Nous utilisons des cookies et autres technologies pour :
Vous offrir les fonctionnalités essentielles
Analyser l'audience et les performances
Si vous cliquez sur « Tout accepter », nous et nos partenaires, dont Google, utiliserons également des cookies et autres technologies, notamment pour :
Personnaliser les annonces
Mesurer et améliorer l'efficacité des annonces
Vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser vos choix à tout moment via le lien « Gérer les cookies » disponible en bas de toutes les pages.
Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.
Fonctionnel
Les cookies et traceurs fonctionnels servent à vous rendre un service que vous demandez, sans mesurer votre navigation ni alimenter de publicité. Ils sont actifs par défaut ; les refuser désactive la messagerie d'assistance, le reste du site continue de fonctionner.
Nom : crisp-client* | crisp-loader (stockage local du navigateur, et non cookies)
Objet : Crisp fait fonctionner la messagerie d'assistance de votre demande de devis. Le traceur conserve votre conversation d'une page à l'autre et rattache vos messages à votre dossier, afin que vous n'ayez pas à tout réexpliquer.
Information complémentaire : Le chargement de la messagerie contacte client.crisp.chat et client.relay.crisp.chat. Aucune donnée n'est utilisée à des fins publicitaires.
Période de stockage : Jusqu'à effacement des données de navigation
Marketing
Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.
Objet : Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.
Information complémentaire : Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur.
Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Nom : MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid
Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Objet : Ces cookies permettent d'afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), de mesurer l'efficacité de nos campagnes Facebook et d'analyser le fonctionnement du site.
Lorsqu’une discussion du forum sur des prestations de divorce suscite de nombreux témoignages et consultations, l’équipe éditoriale d’Alexia.fr examine les signalements et les documents disponibles. Cette fiche présente les difficultés rapportées et ce que les pièces consultées permettent d’établir.
Important : les personnes et sites mentionnés sont cités parce qu’ils apparaissent dans les témoignages reçus par Alexia.fr. Cette publication a pour seul objectif d’informer les consommateurs. Les témoignages ne constituent pas, à eux seuls, la preuve d’une fraude. Cette fiche ne constitue pas une décision de justice et ne préjuge pas de la responsabilité des personnes ou sociétés concernées.
Les captures d’écran présentées ci-dessous ont fait l’objet de constats réalisés par l’équipe d’Alexia.fr. Les fichiers originaux sont conservés pour documenter les faits rapportés et appuyer les démarches engagées.
Une offre à petit prix, un paiement en ligne, puis une demande importante à l’approche de la signature : c’est le parcours décrit par de très nombreux clients. D’autres disent avoir payé avant de connaître leur avocat ou sans avoir signé de convention d’honoraires.
Alexia a rapproché ces témoignages des pages de Divorce Express pour comprendre ce qui est proposé, ce qui est contesté et comment réagir. Chaque reproche est détaillé plus bas, avec un lien vers le témoignage ou la page concernée. Les captures montrent les informations affichées sur le site. Les avis racontent l’expérience de leurs auteurs ; ils ne remplacent pas les contrats et les factures de chaque dossier.
En bref
Payer sans connaître son avocat. Des clients disent avoir versé les premières sommes après avoir parlé à un conseiller ou à un assistant, sans savoir quel avocat allait s’occuper de leur divorce.
Payer sans avoir de convention d’honoraires. Certains affirment n’avoir pu lire ou signer la convention d’honoraires qu’après leur premier règlement. Ce contrat, obligatoire, fixe pourtant le travail de l’avocat, son prix et les frais possibles.
Découvrir un supplément juste avant la signature. Plusieurs témoignages évoquent des sommes jugées excessives (plus de 1 000 euros !), parfois calculées à 480 euros de l’heure, après un prix de départ présenté comme « tout compris ».
Ce que dénoncent les clients
Les reproches suivent plusieurs étapes du parcours : le premier appel, le paiement, la réception du contrat, puis la demande d’argent à l’approche de la signature. Les témoignages sont regroupés dans cet ordre pour permettre au lecteur de retrouver la difficulté qui le concerne.
Les liens permettent de consulter les messages du forum et les avis Trustpilot cités. Certains avis publiés sur la fiche Divorce Express parlent d’un autre site ou d’un cabinet précis. Cette information est indiquée pour ne pas attribuer à Divorce Express toutes les démarches racontées par leurs auteurs.
Des conseillers se présenteraient comme liés à Alexia
Alexia a recueilli plusieurs témoignages écrits de personnes qui disent avoir été appelées par un conseiller se présentant comme lié à la plateforme. Selon leurs récits, l’interlocuteur utiliserait le nom d’Alexia ou celui de l’avocat choisi sur le site pour les rassurer et leur demander un paiement. Marion décrit notamment l’explication qui lui aurait été donnée au sujet de son dossier :
« ... il s'agissait d'un certain [...], juriste pour le cabinet [...]. Il m'a expliqué que maître [...] était occupé [...] et qu'il avait demandé à maître [...] de s'occuper de mon dossier... »
Lilie dénonce une confusion entre plateformes. Dans son avis du 30 août 2023, elle accuse ses interlocuteurs de s’être présentés comme une autre plateforme au début des échanges.
Des clients disent payer sans connaître leur avocat
Des clients affirment avoir réglé les premières sommes sans savoir quel avocat allait s’occuper de leur divorce. Ils disent avoir parlé à un conseiller ou à un assistant, sans échange direct avec l’avocat. Leur reproche porte sur le moment où ils ont dû payer : ils souhaitaient identifier le professionnel avant de lui confier leur dossier.
Savoir à qui l’on parle change aussi la façon de comprendre les réponses reçues. Un conseiller peut présenter le service et suivre des documents. Le client doit pouvoir savoir quel avocat répondra à ses questions juridiques et défendra ses intérêts.
