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Partage judiciaire d'une succession embourbée depuis plus de 9 ans : que faire ?
Sujet initié par Bonnieil y a 3 mois - 652 vues
Bonjour, merci de m'aider. Je vous prie d'excuser la longueur (9 ans de galère...). J'ai 79 ans, mon mari est décédé en 08/2017 après 39 ans de mariage, me croyant bien protégée : séparation de biens par contrat de mariage, donation entre époux, résidence principale dans une SCI dont je suis propriétaire de la moitié des parts + 2. En plus, légataire universelle avec mon mari, de sa tante, décédée sans héritier en 11/2016 (une maison + un local commercial). Pas d'enfant, mon mari avait 2 fils issus de son premier mariage, qui n'ont jamais accepté son remariage (il était pourtant veuf). A son décès, j'étais malvoyante, isolée, ne pouvant me déplacer seule en Seine et Marne (sans oublier les confinements "COVID") et en butte au manque d'amabilité de la notaire, que seuls ses fils connaissaient. Le choc psychologique a été rude. Souffrante, je n'ai pas répondu aux premiers courriers de la notaire, pas plus qu'à la "sommation à prendre partie" de 09/2018, qu'ils ont fait déposer par un huissier dans la boîte aux lettres, lequel n'a pas cru bon de sonner à la porte. Ils m'ont assignée en 09/2020 devant le Tribunal Judiciaire en "compte liquidation partage" de la succession. Le jugement du 01/12/2022, a mis fin à l' indivision et m'a embarquée dans un carcan procédural terrible, sur lequel je n'ai pu agir (je n'avais pas du tout compris à quelles difficultés, vexations, incompréhensions et souffrances j'aurais à faire face); On n'a tenu aucun compte de mes problèmes de santé et de mobilité et j'ai été condamnée à verser des dépens à mes co-héritiers : la double peine... La notaire, qui n'avait pas apprécié que je note ses erreurs, s'est désistée, se plaignant par courrier à la Juge et à la chambre des notaires, de "mon comportement". C'était pour le moins diffamatoire, mais je n'ai pas su me défendre et j'étais toujours malvoyante. La notaire nommée en remplacement a transmis le dossier début 2023 à une notaire salariée qui, en 3 ans et malgré de nombreux courriers RAR et mails que je lui ai adressés, n' a strictement rien fait (aucun RV, aucune demande, le silence...). Il semble d'ailleurs que mes co-héritiers m'aient attribué ses retards, qui ne sont pourtant pas de mon fait. Entre temps, j'ai subi une intervention chirurgicale, qui m'a rendu la vision pour un oeil. J'ai engagé une avocate mi-2025. Elle a repris contact avec la notaire nommée par le TJ. Une nouvelle notaire salariée de l'Etude a été chargée du dossier en 01/2026. Elle m'interdit tout contact direct avec elle, ne répond pas à mes questions, me laisse sans informations et me fait dire par l'avocate que je ne peux pas changer de notaire et qu'un "débat" clôturera la procédure... Quelle naïveté ! QUESTION 1 : L'avocate dit que cette procédure "est l'usage". Est-ce vrai ? QUESTION 2 : L'indivision n'existant plus depuis fin 2022 et mes droits étant totalement différents de ceux de mes co-héritiers (ils sont héritiers réservataires de leur père, alors que, en résumé, je bénéficie d' un contrat de mariage, d'une donation entre époux, des avantages d'une SCI et en plus, d'être légataire universelle (avec lui) de sa tante et enfin, sans oublier que je suis propriétaire pour moitié de notre résidence principale (que je n'ai plus les moyens d'entretenir, d'ailleurs). Je viens de lire que, dans un tel cas de figure, la procédure de partage judiciaire est inapplicable. Est-ce vrai ? QUESTION 3 : La succession de la tante de mon mari (au départ, 60% de droits, va être grevée de multiples pénalités : au final, il n'en restera quasi-rien. que puis-je y faire ? je vous prie de m'excuser pour le travail que mes questions vont vous donner. Merci de vos conseils et de vos réponses, Claire.
Conclure ou gérer un bail commercial implique bien plus que signer un contrat : la bonne répartition des travaux entre bailleur et locataire conditionne le coût, la sécurité
La procédure de partage judiciaire complexe (articles 840 et suivants du Code civil, 1364 à 1376 du Code de procédure civile) correspond à votre dossier : pluralité de successions, régime de séparation de biens, donation entre époux, parts de SCI, legs universel conjoint. Le tribunal ordonne le partage, désigne un notaire, et un juge commis surveille les opérations. La diversité de vos droits n'écarte pas cette voie : elle commande seulement que l'état liquidatif distingue clairement les masses (succession de votre époux, succession de la tante) et impute correctement chacun de vos droits avant tout partage.
Contre l'inaction du notaire commis, plusieurs leviers existent : mise en demeure formalisée par votre avocate ; saisine du juge commis pour qu'il enjoigne au notaire d'avancer ; demande de remplacement du notaire sur le fondement de l'article 1371 du Code de procédure civile ; action en responsabilité civile professionnelle si la carence vous cause un préjudice (notamment pénalités fiscales sur la succession de la tante). Conservez la trace écrite de toutes vos relances pour démontrer que le retard ne vous est pas imputable. Pour les droits de succession de la tante, sollicitez un échéancier auprès du service des impôts et envisagez de demander au juge l'autorisation d'une vente ou d'un partage partiel afin de dégager les liquidités nécessaires.
Compte tenu de la complexité et de l'ancienneté du dossier, l'assistance d'un avocat est vivement recommandée pour piloter ces démarches.
Merci de renseigner la rubrique question résolue. Cordialement,
il y a 2 mois
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