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Fiche pratique rédigée par Maître FABIEN GAILLARD
Maître GAILLARD

La vente en état futur d'achèvement (VEFA)

Immobilier / Par Maître GAILLARD, Avocat, Publié le 20/04/2024 à 18h57
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La vente en l'état futur d'achèvement, ou VEFA (également appelée " achat sur plan "), est un contrat par lequel l'acheteur acquiert un bien immobilier en cours de construction que le vendeur s'engage à lui livrer une fois achevé. Comme toute vente immobilière, elle est obligatoirement reçue par un notaire. L'acquéreur choisit son bien immobilier sur la base de plans et de documents descriptifs et graphiques fournis par le promoteur vendeur. Il n'intervient pas dans le processus de construction dont la responsabilité pèse entièrement sur le promoteur. Ce dernier s'engage à lui livrer un bien achevé et conforme aux plans et notices descriptives, dans un délai déterminé. Il doit faire toutes les démarches en ce sens (permis de construire, assurances, surveillance des travaux...). La VEFA fait peser sur l'acquéreur un risque puisque cet acte porte par définition sur un bien qui n'existe pas (ou n'est pas encore achevé) au moment de sa signature. Les dangers encourus par l'acquéreur sont essentiellement un défaut d'achèvement par le vendeur alors que le prix aurait été payé pour partie, ou la livraison d'un bien non conforme aux prévisions contractuelles, voire comportant des vices de construction. C'est pour cette raison que la VEFA fait l'objet d'une règlementation spécifique et impérative pour les biens immobiliers à usage d'habitation ou à usage d'habitation et professionnel (on parle de " secteur protégé ").

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Immobilier/terrain : achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Bail commercial : bail, loyer, renouvellement, révision, résiliation, cession, sous-location, travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Successions : préparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie), partage/indivision, réserve, conflit entre héritiers, recel.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Société : création, structuration, statuts et pacte d'actionnaires, gouvernance/assemblée générale, opérations et cession, responsabilités, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Surendettement : dettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

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Vérifier si je dois proposer le bien au locataire en priorité (droit de préemption)

Cela permet de savoir si, avant de vendre le logement, vous devez d'abord le proposer au locataire en place. Dans certains cas, le locataire passe avant un autre acheteur et peut décider d'acheter le bien au même prix. Exemple : vous voulez vendre un appartement occupé, vous devez peut-être d'abord faire une offre au locataire.

Préparer un congé destiné au locataire pour vente

Cela consiste à rédiger le courrier officiel qui informe le locataire que vous mettez fin au bail parce que vous souhaitez vendre le logement. Ce courrier doit être envoyé dans les formes et délais prévus. Exemple : vous voulez vendre un appartement loué, vous devez prévenir le locataire par un courrier adapté avant la fin du bail.

Le locataire refuse de libérer les lieux

Cela signifie que le locataire reste dans le logement alors qu'il aurait dû partir, par exemple à la fin du bail ou après un congé valable. Vous pouvez alors avoir besoin d'être accompagné pour faire les démarches nécessaires. Exemple : la date de départ est passée, mais le locataire occupe toujours l'appartement.

Un désaccord sur la date de départ du locataire

Cela signifie que vous et le locataire n'êtes pas d'accord sur le moment où le logement doit être quitté. Le problème peut venir d'un préavis, de la fin du bail ou d'un courrier mal compris. Exemple : vous pensez que le locataire devait partir le 30 juin, mais lui veut pouvoir rester jusqu'au 31 août.

Un litige sur indemnité d'occupation / loyers pendant la vente

Cela concerne un désaccord sur les sommes à payer pendant que le logement est encore occupé au moment de la vente ou après la fin du bail. Il peut s'agir du loyer habituel ou d'une somme demandée parce que le locataire reste dans les lieux. Exemple : le logement a été vendu, mais le locataire est resté un mois de plus et un désaccord naît sur la somme à payer pour cette période.