Sam dénonce un manque de contact avec l’avocat. Il écrit avoir « seulement ses assistants » au téléphone et décrit un paiement demandé avant de commencer.
Ce témoignage porte sur le manque de contact direct. Il faut distinguer cette difficulté d’une absence de nom communiqué avant le paiement. Pour vérifier ce second point, les documents envoyés au client et la date de leur réception restent essentiels.
Payer avant d’avoir lu et signé la convention d’honoraires
D’autres clients disent avoir payé avant de signer la convention d’honoraires. Certains affirment ne l’avoir reçue, ou n’avoir pu la lire, qu’après le premier règlement. Ils reprochent de s’être engagés sans connaître les conditions exactes de l’intervention de l’avocat.
La convention d’honoraires est le contrat qui fixe le travail de l’avocat et son prix. Elle doit expliquer ce que couvre le forfait, les frais prévus et les cas où une autre somme peut être demandée. Pour une personne qui pense acheter une formule « tout compris », ces informations sont décisives.
Transparence dit avoir payé avant de lire le contrat. Cette personne explique ne pas avoir connu les « termes du contrat » avant le paiement, puis ne pas l’avoir signé.
Le point à vérifier est donc la chronologie : quand le prix a-t-il été annoncé, quand le contrat a-t-il été envoyé et quand le paiement a-t-il eu lieu ? Les personnes concernées disent découvrir après coup des clauses qui peuvent augmenter le prix. La comparaison entre les messages et les documents permet de comprendre ce qu’elles avaient accepté.
Des suppléments annoncés quelques jours avant la signature
Plusieurs clients racontent qu’une somme bien supérieure au prix de départ leur est demandée quelques jours avant la signature, parfois la veille. Ils la jugent excessive et disent ne pas avoir été informés de ces frais pendant le traitement du dossier.
Certains témoignages citent 480 euros de l’heure pour des courriels, des appels ou des corrections. D’autres contestent aussi des relances envoyées à l’initiative du cabinet. Ils expliquent avoir eux-mêmes rempli les formulaires et fourni les pièces, sans comprendre ensuite le nombre d’heures facturées.
À ce moment, le rendez-vous est déjà fixé et les époux pensent arriver au terme du divorce. Certains disent avoir payé pour pouvoir signer. D’autres disent avoir arrêté le dossier, puis rencontré des difficultés pour obtenir le détail du travail facturé ou un remboursement.
Annibal parle d’un supplément annoncé la veille. Il évoque une clause à « 480€ DE L’HEURE », sans avertissement sur ces frais pendant la procédure.
R.R rapporte 1 500 euros de supplément par époux. Dans son avis du 28 février 2025, R.R cite Tedgui et Gabsi. Il décrit une offre à 199 euros par époux pour un divorce amiable sans enfants ni bien immobilier commun. Les 1 500 euros supplémentaires auraient été annoncés « la veille du rendez-vous de signature ». L’expérience est datée du 3 janvier 2025.
Pièce 07 — Avis R.R publié le 28 février 2025. Expérience déclarée : 3 janvier 2025. Consulter la source
Le Rivager évoque une demande de 5 200 euros. Dans son avis du 20 octobre 2026, l’auteur cite Tedgui et Gabsi. Il dénonce un supplément demandé juste avant la signature et dit avoir craint un blocage de son dossier. Il ne précise pas comment cette somme se répartit ni s’il l’a finalement payée.
Pièce 08 — Avis Le Rivager publié le 20 octobre 2026. Expérience déclarée : 28 août 2026. Consulter la source
Le point commun de ces récits est le décalage entre le prix annoncé au départ et la somme réclamée près de la signature. Pour comprendre si un supplément est dû, il faut vérifier ce qui était compris dans le forfait, le travail effectué et les informations données au client pendant le dossier.
Des courriels et des relances facturés en plus
Gabrielle conteste des relances facturées. Elle rapporte des demandes de 1 100 et 1 200 euros, dont des messages envoyés « de leur propre chef ».
irwin jager conteste le prix de trois courriels. Dans son avis du 28 août 2026, l’auteur vise le cabinet Gabsi. Il dénonce une absence de facture et une somme qu’il juge excessive pour « 3 mails envoyés ». Il ne donne pas le montant.
Pièce 09 — Avis irwin jager publié le 28 août 2026. Expérience déclarée : 8 juillet 2026. Le texte vise le cabinet Gabsi. Consulter la source
Un courriel, un appel ou une relance peut correspondre à un travail facturable. Mais le client doit pouvoir comprendre pourquoi ce travail est payé en plus du forfait et comment le temps a été calculé. Les auteurs de ces témoignages contestent précisément le montant ou l’explication reçue. Le compte détaillé du cabinet est donc une pièce centrale du litige.
Des remboursements partiels et un suivi contesté
xavier MARQUANT dit avoir payé 338 euros et récupéré 100 euros. Son avis du 13 septembre 2026 est publié sur la fiche Divorce Express, mais son récit commence sur Divorce Accéléré et cite Gabsi. Il explique avoir payé pour deux personnes avant de demander un remboursement. Selon lui, seuls 100 euros lui ont été rendus, sans explication sur les 238 euros restants. Il dit toujours attendre cette somme un an après son premier message.
Pièce 10 · vue 1 sur 2 — Autre extrait de la même capture.
Pièce 10 · vue 2 sur 2 — Avis xavier MARQUANT publié le 13 septembre 2026. Expérience déclarée : 14 septembre 2025. Le récit commence sur Divorce Accéléré. Consulter la source
Lau dit continuer à payer une prestation déjà réglée. Dans son avis du 29 décembre 2025, cette personne estime avoir déjà payé ce qu’elle devait. Elle ajoute que son message pour signaler l’erreur est resté sans réponse.
