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Litige avec un promoteur : inaction du conciliateur
Sujet initié par Askeril y a 2 heures - 217 vues
Bonjour,
Le 25 novembre 2025, j'ai saisi un conciliateur de justice concernant un litige avec un promoteur immobilier. Ce dernier avait promis de m'envoyer, par retour de son mail du 16 octobre 2025, les documents suivants : notices descriptives, plans et prix de chaque type de logement PSLA. Il était crucial pour moi de recevoir ces informations par écrit, étant donné la nature précontractuelle de ma demande et mes droits en tant que consommateur. De plus, en raison de mon handicap à 80 %, mes difficultés à me déplacer sont importantes, d'où l'importance d'obtenir ces informations par e-mail.
Dans son retour le 25 novembre 2025, le conciliateur m'a écrit : "Le promoteur vous a proposé de passer à l'agence pour récupérer les plans. Avez-vous récupéré ceux-ci ?"
1ère faute : Le conciliateur semble ignorer que je ne peux pas me rendre à l'agence à cause de mes difficultés de déplacement dues à mon handicap. C'est précisément pour cette raison que j'avais demandé au promoteur de me les envoyer par mail, et le conciliateur a complètement éludé ma situation. Les plans n'étaient pas les seuls éléments attendus ; je m'attendais aussi à recevoir les notices descriptives et les prix des logements.
2ème faute : Le conciliateur persiste à ne pas prendre en compte mes contraintes. Dans un mail du 26 novembre 2025, il mentionne : "Un constat de non-accord sera délivré si les parties n'ont pu trouver un accord amiable lors de la réunion de conciliation qui sera programmée prochainement." Si je ne peux pas me rendre à l'agence, je ne pourrais pas assister à une réunion de conciliation non plus. Le 1er décembre 2025, il m'invite à appeler le promoteur pour convenir d'un rendez-vous, ignorant de nouveau mes difficultés à me déplacer.
3ème faute : De plus, le conciliateur a totalement omis que mon problème d'élocution m'empêche d'utiliser un téléphone, rendant son affirmation selon laquelle je pourrais échanger de vive voix infondée.
4ème faute : En défendant le promoteur en affirmant qu'il ne refuse pas le dialogue, alors qu'il n'a jamais répondu à mes courriels des 17 et 20 octobre 2025, le conciliateur fait preuve de partialité. Son implication que je cherche à imposer mes conditions—recevoir les documents par mail dû à mon handicap—est inacceptable, car j'ai des preuves que le promoteur s'est engagé par écrit à me fournir ces éléments.
5ème faute : Enfin, le conciliateur a refusé de me délivrer un constat de non-accord et a conclu le dossier sans suite, prétextant l'absence d'une réunion de conciliation. Pourtant, l'accusé de réception de ma saisine stipule qu'une réunion de conciliation devrait avoir lieu, sauf exception, et qu'en cas d'absence d'accord, le conciliateur doit le constater par écrit. Mon handicap aurait dû être considéré comme une exception à la convocation.
À cause de son inaction, j'ai perdu une opportunité cruciale pour l'acquisition d'un logement PSLA, alors que je reste dans l'attente d'un logement social depuis le 11 février 202. Sa négligence m'a causé un grand préjudice moral.
Je tiens à souligner que le fait qu'il soit un collaborateur bénévole ne l'exonère pas de ses manquements. Je souhaite engager sa responsabilité personnelle.
Je cherche donc à savoir sur quels motifs juridiques je peux invoquer des recours contre le conciliateur, quels fondements spécifiques utiliser, quels préjudices je peux faire valoir, et devant quelles juridictions je devrais porter cette affaire.
Je désirerais savoir s il existe une association (sérieuse) pour la défense d un citoyen contre les abus de pouvoir d une mairie. je réside dans le haut var. cdt merci
Votre situation mérite effectivement d'être examinée, mais il convient de distinguer deux questions : d'une part, les éventuels manquements du conciliateur de justice dans le traitement de votre saisine et, d'autre part, la possibilité d'engager sa responsabilité personnelle afin d'obtenir réparation de votre préjudice.
Le conciliateur de justice intervient dans un cadre particulier. Il est bénévole et exerce une mission de conciliation dans un cadre judiciaire, mais cela ne signifie pas pour autant que toute contestation à son encontre est juridiquement impossible. En revanche, sa responsabilité personnelle ne pourra pas être engagée du seul fait que la conciliation n'a pas abouti ou que vous estimez que son analyse du litige était défavorable.
Il faudrait notamment déterminer précisément les conditions dans lesquelles votre dossier a été clôturé, les échanges intervenus avec le conciliateur et les obligations qui s'imposaient à lui dans le cadre de votre saisine.
Le fait que vous ayez signalé vos difficultés de déplacement ainsi que votre impossibilité d'utiliser le téléphone est un élément important. Il conviendrait de vérifier si des modalités alternatives de participation ou d'échange pouvaient être mises en place compte tenu de votre situation. Il faudrait également examiner les raisons précises pour lesquelles le conciliateur a refusé de délivrer un constat de non-accord et a clôturé le dossier sans organiser de réunion.
En revanche, pour obtenir une indemnisation, vous devrez établir plusieurs éléments : une faute ou un manquement imputable au conciliateur, un préjudice personnel, certain et suffisamment direct, ainsi qu'un lien de causalité entre ce manquement et le préjudice invoqué.
Le préjudice moral peut naturellement être invoqué s'il est réel et justifié. En revanche, concernant la perte de votre possibilité d'acquérir un logement PSLA, il faudra être particulièrement prudent : il ne suffira pas de démontrer que la procédure de conciliation n'a pas abouti. Il faudra établir que les manquements reprochés au conciliateur ont directement entraîné la perte de cette opportunité et que celle-ci présentait une chance réelle et sérieuse de se concrétiser. La question d'une éventuelle perte de chance devra donc être étudiée à partir de l'ensemble de vos pièces.
Avant d'envisager une action en justice, je vous conseille de réunir l'intégralité des échanges avec le promoteur et le conciliateur, l'accusé de réception de votre saisine, les documents relatifs au programme PSLA, les justificatifs concernant les démarches que vous aviez entreprises pour obtenir le logement ainsi que le courrier ou courriel par lequel le conciliateur vous a informé de la clôture du dossier.
Il sera ensuite possible d'examiner plus précisément les recours envisageables, notamment au regard du statut du conciliateur, des conditions dans lesquelles il a exercé sa mission et de la juridiction susceptible d'être compétente. Il ne faut pas partir du principe que le tribunal judiciaire sera nécessairement compétent sans avoir préalablement déterminé le régime de responsabilité applicable.
Compte tenu de la complexité de votre situation et de votre volonté d'engager personnellement la responsabilité du conciliateur, je peux vous aider à analyser l'ensemble de vos pièces, déterminer les fondements juridiques susceptibles d'être invoqués et, le cas échéant, vous accompagner dans les démarches à engager.
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Maître Gonzalez
il y a 39 minutes
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