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Les conditions suspensives de prêt (refus, justificatifs, délais)

Cela correspond aux règles prévues dans le document signé pour dire que l'achat ne se fera que si vous obtenez votre prêt dans les conditions prévues. Cela peut concerner le refus de la banque, les documents à fournir pour prouver vos démarches, ou le délai à respecter pour faire votre demande et recevoir une réponse. En pratique, il s'agit d'un événement futur et incertain dont dépend la suite de la vente. Exemple : vous signez pour acheter un appartement, mais la vente ne se poursuit que si la banque accepte votre crédit dans le délai prévu et si vous pouvez montrer que vous avez bien fait les démarches demandées.

La demande d'une prorogation / d'un report de délai

Cela signifie que vous demandez plus de temps pour accomplir une étape prévue dans la vente, parce que le délai initial est trop court ou ne peut pas être respecté. Il peut s'agir, par exemple, d'obtenir un prêt, de réunir des documents ou de décaler la signature. Exemple : vous demandez 15 jours de plus pour recevoir la réponse de la banque.

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Acheter à plusieurs / organiser l'indivision

Cela signifie que vous achetez le bien avec une ou plusieurs autres personnes et que vous voulez prévoir clairement comment cette propriété à plusieurs va fonctionner. Cela peut concerner la part de chacun, la répartition des dépenses ou les décisions à prendre plus tard. Exemple : vous achetez un appartement avec votre soeur et vous voulez définir qui paie quoi et comment le bien pourra être revendu plus tard.

Un conflit entre indivisaires (organisation, décision, sortie)

Cela signifie qu'il existe un désaccord entre les personnes qui possèdent ensemble le bien. Le conflit peut porter sur la gestion du bien, une décision à prendre, les dépenses à payer ou la volonté de rester ensemble ou non propriétaires. Exemple : vous achetez un bien à deux, mais plus tard l'un veut vendre alors que l'autre veut le conserver.

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Le vote des travaux

Cela concerne la décision de faire ou non des travaux dans la copropriété. Le désaccord peut porter sur le principe des travaux, leur utilité, leur coût ou le résultat du vote. Exemple : des travaux de façade ont été proposés en assemblée générale, mais vous contestez la décision prise.

La réalisation des travaux

Cela concerne la façon dont les travaux se passent dans la copropriété. Le problème peut porter sur le retard, la mauvaise organisation, la qualité des travaux ou le respect de ce qui avait été prévu. Exemple : des travaux votés dans l'immeuble devaient commencer en mars, mais ils prennent du retard ou se passent mal.

La contestation des travaux

Cela signifie que vous voulez remettre en cause des travaux décidés, en cours ou déjà réalisés dans la copropriété. Le désaccord peut concerner leur utilité, leur coût, leur régularité ou leurs conséquences pour vous. Exemple : vous estimez que des travaux ont été décidés ou réalisés sans respecter les règles prévues.

Je souhaite effectuer des travaux en copropriété

Cela signifie que vous voulez faire des travaux dans votre lot ou sur une partie liée à la copropriété, et que vous voulez savoir si vous avez une autorisation à demander ou des règles à respecter. Exemple : vous voulez remplacer des fenêtres, modifier un mur ou installer une climatisation.

On me reproche des travaux en copropriété

Cela signifie qu'un voisin, le syndic ou la copropriété vous reproche des travaux que vous avez faits ou commencés. Le problème peut concerner une autorisation manquante, une gêne causée ou des travaux jugés non conformes. Exemple : après avoir installé une véranda, la copropriété vous reproche de ne pas avoir obtenu l'accord nécessaire.

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Contester une décision d'assemblée générale (délais, forme, fond)

Cela signifie que vous voulez remettre en cause une décision prise lors de l'assemblée générale de la copropriété. Le problème peut venir du délai à respecter pour agir, de la façon dont la décision a été préparée ou votée, ou du contenu même de la décision. En principe, la contestation doit être engagée par un copropriétaire opposant ou absent non représenté dans les 2 mois suivant la notification du procès-verbal. Exemple : des travaux ont été votés, mais vous estimez que la convocation était irrégulière ou que la décision n'était pas justifiée.

