (mise en conformité ultérieure avec les règles d'accessibilité) soient à la charge du bailleur et réalisés dans un délai raisonnable. Pour votre logement social neuf, ce texte est central : même si le logement n'est pas l'un des 20 % de logements immédiatement accessibles PMR, il doit, s'il est classé « évolutif », pouvoir être rendu accessible par des travaux simples financés par le bailleur ; le refus d'engager ces travaux en invoquant la garantie de parfait achèvement est difficilement conciliable avec la logique de l'article L. 162‑1, 3°, qui place la charge de ces travaux sur l'organisme social.

En conséquence, lorsqu'un bailleur social refuse d'adapter ou de faire adapter un logement neuf en alléguant que toute intervention est bloquée pendant la période de garantie de parfait achèvement, il détourne un mécanisme interne au marché de travaux pour l'opposer à un tiers au contrat (le locataire) ; rien, dans les textes relatifs à la garantie de parfait achèvement, n'autorise à suspendre l'exécution des obligations légales du bailleur d'habitation (décence, délivrance, jouissance paisible, respect des normes d'accessibilité applicables) pendant cette période.

Pour les logements sociaux neufs, la loi relative à l'égalité et à la citoyenneté a étendu cette logique de réversibilité : les « travaux de réversibilité » permettant de rendre le logement compatible avec les normes d'accessibilité doivent être réalisables sans interventions lourdes, et ils sont à la charge du bailleur, dans un délai raisonnable.

Ces textes confortent l'argument selon lequel un logement social neuf, même « évolutif » et non classé PMR à la livraison, doit, par conception, permettre l'élargissement futur des pièces d'eau et/ou des circulations, et qu'il appartient au bailleur social de supporter le coût de ces travaux lorsque la situation du locataire (par exemple, mention d'un dossier PMR, âge avancé, usage de scooter ou fauteuil) justifie la mise en œuvre de cette « réversibilité ».

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