Pièce 11 — Avis Lau publié le 29 décembre 2025. Expérience déclarée : 1er octobre 2025. Consulter la source
yann kurast dénonce un mauvais suivi. Dans son avis du 17 juillet 2026, l’auteur raconte un manque de présence et un contact reçu après la fin de son divorce. Son texte ne précise pas assez les étapes de la procédure pour vérifier les rendez-vous concernés.
Pièce 12 — Avis yann kurast publié le 17 juillet 2026. Expérience déclarée : 26 mai 2026. Consulter la source
Ces avis racontent des problèmes différents : remboursement après l’arrêt d’un dossier, paiement considéré comme déjà effectué, manque de réponse ou suivi peu clair. Pour chacun, il faut identifier le professionnel concerné, la somme demandée et le travail réellement effectué.
Les contrats, les factures et les échanges complets ne sont pas joints à ces avis. Les récits permettent de repérer les difficultés rapportées. Ils ne permettent pas de fixer, pour chaque dossier, les honoraires réellement dus ou le remboursement à obtenir.
Avant de payer : comment éviter les arnaques ?
Avant de payer, obtenez des réponses écrites sur l’avocat, le prix total et les suppléments possibles. Conservez ces réponses avec le devis et l’offre affichée.
Identifiez l’avocat
Vérifiez qui reçoit l’argent
Lisez et signez la convention d’honoraires
Faites préciser le « tout compris »
Demandez le détail de tout supplément
Vérifiez ce qui se passe si le dossier s’arrête
Les réponses doivent concerner votre dossier. Une promesse générale sur le site ne dit pas si votre situation entraîne un coût supplémentaire. Un écrit permet de relire ce qui a été annoncé et de le comparer, plus tard, à une facture.
Comparez le nom du devis, du contrat, de la facture et du bénéficiaire annoncé. Si une société reçoit le paiement, demandez quel service elle facture et quels honoraires resteront à payer à l’avocat.
Lisez et signez la convention d’honoraires.
Avant de régler des honoraires, demandez ce contrat écrit. Il doit préciser le travail prévu, le prix ou son mode de calcul et les frais envisagés. Les CGU du site ne remplacent pas cet accord avec l’avocat.
Ce que la convention d’honoraires doit vous permettre de comprendre
L’article 10 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 prévoit une convention écrite. Des exceptions existent notamment en cas d’urgence, de force majeure ou d’aide juridictionnelle totale. Le divorce n’est pas, en lui-même, une exception. Service Public rappelle la signature de la convention d’honoraires dès le début du divorce amiable.
Le contrat doit vous permettre de savoir si vous payez un forfait ou du temps passé, quel travail est compris et quels frais peuvent s’ajouter. Une clause vous paraît floue ? Demandez une explication avant de signer. Gardez la version reçue et les messages qui expliquent ses conditions.
Faites préciser le « tout compris ».
Demandez ce qui est inclus pour chaque époux et ce qui est exclu. Faites expliquer les cas pouvant entraîner un supplément : courriels, relances, corrections, rendez-vous ou pièces manquantes.
Demandez le détail de tout supplément.
Avant un règlement complémentaire, réclamez la date de chaque tâche, le travail effectué, le temps retenu, le tarif et la clause appliquée. Contestez par écrit les lignes que vous jugez injustifiées.
Ce que vous pouvez demander avec un compte détaillé
Les articles 10 et 12 du décret n° 2023-552 prévoient une information régulière sur l’évolution des honoraires. Un compte détaillé doit aussi être remis avant le règlement définitif et lorsque le client le demande.
Ce compte doit vous aider à comprendre le calcul de la facture. Pour un courriel, par exemple : lequel est concerné, combien de temps lui est attribué et pourquoi est-il facturé en plus ? Pour un appel : à quelle date a-t-il eu lieu et quelle durée est retenue ? Vous pouvez ainsi discuter de chaque ligne contestée.
Vérifiez ce qui se passe si le dossier s’arrête.
Demandez quelles sommes peuvent rester dues, dans quels cas un remboursement est prévu et à qui envoyer une réclamation.
En cas de litige : comment réagir ?
Rassemblez vos documents et écrivez d’abord au professionnel concerné. Séparez les frais de la plateforme des honoraires de l’avocat pour savoir à qui demander des explications ou un remboursement.
Dans votre courrier, indiquez le prix annoncé, ce que vous avez payé, la date du supplément et les explications reçues. Précisez le montant dont vous demandez le remboursement ou les lignes de facture que vous contestez. Joignez les documents utiles. Une demande précise permet au destinataire de comprendre le désaccord et d’y répondre.
Réunissez vos preuves
Contester les honoraires auprès de l'avocat
Saisir le médiateur de la profession d'avocat
Saisir le bâtonnier
Déposer un signalement sur SignalConso (DGCCRF)
Saisir la CNIL
Prévenir le notaire ou l'instance notariale
Déposer une plainte au commissariat
Choisissez la démarche adaptée. Le bâtonnier examine les honoraires de l’avocat. Le médiateur cherche un accord amiable. SignalConso permet de signaler des pratiques commerciales. Le choix dépend de ce que vous contestez et de ce que vous souhaitez obtenir.
Réunissez vos preuves
Réunissez les offres, le devis, le contrat, les factures, les paiements et les échanges. Notez les dates, le prix de départ et les sommes supplémentaires demandées.