Obtenir / communiquer des documents (comptes, pièces, PV, etc.)

Cela signifie que vous voulez demander, recevoir ou transmettre des documents liés à la copropriété, par exemple les comptes, les justificatifs de dépenses, les procès-verbaux d'assemblée générale ou d'autres pièces utiles. Le problème peut concerner un document manquant, refusé, incomplet ou transmis trop tard. En copropriété, certains documents doivent être mis à disposition des copropriétaires, notamment via l'espace en ligne sécurisé du syndic professionnel. Exemple : vous demandez le procès-verbal de la dernière assemblée générale ou les justificatifs de charges, mais vous ne les obtenez pas.

Mettre en cause la responsabilité du syndic

Cela signifie que vous reprochez au syndic une faute, une négligence ou un manquement dans la gestion de la copropriété. Le problème peut concerner une mauvaise gestion, un défaut de suivi, l'absence d'action, une erreur dans les comptes ou le non-respect d'une décision votée. Le syndic a pour mission d'administrer l'immeuble, de gérer ses finances et d'exécuter les décisions de l'assemblée générale ; sa responsabilité peut être recherchée s'il manque à cette mission. Exemple : malgré plusieurs alertes, le syndic ne fait pas le nécessaire pour traiter un problème important dans l'immeuble.

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Contester un congé

Cela signifie que vous voulez remettre en cause le courrier par lequel le propriétaire vous demande de quitter le logement. Vous estimez peut-être que ce courrier est injustifié, envoyé trop tard ou ne respecte pas les règles à suivre. Exemple : votre propriétaire vous demande de partir, mais vous pensez que ce congé n'est pas valable.

Demander un préavis réduit

Cela signifie que vous souhaitez quitter le logement plus rapidement que le délai normalement prévu. Vous demandez à bénéficier d'un délai plus court pour que la location prenne fin plus tôt. Exemple : vous devez déménager rapidement pour un nouveau travail et vous souhaitez partir avant la fin du délai habituel.

Litige sur la date de départ

Cela signifie que vous et le propriétaire n'êtes pas d'accord sur la date à laquelle vous devez quitter le logement. Le problème peut venir du calcul du préavis, d'un courrier mal compris ou d'un désaccord sur la fin du bail. Exemple : vous pensez pouvoir partir à la fin du mois, mais le propriétaire estime que vous devez encore un mois de loyer.

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Le contrat préliminaire (ou contrat de réservation)

Avant la signature de la VEFA, un avant-contrat est généralement signé, il prend la forme d'un contrat préliminaire ou contrat de réservation, obéissant à des règles particulières obligatoires. Ce contrat a pour but de réserver le logement choisi et d'en déterminer les éléments essentiels (descriptif du bien, prix, calendrier de livraison...). Tout autre avant-contrat (promesse de vente, compromis) est nul et le versement reçu à l'occasion de sa signature, est lui-même irrégulier. Il expose, en outre, le vendeur à des sanctions pénales. Le contrat préliminaire est toutefois facultatif, c'est-à-dire qu'il n'est pas obligatoire de faire précéder la VEFA d'un tel avant-contrat et il est possible de signer directement le contrat de vente définitif. Le promoteur garde la faculté, bien que le contrat préliminaire ait été signé, de ne pas réaliser les constructions, auquel cas il doit restituer le dépôt de garantie éventuel versé par l'acquéreur. De son côté, l'acquéreur peut sous certaines conditions renoncer au projet et demander la restitution de son dépôt de garantie.

Quelle forme, quel contenu pour le contrat de réservation ?

