Mariés en communauté : puis-je racheter la part de mon mari (liquidation + maiso
Je suis mariée sous le régime de la communauté de biens et je sollicite des éclairages sur une situation immobilière complexe dans le cadre d'une liquidation judiciaire.
Historique du bien :
Acquisition en commun en 2009 d'un terrain constructible de 2 200 m²
Début de construction en 2012
À ce jour, maison inachevée (gros œuvre uniquement)
Situation actuelle :
Mon mari a fait l'objet de difficultés judiciaires en 2018, puis d'une liquidation judiciaire en 2023
Le bien dépend donc en partie de la procédure collective via le mandataire judiciaire
Problèmes constatés sur le bien :
Absence de garantie décennale sur le gros œuvre
Malfaçons importantes, notamment infiltrations d'eau dans le vide sanitaire
Non-conformités majeures au permis de construire :
Toiture terrasse au lieu d'une toiture à 4 pentes
Hauteur du bâtiment supérieure d'environ 1 mètre
Non-respect des règles d'urbanisme (limite de hauteur 4 m)
Aménagement d'un sous-sol en habitation non conforme
Tentative de vente :
Offre acceptée à 125 000 € en 2025
Audience prévue le 25 avril pour validation
Désistement de l'acquéreur, estimant que le bien nécessiterait des travaux très lourds, voire une démolition partielle ou totale
Points de blocage :
Aucune expertise officielle réalisée à ce jour à ma connaissance
Présence d'une hypothèque bancaire d'environ 45 000 €
Mes questions sont les suivantes :
Dans le cadre d'une liquidation judiciaire, ai-je la possibilité de racheter la part de mon mari sur ce bien indivis relevant de la communauté ?
Sur quelle base le mandataire judiciaire peut-il faire évaluer un bien présentant à la fois des malfaçons graves et des non-conformités administratives ?
En l'absence actuelle d'expertise, puis-je formuler une offre spontanée, par exemple à hauteur de 62 500 € (correspondant à 50 % de la précédente offre) ?
Quels recours ai-je si l'évaluation retenue ne tient pas compte des risques réels (urbanisme, démolition, absence de garanties, etc.) ?
Comment s'articule le paiement du prix avec l'hypothèque existante de 45 000 € ?
Je vous remercie par avance pour vos retours et analyses, notamment sur les aspects juridiques et pratiques.