Contester les honoraires auprès de l’avocat
Envoyez une réclamation écrite à l'avocat concerné par votre dossier. Expliquez ce que vous contestez et ce que vous demandez : détail du travail facturé, justification d’un supplément, correction d’une facture ou remboursement. Rappelez le prix initial annoncé, les dates et montants des paiements, la date de remise de la convention d'honoraires et les sommes supplémentaires réclamées. Joignez les justificatifs utiles : offre initiale, convention si vous en avez une, factures, preuves de paiement et échanges.
Maître Laure-Eva GABSI Cabinet GABSI Avocats 62 rue du Général de Gaulle 95880 Enghien-les-Bains Téléphone : 01 88 61 03 09 E-mail du cabinet : contact@gabsi-avocats.com
Adressez votre réclamation à l’avocat qui vous a facturé les honoraires contestés. Si votre demande concerne des sommes facturées séparément par les deux cabinets, envoyez un courrier distinct à chacun, en précisant les factures et les montants concernés. Indiquez votre numéro de dossier et conservez une copie de vos envois et des réponses reçues.
Adressez une mise en demeure si nécessaire. En l’absence de réponse satisfaisante, envoyez une lettre recommandée avec avis de réception à l’avocat concerné. Précisez les sommes contestées, les raisons de votre demande et ce que vous attendez : communication d’un décompte détaillé, correction d’une facture ou remboursement. Fixez un délai raisonnable, par exemple quinze jours à compter de la réception du courrier. Ce délai est celui que vous proposez, pas un délai légal général. Gardez une copie de la lettre, la preuve d’envoi et l’avis de réception.
Saisir le médiateur de la profession d'avocat
Avant de saisir un médiateur, vous devez avoir tenté de régler le problème par une réclamation écrite au professionnel concerné, selon l’article L. 612-2 du Code de la consommation. Respectez les modalités prévues dans le contrat, lorsqu’il en existe. Une LRAR aux deux intervenants n’est pas une obligation générale pour toute médiation.
Pour les honoraires d’avocat. Vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de la profession d’avocat si votre réclamation est refusée ou reste sans réponse pendant deux mois. Vous disposez d’un an à partir de votre réclamation écrite pour le saisir. Joignez les pièces. L’avocat doit accepter de participer à la médiation. Consultez les conditions de saisine.
Pour les frais de la plateforme. Recherchez le médiateur indiqué dans ses conditions contractuelles. Votre réclamation préalable doit alors avoir été adressée à cette société. Le médiateur de la profession d’avocat ne traite pas, à ce titre, le contrat d’une plateforme commerciale.
Le médiateur aide les parties à trouver une solution. Il ne peut pas imposer un remboursement comme le ferait une décision de justice. Pour un litige avec l’avocat, gardez donc la date de votre première réclamation écrite : elle permet de suivre les délais de deux mois sans réponse et d’un an pour la saisine.
Saisir le bâtonnier : signaler les pratiques et contester les honoraires
Vous pouvez saisir le bâtonnier pour signaler le comportement de votre avocat, mais aussi pour contester ses honoraires. Ces deux demandes doivent être clairement distinguées : l’examen des pratiques professionnelles relève de la déontologie, tandis que la contestation des sommes facturées relève de la fixation des honoraires.
- Pour Maître Raphaël TEDGUI : saisissez le bâtonnier de Paris.
Pour signaler les pratiques professionnelles, adressez votre courrier à :
Monsieur ou Madame le Bâtonnier – Ordre des avocats de Paris – Direction de la Déontologie 4 boulevard du Palais CS 80420 75053 Paris Cedex 01. Consulter les démarches officielles du service.
Pour contester également les honoraires de Maître Raphaël TEDGUI, adressez une demande distincte à :
Monsieur ou Madame le Bâtonnier – Ordre des avocats de Paris – Service de la fixation des honoraires 4 boulevard du Palais CS 80420 75053 Paris Cedex 01. Consulter les coordonnées officielles du service.
- Pour Maître Laure-Eva GABSI : saisissez le bâtonnier du Val-d’Oise.
Adressez votre courrier à :
Monsieur ou Madame le Bâtonnier – Ordre des avocats du Val-d’Oise – Service taxation d’honoraires et réclamations déontologiques Maison de l’Avocat 6 rue Taillepied 95300 Pontoise. Consulter les coordonnées officielles du service.
Présentez les faits dans l’ordre chronologique : prix initial annoncé, date du premier paiement, date de remise de la convention d’honoraires, suppléments réclamés, explications obtenues et éventuelles difficultés de suivi. Décrivez précisément les comportements que vous signalez, sans vous limiter au montant des factures. Joignez des copies des pièces utiles : offre initiale, convention, factures, justificatifs de paiement et échanges.
Adressez votre réclamation datée et signée par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé. Indiquez vos coordonnées complètes, l’identité de l’avocat concerné et ce que vous demandez : examen des pratiques signalées et, dans une demande de contestation d’honoraires, réduction des sommes réclamées ou remboursement d’un trop-perçu. Si votre démarche concerne les deux avocats, préparez une réclamation distincte pour chacun auprès de son barreau. Conservez une copie de chaque envoi.
Une mise en demeure préalable adressée à la plateforme et à l’avocat n’est pas une condition générale de la procédure de contestation d’honoraires. Une réclamation écrite à l’avocat reste toutefois utile pour exposer votre désaccord et conserver une trace de votre démarche.
Un signalement déontologique ne remplace pas une contestation d’honoraires. Il permet au bâtonnier d’examiner les manquements que vous rapportez et d’apprécier les suites à leur donner. Dans la procédure de contestation d’honoraires, le bâtonnier peut maintenir ou réduire les honoraires au vu du dossier. Pour contester les propres frais commerciaux d’ASL Médias, une démarche distincte reste nécessaire. Consulter les explications sur Service Public.
