Bonjour @Mercredi
Lorsqu'un enfant du défunt est appelé à la succession, il a vocation à hériter, mais il doit encore prendre position sur la succession. En vertu de l'article 768 du Code civil, l'héritier peut accepter purement et simplement la succession, l'accepter à concurrence de l'actif net, ou y renoncer.
Il faut également rappeler que l'héritier n'est pas obligé de se présenter immédiatement chez le notaire. Toutefois, son inertie peut bloquer le règlement pratique de la succession. À ce titre, l'article 771 du Code civil permet, passé un délai de quatre mois à compter du décès, de sommer l'héritier taisant de prendre parti.
Points de vigilance
Concrètement, si l'enfant ne répond pas au notaire, la succession peut rester bloquée : les actes ne sont pas signés, le partage ne peut pas avancer normalement, et les autres héritiers peuvent se retrouver dans l'attente. L'absence au rendez-vous ne signifie donc pas automatiquement renonciation.
Il ne faut pas confondre silence, refus de communiquer et renonciation.
La renonciation à succession doit être faite selon des formes précises, généralement auprès du greffe ou par l'intermédiaire du notaire. Tant qu'elle n'est pas formalisée, l'héritier demeure appelé à la succession.
Après quatre mois suivant le décès, les autres héritiers, un créancier ou toute personne intéressée peuvent faire délivrer une sommation d'opter par commissaire de justice.
L'héritier dispose alors d'un délai pour répondre. À défaut de réponse dans ce cadre, il pourra être réputé acceptant pur et simple, ce qui peut avoir des conséquences importantes, notamment si la succession comporte des dettes.
3 Conseils applicables
Il est d'abord préférable de relancer l'héritier par écrit, de manière traçable, afin de démontrer qu'il a bien été informé et invité à prendre contact avec le notaire.
Ensuite, si le blocage persiste, il faut demander au notaire d'envisager une sommation d'opter, sur le fondement de l'article 771 du Code civil, afin de contraindre l'héritier à choisir entre acceptation, acceptation à concurrence de l'actif net ou renonciation.
Enfin, si le désaccord ne porte pas seulement sur l'absence de réponse, mais sur le partage lui-même, une procédure judiciaire de partage pourra être envisagée.
Le silence d'un héritier ne fait donc pas disparaître ses droits, mais il existe des mécanismes pour éviter qu'une succession reste indéfiniment paralysée.
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Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 3 jours
La personne dûmement héritière du défunt a reçu une lettre notariale un an suite à la mort de son père.
Issue d'une grande famille avec laquelle elle est en rupture de lien depuis des années, qu'ont pu faire - légalement ou non - les autres héritiers en une année ?
Et pourquoi - légalement ou non - un tel délai est-il concevable ?
il y a 3 jours
Un délai d'un an peut malheureusement s'expliquer de manière légale, absence de coordonnées, famille nombreuse, mésentente familiale, difficulté à identifier tous les héritiers, intervention tardive d'un notaire, succession complexe, biens immobiliers, dettes, ou recherches généalogiques.
Il faut toutefois rappeler que la déclaration de succession doit en principe être déposée dans les six mois du décès lorsque celui-ci est intervenu en France.
Demandez immédiatement au notaire copie de l'acte de notoriété, l'identité des héritiers appelés à la succession, l'état d'avancement du dossier et la liste des actes déjà accomplis depuis le décès.
Enfin, si vous suspectez une dissimulation volontaire ou une gestion anormale, ne signez rien dans la précipitation.
Faites vérifier le dossier avant toute acceptation pure et simple de la succession, car cette acceptation peut vous engager sur l'actif comme sur le passif.
je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue
il y a 3 jours
Si la personne ne veut toujours pas se manifester, qui serait le mandataire légal ?
Est-ce un de ses enfants qui devrait l'être légalement ou toute autre partie ?
il y a 3 jours
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