Généralement, le contrat de réservation est établi par acte sous signatures privées, le recours à un notaire n'étant pas obligatoire à ce stade. Le contrat préliminaire doit contenir au minimum certaines informations et documents :

- la consistance des biens : nombre de pièces principales et de pièces de services, dépendances et dégagements, localisation à l'intérieur de l'immeuble ou du lotissement ;

- une notice descriptive sommaire indiquant notamment la nature et la qualité des matériaux utilisés, les éléments d'équipement des parties privatives ou collectives ;

- le prix de vente du logement et les conditions de sa révision éventuelle ;

- la date à laquelle le contrat définitif sera conclu ;

- le délai d'exécution des travaux ;

- le rappel des conditions légales permettant à l'acquéreur de renoncer à son achat en récupérant son dépôt de garantie, notamment la condition suspensive.

Les modalités de la VEFA 1-5

Le vendeur peut-il exiger le versement d'un dépôt de garantie ?

Oui, en contrepartie de la réservation du bien, l'acquéreur doit verser un dépôt de garantie.

- Son montant est au maximum de 5% du prix de vente si la signature du contrat définitif de vente est prévue dans l'année de la signature du contrat de réservation.

- Il n'est que de 2% si la signature de l'acte de vente doit intervenir entre 1 et 2 ans après celle du contrat de réservation.

En revanche, le vendeur ne peut demander aucun dépôt de garantie si le délai de réalisation de la vente est supérieur à 2 ans. Ce dépôt de garantie est versé sur un compte spécial ouvert en la comptabilité du notaire ou au sein d'un établissement financier au nom de l'acquéreur. Il s'agit d'une condition de validité du contrat de réservation.

Dans quel cas l'argent versé par l'acquéreur devra lui être restitué ?

Le dépôt de garantie devra être restitué impérativement à l'acquéreur dans un délai de 3 mois dans les cas suivants :

- si la VEFA n'est pas régularisée dans les délais prévus pour une raison imputable au vendeur,

- si le prix de vente excède de plus de 5% le prix prévisionnel prévu au contrat préliminaire,

- si le prêt de l'acquéreur n'est pas obtenu,

- si le projet de VEFA définitif fait apparaître des différences anormales par rapport aux prévisions du contrat préliminaire (non réalisation d'un équipement prévu par exemple),

- ou si l'acquéreur exerce sa faculté de rétractation dans le délai de 10 jours.

Contrairement aux autres avant-contrats, le versement du dépôt de garantie peut être exigé par le promoteur dès la signature du contrat de réservation, donc sans attendre l'expiration du délai de rétractation de 10 jours. En cas de démarchage à domicile, aucun versement au titre du dépôt de garantie ne peut intervenir avant l'expiration du délai de 14 jours.

L'acquéreur peut-il se rétracter ?

Le contrat de réservation doit être notifié à chaque acquéreur par courrier recommandé avec demande d'avis de réception. Celui-ci a 10 jours pour se rétracter à compter du lendemain de la première présentation de la lettre. S'il se rétracte dans ce délai, l'acquéreur est remboursé de la totalité des sommes qu'il a versées. En cas de démarchage à domicile, le délai de rétractation est de 14 jours à compter de la conclusion du contrat.

Les modalités de la VEFA 2-5

Quel est le contenu du contrat de VEFA ?

Le législateur, afin de protéger l'acquéreur, a exigé que l'acte d'acquisition soit un acte authentique, établi obligatoirement par un notaire. Il doit contenir :

- une description exacte et détaillée du logement (consistance, caractéristiques techniques, matériaux utilisés) ainsi que sa situation exacte dans l'immeuble ou l'ensemble immobilier, conformes à celles du contrat de réservation ;

- le prix et l'échelonnement des paiements en fonction de l'avancement des travaux, soit au maximum :

- 35% du prix à l'achèvement des fondations,

- 70% du prix à la mise hors d'eau (murs et toiture achevés),

- 95% du prix à l'achèvement de l'immeuble,

- et le solde (5%) lors de la mise à disposition du bien à l'acquéreur (sauf contestation sur sa conformité par rapport aux prévisions du contrat).