Déposer un signalement sur SignalConso (DGCCRF)
Déposez un signalement sur SignalConso, le service de la DGCCRF en décrivant les difficultés rencontrées avec Divorce-express.fr : prix annoncé, prestations promises, paiement demandé avant communication du nom de l’avocat ou de la convention d’honoraires, suppléments réclamés et difficultés de remboursement.
Identifiez ASL Médias (SIREN 814 181 525), mentionnée dans les informations légales du site, en précisant son rôle dans votre parcours et les sommes qu’elle vous a éventuellement facturées.
Indiquez également le nom de l’avocat effectivement intervenu dans votre dossier : Maître Raphaël TEDGUI ou Maître Laure-Eva GABSI, ou les deux si chacun est concerné par les faits que vous rapportez. Mentionnez leur cabinet ou leur structure professionnelle tels qu’ils figurent sur vos documents. Si le titulaire du nom de domaine est identifié et différent de l’éditeur, ajoutez son identité et le justificatif correspondant. Distinguez les actes de chacun et joignez vos preuves : offre initiale, captures d’écran, convention d’honoraires, factures, paiements et échanges.
Le signalement peut contribuer aux contrôles de l’administration, mais il ne fixe pas les honoraires et ne garantit pas un remboursement : poursuivez parallèlement les démarches adaptées pour contester les sommes réclamées. Il ne remplace pas une plainte pour des faits susceptibles de constituer une infraction. Conservez une copie du signalement et des réponses reçues.
Saisir la CNIL
On vous affirme qu'un appel a été enregistré, vous êtes contacté sans savoir comment vos coordonnées ont été obtenues, ou vos informations semblent avoir été transmises à un autre professionnel ?
Demandez d'abord des explications écrites à l'organisme concerné : ASL Médias ou le cabinet de Maître Raphaël TEDGUI ou de Maître Laure-Eva GABSI, selon les échanges et les documents de votre dossier.
Demandez précisément : - Quelles données personnelles sont détenues à votre sujet et une copie de ces données ; - D'où proviennent vos coordonnées si vous ne les avez pas communiquées directement ; - A quoi servent vos données, sur quel fondement elles sont utilisées et combien de temps elles sont conservées ; - A quels destinataires elles ont été ou seront transmises ; - Si vos appels ont été enregistrés et, dans ce cas, l'accès aux enregistrements vous concernant. Précisez les dates approximatives des appels et le numéro de téléphone utilisé pour faciliter les recherches.
Vous devez être informé de l'enregistrement de vos conversations et de l'utilisation qui en est faite. L'absence de consentement ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir une infraction : un autre fondement légal peut être applicable. L'information donnée, l'objectif de l'enregistrement, sa nécessité, sa durée de conservation et le respect de vos droits doivent également être examinés.
L'organisme doit en principe répondre à votre demande d'accès dans un délai d'un mois. Une prolongation de deux mois supplémentaires est possible, notamment si la demande est complexe, mais elle doit vous être annoncée et expliquée dans le premier mois. Si vous ne recevez pas de réponse dans le délai applicable, ou si la réponse reste incomplète malgré votre relance, vous pouvez déposer une plainte auprès de la CNIL.
Joignez les éléments utiles à votre plainte : identité et coordonnées de l'organisme, copie de votre demande, preuve de son envoi, réponse éventuelle, messages reçus et éléments faisant état d'un enregistrement ou d'une transmission de vos données. Conservez les originaux.
Prévenir le notaire ou l'instance notariale
Contactez le notaire désigné dans votre convention de divorce. Son nom et les coordonnées de son office figurent normalement dans la convention ou sur l'attestation de dépôt. Si vous ne disposez pas de ces informations, demandez-les par écrit à votre avocat, Maître Raphaël TEDGUI ou Maître Laure-Eva GABSI, selon votre dossier.
Demandez où en est le dépôt de votre convention. Vous pouvez notamment demander au notaire s'il a reçu les documents, à quelle date le dépôt a été effectué et comment obtenir l'attestation correspondante. Indiquez les noms des deux époux, la date de signature de la convention et les noms des avocats pour permettre à l'office de retrouver votre dossier.
Signalez également les faits qui concernent la signature ou le dépôt. Si vous estimez avoir subi des pressions au moment de signer, si les dates indiquées vous paraissent incohérentes ou si les informations reçues sur le dépôt se contredisent, décrivez précisément les faits et joignez les justificatifs utiles. Demandez au notaire des explications sur les points relevant de sa mission et conservez sa réponse.
Dans le divorce amiable sans juge, le notaire vérifie notamment la présence des mentions obligatoires et le respect du délai de réflexion avant de déposer la convention au rang de ses minutes. Il ne tranche pas le litige sur les honoraires de l'avocat.
Si votre difficulté concerne l'intervention du notaire lui-même, adressez d'abord une réclamation écrite à son office. En l'absence de solution satisfaisante, vous pouvez saisir le président du conseil régional ou interrégional des notaires compétent. Identifiez le notaire et son office, exposez les faits qui lui sont personnellement reprochés et joignez votre première réclamation ainsi que les réponses reçues.
Déposer une plainte au commissariat
Si vous soupçonnez une tromperie organisée, une usurpation d'identité, des menaces ou l'utilisation d'un faux document, vous pouvez déposer plainte. Un supplément d'honoraires ou un remboursement refusé ne constituent pas automatiquement une escroquerie : les circonstances et les pièces de votre dossier doivent être examinées.
Rendez-vous au commissariat ou à la gendarmerie de votre choix. Le dépôt de plainte est gratuit. Vous pouvez également écrire au procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu des faits ou du domicile de l'auteur présumé. Vous n'avez pas à déterminer vous-même l'infraction : racontez précisément ce qui s'est passé.
