Oui, effectivement ! C'est une analyse très pertinente. Ce qui me pose question, en revanche, c'est la situation suivante : on est dans un cas où un demandeur de passeport talent dépose directement sa demande en préfecture et reçoit un récépissé mentionnant « autorisé à travailler ». Il est alors considéré comme faisant partie des personnes dispensées d'une autorisation de travail, conformément à l'alinéa 16 de l'article R5221-2 du Code du travail.
Par ailleurs, dans le cas d'une première demande de passeport talent via l'ANEF, avec un visa long séjour — ce qui était mon cas il y a trois ans — le demandeur est également autorisé à travailler, conformément à l'article R431-15-2 relatif au droit au séjour des étrangers. À l'époque, j'étais entré en France avec un visa long séjour étudiant, suivi d'un titre de séjour étudiant, car il n'était pas pratique de retourner au Maroc chaque année pour renouveler un visa.
Ce que je trouve difficile à comprendre, c'est que détenir un titre de séjour étudiant semble finalement moins favorable que d'autres situations, alors que, dans les faits, cela revient à une continuité de séjour. Dans mon cas, il m'est impossible d'obtenir à nouveau un visa long séjour, et tant que je poursuis mon séjour en France, je suis obligé de renouveler mon titre via l'ANEF.
Cela me paraît incohérent, surtout lorsque l'on considère que l'objectif du passeport talent est de faciliter une insertion fluide sur le marché du travail. Or, j'ai l'impression que certaines situations — comme déposer directement en préfecture, faire une première demande via l'ANEF, ou encore demander une APS — sont parfois plus avantageuses.
Je vous remercie pour votre réponse, que j'ai trouvée très pertinente.
il y a 1 mois