Bonjour Maître, merci pour votre retour.
Je souhaite apporter des précisions importantes sur le point 2 concernant la suspension des loyers :
Nous n'avons pas pu saisir directement un juge pour exiger les travaux ou une réduction de loyer car il nous a été indiqué (après plusieurs démarches auprès de la mairie et des tribunaux) qu'il fallait obligatoirement passer par une médiation préalable. C'est ce que nous avons fait : nous avons engagé une médiation et notifié le propriétaire ainsi que l'agence par e-mail, avec le médiateur en copie. Ils n'ont jamais répondu.
Au lieu d'accepter la médiation, le propriétaire nous a directement assignés en justice pour expulsion, sans jamais prendre en compte nos signalements antérieurs qui avaient motivé notre décision de consigner les loyers.
À ce jour :
- Nous réglons les loyers manquants par échéancier via l'assurance garantie loyers impayés
- Nous payons l'intégralité du loyer courant chaque mois
- Aucun de nos problèmes (humidité, champignons, cafards, cave insalubre, porte de douche, aération) n'a été pris au sérieux ni résolu
- Nous détenons un e-mail dans lequel le propriétaire répond explicitement que ce qui lui importe, c'est de pouvoir payer son crédit, sans apporter aucune solution à nos problèmes
Nous allons attendre la décision de mars. En l'absence d'expulsion, nous comptons saisir un avocat pour attaquer le propriétaire sur l'ensemble de ses manquements.
J'ai cependant deux questions complémentaires :
1. Pensez-vous que le congé pour vente puisse être annulé et le bail renouvelé au vu du litige initial ? La chronologie montre clairement que le propriétaire cherche à vendre pour nous évincer plutôt que d'assumer les travaux et les frais d'expertise pour nos problèmes de jouissance.
2. Un élément supplémentaire : le propriétaire possède une société immobilière spécialisée dans l'achat-revente. Or, notre logement est détenu à son nom propre, ce qui indique qu'il était initialement destiné à la location et non à la vente. Cela peut-il renforcer la thèse d'un congé frauduleux ou de représailles ?
3. Dans son mail, le propriétaire demande un rendez-vous pour venir estimer le bien dans notre logement. Sommes-nous en droit de refuser cette visite, notamment dans l'attente de la décision de justice prévue fin mars ? Aucun congé formel n'ayant été délivré à ce stade, cette demande d'accès au logement nous semble prématurée.
Merci pour votre éclairage.
Cordialement,
il y a 1 mois
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