Dans votre récit, indiquez le site Divorce-express.fr et les professionnels effectivement concernés : ASL Médias, Maître Raphaël TEDGUI ou Maître Laure-Eva GABSI, selon votre dossier. Précisez qui vous a contacté, sous quelle identité, ce qui vous a été promis, à qui vous avez payé et dans quelles circonstances des sommes supplémentaires ont été demandées. Si vous ne connaissez pas l'auteur des faits ou n'êtes pas certain de son identité, vous pouvez déposer plainte contre X en communiquant les informations dont vous disposez.
Préparez une chronologie et apportez vos justificatifs : offre initiale, captures d'écran, courriels, SMS, convention d'honoraires, factures et preuves de paiement. Indiquez les dates, les montants et le préjudice que vous estimez avoir subi. Distinguez votre propre expérience des témoignages d'autres personnes.
Conservez le récépissé et demandez une copie de votre plainte. Si vous écrivez au procureur, gardez une copie du courrier, des pièces jointes et une preuve de l'envoi.
Vous avez utilisé Divorce Express ? Laissez un avis sur Trustpilot pour aider d’autres personnes à s’informer avant de s’engager. Décrivez votre expérience personnelle, les montants demandés et les éventuelles difficultés rencontrées.
Notre enquête
Le nom Divorce Express désigne le service proposé sur Internet. Derrière cette marque, il faut distinguer trois choses : la société qui exploite le site, la personne qui reçoit votre paiement et l’avocat qui s’occupe de votre divorce. Il est possible que plusieurs intervenants participent au même parcours. Le client doit savoir ce que chacun fait et à qui il confie son dossier.
Qui exploite le site Divorce Express ?
Les conditions générales d’utilisation recueillies le 2 novembre 2026 désignent ASL Medias comme éditeur du site. Elles indiquent le numéro SIREN 814181525 et une adresse à Sarcelles. Ce numéro permet d’identifier la société, au-delà du seul nom commercial Divorce Express.
ASL MEDIAS apparaît aussi comme annonceur dans le Centre de transparence publicitaire de Google. Les annonces visibles sur la capture ci-dessous renvoient à Divorce Express. Cette capture a été réalisée le 2 novembre 2026.
Pièce 01 — Centre de transparence publicitaire de Google : annonces et nom ASL MEDIAS. Extrait recadré. Constat du 2 novembre 2026. Consulter la source
Quel lien apparaît avec le cabinet Tedgui ?
Une publication de la page Facebook Divorce Express, datée du 15 décembre 2020, porte la mention « CABINET TEDGUI ». Elle renvoie au site divorce-mt.fr et annonce un prix à partir de 279 euros TTC par époux. Cette ancienne publication était encore visible lors de la capture du 2 novembre 2026.
Pièce 02 — Publication Facebook de Divorce Express datée du 15 décembre 2020. Extrait recadré du texte de la publication. Constat du 2 novembre 2026. Consulter la source
Cette publication montre un lien entre la marque Divorce Express et le cabinet Tedgui à cette date. Plusieurs témoignages citent aussi ce cabinet. Pour autant, les documents examinés ne donnent pas la liste complète des avocats partenaires et ne permettent pas de savoir quel avocat est proposé à chaque client.
Que disent les conditions générales sur les deux intervenants ?
Les conditions générales d’utilisation, appelées CGU, présentent la plateforme et le cabinet d’avocats partenaire comme deux intervenants différents. Elles indiquent que le cabinet établit la convention d’honoraires, accessible à la suite d’une demande de devis ou d’échanges écrits. Le préambule appelle pourtant ASL Medias le « CABINET ». Cette façon de nommer la société peut rendre le rôle de chacun difficile à comprendre.
Pièce 03 — CGU, préambule, définitions et objet. Extrait recadré. Constat du 2 novembre 2026. Consulter la source
Les CGU expliquent le fonctionnement du site. La convention d’honoraires est le contrat conclu avec l’avocat : elle précise son travail, son prix et les frais prévus. Ces documents doivent permettre de répondre à des questions simples : qui s’engage envers vous, pour quelle prestation et pour quel montant ?
Des offres à 169 ou 199 euros présentées comme « tout compris »
La confirmation recueillie le 2 novembre 2026 à 22 h 11 annonce 169 euros « tout compris », avec un paiement possible en quatre fois sans frais. Aucun nom d’avocat n’est visible sur cette capture. Le bouton invite le visiteur à lancer sa procédure.
Cette page est une étape du parcours. Elle montre l’offre et les informations affichées à cet endroit du site. Les courriels et les échanges précédents sont nécessaires pour savoir si le nom de l’avocat avait déjà été communiqué à une personne donnée.
Pièce 04 · vue 1 sur 2 — Autre extrait de la même capture.
Pièce 04 · vue 2 sur 2 — Confirmation à 169 euros et pied de page. Deux extraits recadrés ; le bandeau de cookies présent sur l’original masque une partie du pied de page à gauche. Constat du 2 novembre 2026. Consulter la source
Une autre page affiche une formule à partir de 199 euros
La page « Notre formule », recueillie le même jour à 22 h 16, annonce un prix à partir de 199 euros TTC par époux. Elle présente un accompagnement sans frais supplémentaires. Une précision indique que la formule couvre toute la procédure pour un conjoint.
Pièce 05 — Formule à partir de 199 euros TTC par époux et présentation sans frais supplémentaires. Extrait recadré. Constat du 2 novembre 2026. Consulter la source
Deux prix apparaissent donc sur les pages consultées le même jour : 169 euros sur la confirmation et un tarif à partir de 199 euros TTC par époux sur la page de la formule. Le client doit pouvoir savoir quelle offre s’applique à son dossier, ce qu’elle comprend et ce qui peut être facturé en plus.