L'échelonnement des paiements est impératif. Le promoteur ne peut exiger de versements plus importants sous peine de s'exposer à des sanctions pénales. Le prix peut également être révisable, c'est à dire qu'il peut varier dans une certaine proportion ; dans ce cas les modalités de la révision sont également soumises à des conditions spécifiques. Le contrat de VEFA contient également :

- la date d'achèvement du logement ;

- la date de livraison : il est préférable de l'exprimer en mois et il est conseillé de prévoir des pénalités de retard en cas de dépassement de la date butoir ;

- les garanties financières d'achèvement des travaux et/ou de remboursement ainsi que toutes les assurances construction (biennale, décennale) ;

- le rappel de toutes les autorisations administratives obtenues, notamment le permis de construire.

Le projet de VEFA accompagné des documents (évoqués ci-dessus) doit être communiqué à l'acquéreur au moins un mois avant la date prévue pour la signature de la vente définitive afin de lui permettre de les examiner. Le contenu de ces documents doit être conforme avec celui du contrat de réservation. Sont adressés à l'acquéreur, par lettre recommandée avec accusé de réception :

- le projet de l'acte de VEFA accompagné d'un plan coté des lots vendus ;

- de la notice technique descriptive ainsi que du plan de l'ensemble immobilier ;

- la copie des documents nécessaires à la conclusion de la vente : règlement de copropriété, état descriptif de division, cahier des charges du lotissement.

Les modalités de la VEFA 3-5

La livraison du logement : Le vendeur doit livrer à l'acquéreur dans les délais convenus, un logement conforme aux prévisions contractuelles : c'est l'obligation de délivrance. Il y a défaut de conformité quand le bien livré ne répond pas aux stipulations du contrat.

La réception de l'immeuble : Une fois les travaux terminés, une première réception intervient entre le promoteur vendeur et les différents entrepreneurs. Un procès-verbal est dressé, dans lequel sont consignées les malfaçons éventuelles. Cette réception constitue le point de départ des garanties de parfait achèvement, biennales et décennales dues par le vendeur (voir ci-après).

La livraison du bien : L'acquéreur est ensuite " convoqué " pour prendre livraison et possession du bien. Cette livraison constitue le point de départ de la garantie des vices de construction et défauts de conformité apparents. Dès cette réception qui s'accompagne de la remise des clés, l'acquéreur devient propriétaire de l'intégralité du bien et donc responsable. Il doit à ce titre s'assurer et payer les charges du bien acquis.

Que se passe-t-il en cas de dépassement de la date prévue dans la VEFA ?

Si la date prévue à l'acte de vente est dépassée, cela ne signifie pas obligatoirement que la responsabilité du promoteur est engagée. En effet, il est souvent prévu dans l'acte de vente des causes contractuelles de suspension de délai (exemples : intempéries, grève générale du bâtiment, conditions atmosphériques exceptionnelles) qui peuvent occasionner un retard n'engageant pas sa responsabilité. En revanche, l'acquéreur doit pouvoir se protéger contre la mauvaise foi du promoteur qui aurait retardé la livraison sans raison valable. Si l'acquéreur ne parvient pas à trouver un accord amiable avec le promoteur vendeur sur le paiement de pénalités de retard, il peut saisir le juge pour obtenir une indemnisation.

Les modalités de la VEFA 4-5

Que se passe-t-il en cas de défauts de conformité ou de malfaçons ?

Les défauts de conformité : Lorsque le bien livré ne correspond pas aux prescriptions de la notice descriptive ou au plan, il y a défaut de conformité. En cas de défaut de conformité substantiel, il ne peut pas y avoir d'achèvement et a fortiori pas de livraison. Le bien n'est pas considéré comme achevé (par exemple : absence de fenêtre, place de parking plus étroite que prévu). L'acquéreur ne paie pas le solde du prix et ne se voit donc pas remettre les clés, tant qu'il n'y a pas mise en conformité. Il peut même le cas échéant demander la résolution de la vente. À l'inverse, en cas de défaut de conformité non substantiel (par exemple : carrelage à la place du parquet), l'acquéreur consigne le solde du prix dans une banque ou chez un notaire jusqu'à la mise en conformité. Le vendeur est alors tenu de lui remettre les clés.

