Dès lors que votre fils n'est plus rattaché à votre foyer fiscal (imposition distincte, revenus propres de 2 000 €/mois), vous n'avez plus d'enfant à charge. Cela a des conséquences directes sur les deux cases que vous mentionnez.
La case T (parent isolé) : vous perdez le bénéfice
La case T est réservée aux parents vivant seuls avec au moins un enfant à charge. La condition essentielle est double : vivre seul et avoir un enfant à charge. Puisque votre fils n'est plus à votre charge fiscalement, vous ne pouvez plus cocher la case T, même s'il vit encore sous votre toit. De plus, le simple fait que votre fils habite chez vous — même sans être à charge — pourrait remettre en cause la condition de « vivre seul ».
La case L (demi-part pour avoir élevé seul un enfant) : potentiellement applicable
La case L, elle, concerne précisément la situation d'une personne n'ayant plus d'enfant à charge, mais ayant élevé seul un enfant pendant au moins 5 ans. Les conditions cumulatives sont les suivantes :
•Vous viviez seul au 1er janvier 2025 (pas de concubin, pas de cohabitant hors enfant à charge)
•Vous avez bien élevé votre enfant seul pendant au moins 5 ans en qualité de parent célibataire (ce qui semble être votre cas depuis le divorce de 201

•Vous avez un enfant majeur faisant désormais l'objet d'une imposition distincte
Le point critique ici est la condition de « vivre seul » au 1er janvier de l'année d'imposition. Le fait que votre fils (majeur, travaillant, fiscalement autonome) vive encore sous votre toit pourrait faire obstacle à cette condition selon l'administration fiscale, qui considère que cohabiter avec un tiers — même un enfant majeur non à charge — peut remettre en cause le statut de « vivant seul ».
Ce que dit l'administration fiscale
Le site impots.gouv.fr précise explicitement : « Si vous ne viviez pas seul(e) au 1er janvier 2025 et si la case L était pré-remplie, il vous faudra cocher la case N ». La case N annule la case L et réduit votre quotient à 1 part.