Ce que montre la page de paiement
La page de commande recueillie le 2 novembre 2026 à 22 h 13 propose de régler 169 euros pour un divorce sans enfant ni bien immobilier à Paris. Elle offre un paiement par carte bancaire ou en plusieurs fois. La capture ci-dessous reproduit le récapitulatif et la zone de paiement.
Pièce 06 — Récapitulatif de commande et moyens de paiement, total de 169 euros. Extrait recadré de la zone de paiement. Constat du 2 novembre 2026. Consulter la source
Aucune convention d’honoraires établie au nom du client n’apparaît sur la capture complète de cette page.
Ce point rejoint le reproche de clients qui disent avoir payé avant de lire le contrat. Pour examiner leur situation, il faut regarder l’ensemble de leur parcours : page de commande, courriels reçus, contrat joint et dates des échanges. L’écran seul ne décrit pas ce que chacun avait reçu avant son règlement.
Ce que dit la loi
Libre choix de l'avocat
Une offre qui propose deux avocats déjà choisis peut porter atteinte à la nécessité du choix libre et indépendant de son conseil. C'est le point de vue du Barreau de Paris (flash déonto du 3 février 2017) et du Conseil national des barreaux (actualité législative du 21 juin 2017).
Il appartient enfin à l'avocat souhaitant participer à une « offre groupée » consistant à proposer deux avocats pré-choisis d'être vigilant eu égard à la nécessité du choix libre et indépendant de son conseil par chacune des parties.
Usage d'un nom de domaine générique et concurrence déloyale
L'usage d'un nom de domaine générique est contraire aux exigences des articles 10.5 et 10.6 du Règlement intérieur national de la profession d'avocat.
10.5 Dispositions complémentaires relatives à la publicité par Internet. Le nom de domaine doit comporter le nom de l'avocat ou la dénomination du cabinet en totalité ou en abrégé, qui peut être suivi ou précédé du mot « avocat ». L'utilisation de noms de domaine évoquant de façon générique le titre d'avocat ou un titre pouvant prêter à confusion, un domaine du droit ou une activité relevant de celles de l'avocat, est interdite.
10.6 Dénominations. Les dénominations s'entendent du nom commercial, de l'enseigne, de la marque, de la dénomination ou raison sociale ou de tout autre terme par lequel un avocat ou une structure d'exercice sont identifiés ou reconnus. La dénomination, quelle qu'en soit la forme, est un mode de communication. L'utilisation de dénominations évoquant de façon générique le titre d'avocat ou un titre pouvant prêter à confusion, un domaine du droit, une spécialisation ou une activité relevant de celle de l'avocat, est interdite.
La cour d'appel de Paris, dans un arrêt du 17 décembre 2014, rappelle que de tels agissements sont constitutifs d'un acte de concurrence déloyale.
Au regard de l'article 10-6 du Règlement intérieur, le libellé des noms de domaine constituent un vocable générique ; en effet, un avocat ne peut s'approprier même indirectement, le terme générique de sa profession sur son site internet et laisser entendre aux clients potentiels qu'il représente ainsi l'intégralité de la profession ; il n'est pas possible que le site ne mentionne pas le nom de l'avocat ou celui de sa structure professionnelle. En s'appropriant les termes permis ou accident de la route avec la seule mention avocat, ce qui vise le droit automobile, M.B. contrevient au texte précité : dès lors, il entretient une confusion à l'égard des clients potentiels de nature à nuire à son confrère et à détourner de ce dernier une partie de la clientèle concernée par ce droit automobile, ce qui est constitutif d'un acte de concurrence déloyale.
La Cour de cassation a également condamné les noms de domaine « avocats-paris.org » et « avocat-divorce.com », considérant de surcroît que la pratique consistant à ne pas faire apparaître l'identité de l'avocat exploitant le domaine constituait une infraction aux règles sur la publicité individuelle, ainsi qu'un acte de concurrence déloyale et, partant, un manquement aux principes essentiels de loyauté, de modération et de discrétion auxquels sont tenus les avocats (Civ. 1re, 4 mai 2012, n° 11-11180).
Ces affaires concernent la présentation de services juridiques sur Internet et le rôle d’une société intermédiaire. L’article 10.5 du RIN encadre le nom de domaine du site d’un avocat : il doit permettre de l’identifier, lui ou son cabinet, et ne peut pas s’approprier un domaine du droit par une dénomination générique.
Pour Amiable-divorce.fr, l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 15 octobre 2026, RG 26/09294, évoque notamment des poursuites concernant une société tierce, des restrictions de sollicitation personnalisée et un nom de domaine générique. La cour a renouvelé une suspension provisoire de six mois. Cette mesure ne tranche pas définitivement les poursuites disciplinaires.
Ces deux exemples montrent pourquoi il faut regarder qui exploite le site, comment l’avocat y intervient et comment le service se présente au public. Le fait qu’une société apparaisse dans le parcours ne suffit pas : ce sont ses missions et ses pratiques qui doivent être examinées.
Ces décisions ne concernent ni Divorce Express ni Maître Tedgui. Elles ne démontrent pas que le même fonctionnement est en cause ici. Elles servent à expliquer les règles et les questions que soulève le recours à une plateforme commerciale pour obtenir une prestation d’avocat.
Pratique commerciale trompeuse ?
Une pratique commerciale est trompeuse lorsqu'elle repose sur des allégations fausses ou de nature à induire en erreur, notamment sur le prix ou son mode de calcul, sur l'étendue des engagements du professionnel, ou sur son identité et ses qualités. C'est ce qu'énumère l'article L. 121-2 du Code de la consommation.