Les malfaçons : Il y a malfaçon lorsque les travaux ont été mal exécutés, même s'ils sont conformes à la notice descriptive et au plan (exemple : mauvaise inclinaison d'une terrasse empêchant l'écoulement des eaux pluviales, installation électrique défectueuse). Si la malfaçon empêche l'utilisation du bien conformément à son usage, il ne peut pas y avoir d'achèvement et a fortiori pas de livraison : ici également le bien n'est pas considéré comme achevé (exemple : l'installation électrique ne fonctionne pas et implique des travaux importants de réparation). L'acquéreur ne paie pas le solde du prix et ne se voit donc pas remettre les clés, tant qu'il n'y a pas suppression des malfaçons. Le cas échéant, il pourra même demander la résolution de la vente. Si la malfaçon est mineure, elle fait l'objet de réserves dans le procès-verbal de réception.

Quelles sont les garanties dont bénéficie l'acquéreur ?

Les clauses d'équivalence ou de tolérance : le plus souvent la VEFA prévoit que le vendeur pourra remettre des équipements de marque et de qualité équivalentes à celles figurant dans le contrat. Cela permet au vendeur de se prémunir contre d'éventuelles interruptions de fabrication ou défaillances de ses fournisseurs. De la même manière, est admise la stipulation d'une clause de tolérance relative aux cotes et surfaces indiquées dans la VEFA (en général 5%). Ainsi, dès lors que l'insuffisance reprochée est inférieure à la tolérance stipulée, le bien sera considéré comme achevé. Ces clauses sont parfaitement licites.

Les modalités de la VEFA 5-5

Les garanties d'achèvement : Afin de protéger l'acquéreur d'un bien à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation, le promoteur doit obligatoirement fournir soit une garantie d'achèvement, soit de remboursement.

La garantie d'achèvement : Il s'agit d'une garantie bancaire (également appelée garantie extrinsèque) : c'est-à-dire qu'un établissement financier s'engage, en cas de défaillance du promoteur, à faire l'avance des sommes nécessaires à l'achèvement des travaux.

La garantie de remboursement : En cas de non achèvement, les sommes déjà versées par l'acquéreur lui sont remboursées. Cette garantie émane d'un organisme financier (banque, assurance). La vente est alors annulée, contrairement à la garantie extrinsèque d'achèvement qui permet de terminer l'immeuble.

La garantie de parfait achèvement : Elle concerne les défauts de construction et les défauts de conformité apparents. Le logement doit être conforme aux prévisions du contrat. C'est pourquoi, un examen minutieux du bien s'impose à l'acquéreur lors de la réception de son bien afin qu'il mentionne les réserves éventuelles sur le procès-verbal. Toutefois, dans le délai d'un mois suivant la signature du procès-verbal, l'acquéreur peut encore dénoncer de nouveaux vices apparents par lettre recommandée. Il n'y a pas lieu à résolution du contrat ou à diminution de prix si le vendeur s'oblige à réparer. À défaut, l'acquéreur doit saisir le tribunal de grande instance dans l'année qui suit. En pratique, l'action doit être intentée dans le délai d'un an et un mois à compter de la livraison du bien.

La garantie d'isolation phonique : Le vendeur en l'état futur d'achèvement est garant à l'égard du premier occupant du logement, de la conformité du bien aux prescriptions légales et règlementaires en matière d'isolation phonique. Cette garantie est d'un an à compter de la prise de possession du bien.

La garantie de bon fonctionnement des équipements (garantie biennale) : Elle bénéficie à l'acquéreur pendant un délai de 2 ans suivant la réception de l'immeuble intervenant entre le vendeur et les entreprises. Elle porte sur tous les équipements dissociables de la construction (volets, robinets, carrelage).

La garantie des vices cachés (garantie décennale) : Elle bénéficie à l'acquéreur pendant un délai de 10 ans à compter de la réception de l'immeuble intervenant entre le vendeur et les entreprises. Elle concerne les malfaçons touchant la solidité du bâtiment (fondations, toiture).

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