Elle peut l'être par omission. L'article L. 121-3 vise le professionnel qui tait ou dissimule une information substantielle, ou qui la fournit de façon inintelligible, ambiguë ou à contretemps. Pour une offre qui annonce un prix, il range parmi ces informations les caractéristiques principales du service, l'identité et l'adresse du professionnel, et le prix toutes taxes comprises. Un forfait « tout compris » dont les exclusions n'apparaissent qu'au détour des conditions générales se discute sur ce terrain.
La qualification appartient à l'administration et au juge, pas à un témoignage ni à une capture d'écran. Ce que les pièces permettent, c'est de décrire les faits avec leurs dates et de les signaler : c'est l'objet d'un signalement sur SignalConso, qui alimente les contrôles de la DGCCRF.
Obligation de convention d'honoraires
Depuis la loi du 6 août 2015, l'avocat et son client concluent par écrit une convention d'honoraires, sauf urgence ou force majeure. Elle précise le montant ou le mode de détermination des honoraires, ainsi que les frais et débours envisagés : c'est l'objet de l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971.
Cette convention lie le client et l'avocat, pas la plateforme. Un prix affiché sur un site, un récapitulatif de commande ou des conditions générales ne la remplacent pas : tant qu'elle n'est pas signée, l'étendue de la mission et son prix ne sont pas fixés.
Obligation de rendre compte des diligences
L'avocat doit pouvoir justifier du travail accompli. L'article 10 du décret n° 2023-552 du 30 juin 2023 impose une information régulière du client sur l'évolution du montant des honoraires, et son article 12 la remise d'un compte détaillé avant le règlement définitif, comme chaque fois que le client le demande.
Ce compte énumère les diligences : pour chaque acte facturé, sa date, sa nature, le temps retenu et le tarif appliqué. Un honoraire au temps passé qui ne s'appuie sur aucun relevé de ce type ne se vérifie pas -- ni par le client, ni par le bâtonnier saisi d'une contestation.
À quel moment devez-vous connaître le nom de votre avocat ?
Le nom de l'avocat qui traitera le dossier doit être connu avant l'engagement. C'est lui qui détermine le barreau compétent en cas de contestation, l'interlocuteur de la convention d'honoraires et la personne tenue au secret professionnel.
Un conseiller, un assistant ou une plateforme peuvent présenter le service et suivre des documents. Ils ne remplacent pas l'avocat : le client doit pouvoir savoir qui répondra à ses questions juridiques et défendra ses intérêts, avant le premier règlement.
Connaître ce nom permet de vérifier que la personne est bien avocat, de savoir de quel barreau elle dépend et de rechercher les avis qui la concernent. Dans cette enquête, les captures permettent de lire ce qui apparaît à certaines étapes du site. Pour savoir ce qu’un client avait reçu avant de payer, il faut aussi regarder ses courriels et ses autres échanges.
Une plateforme peut-elle recevoir le paiement de l'avocat ?
Les honoraires sont dus à l'avocat. Le Règlement intérieur national encadre strictement ses relations avec un intermédiaire : l'avocat ne partage pas ses honoraires avec une personne qui n'est pas avocat, et il reste maître de la relation avec son client.
Une plateforme peut facturer son propre service -- mise en relation, suivi administratif, outils. Ce service doit alors être identifié, distinct des honoraires, et le client doit pouvoir savoir ce qu'il paie à qui. Un règlement unique encaissé par une société commerciale, sans ventilation, ne permet pas cette distinction.
Les règles de la profession encadrent les relations entre un avocat et un intermédiaire. L’article 6.2 du RIN interdit à l’avocat les opérations de courtage. L’article 11.3 interdit la rémunération d’apports d’affaires ; l’article 11.4 interdit de partager des honoraires avec un non-avocat. Ces règles ne permettent pas de conclure qu’un site de mise en relation est interdit par principe.
L’article 19.4.2 du RIN permet une participation forfaitaire de l’avocat aux frais d’une plateforme. En revanche, cette plateforme ne doit pas être rémunérée en fonction des honoraires qu’il reçoit des clients mis en relation. Le texte encadre aussi l’encaissement des honoraires pour le compte de l’avocat, avec une exception pour une entreprise agréée selon le Code monétaire et financier.
Si ASL Medias reçoit un paiement avant qu’un avocat soit désigné, il faut donc demander ce que cette somme paie et pour le compte de qui elle est encaissée. S’agit-il d’un service facturé par la plateforme ou d’honoraires d’avocat ? Les captures ne montrent ni le bénéficiaire bancaire réel ni le partage des fonds. La réponse dépend des contrats et du fonctionnement effectif du service.
Conflit d'intérêts
Dans un divorce par consentement mutuel, chaque époux a son propre avocat : c'est ce que la réforme de 2017 impose, et la raison pour laquelle un avocat unique ne peut pas représenter les deux. Le Règlement intérieur national interdit par ailleurs à l'avocat d'intervenir lorsqu'il existe un conflit d'intérêts, ou un risque sérieux qu'il en survienne un.
Deux avocats proposés ensemble, par le même intermédiaire et dans la même offre, posent la question de leur indépendance l'un vis-à-vis de l'autre. Elle ne se règle pas par une déclaration de principe : elle s'apprécie au regard des liens réels entre les professionnels et la structure qui les met en relation.
Lien capitalistique entre les parties
Quand les sociétés qui éditent plusieurs sites, l'intermédiaire commercial et les cabinets proposés partagent des associés, des dirigeants ou un actionnariat, les offres présentées comme concurrentes ne le sont pas. Le consommateur qui compare croit choisir entre plusieurs prestataires ; il reste dans le même ensemble.
Ce lien n'est pas illicite en lui-même. Il le devient quand il n'est pas porté à la connaissance du client, parce qu'il touche alors à deux obligations distinctes : l'information loyale du consommateur, et l'indépendance que chaque avocat doit au sien.