Principe
La Cour de justice de la République est compétente pour juger des crimes et délits commis par les membres du Gouvernement dans l'exercice de leur fonction.
Elle est prévue à l’article 68-1 de la Constitution.
Nous utilisons des cookies et autres technologies pour :
Si vous cliquez sur « Tout accepter », nous et nos partenaires, dont Google, utiliserons également des cookies et autres technologies, notamment pour :
Vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser vos choix à tout moment via le lien « Gérer les cookies » disponible en bas de toutes les pages.
Plus d'informations : Confidentialité · CGU · Infos sur les cookies · Traitement de vos données par Google
Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.
Les cookies et traceurs fonctionnels servent à vous rendre un service que vous demandez, sans mesurer votre navigation ni alimenter de publicité. Ils sont actifs par défaut ; les refuser désactive la messagerie d'assistance, le reste du site continue de fonctionner.
Liste des traceurs fonctionnels utilisés :
Nom : crisp-client* | crisp-loader (stockage local du navigateur, et non cookies)
Objet : Crisp fait fonctionner la messagerie d'assistance de votre demande de devis. Le traceur conserve votre conversation d'une page à l'autre et rattache vos messages à votre dossier, afin que vous n'ayez pas à tout réexpliquer.
Information complémentaire : Le chargement de la messagerie contacte client.crisp.chat et client.relay.crisp.chat. Aucune donnée n'est utilisée à des fins publicitaires.
Période de stockage : Jusqu'à effacement des données de navigation
Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.
Liste des cookies marketing utilisés :
Nom : _gat* | __utm* | _ga* | _gid
Objet : Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.
Information complémentaire : Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur.
Période de stockage : Maximum 12 mois
Nom : _dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Objet : Avec Google Tag Manager, nous pouvons placer et gérer d'autres cookies sur le site web.
Période de stockage : Maximum 12 mois
Nom : _dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*
Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Période de stockage : Maximum 3 mois
Nom : MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid
Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.
Période de stockage : Maximum 3 mois
Nom : _fbp* | _fbc*
Objet : Ces cookies permettent d'afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), de mesurer l'efficacité de nos campagnes Facebook et d'analyser le fonctionnement du site.
Période de stockage : Maximum 3 mois
La Cour de justice de la République est compétente pour juger des crimes et délits commis par les membres du Gouvernement dans l'exercice de leur fonction.
Elle est prévue à l’article 68-1 de la Constitution.
Les infractions commises par les membres du gouvernement simplement à l’occasion de l’exercice de leur fonction, et qui n’ont aucun lien direct avec la conduite de la politique de la nation, relèvent des juridictions pénales ordinaires.
Par exemple, Dominique de Villepin dans l’affaire « Clearstream ».
La Cour est mixte, elle est composée de:
Toute personne qui se prétend lésée par un crime ou délit commis par un ministre peut porter plainte auprès d’une Commission des requêtes, qui peut :
Au sein de la Cour, une commission d'instruction mène l'enquête avant de rendre un avis de renvoi devant les juges ou de non-lieu (alors l'affaire ne va pas plus loin).
En cas de renvoi, les 15 membres de la Cour votent à bulletin secret et à majorité absolue sur chaque point d'accusation.
Ils votent ensuite, s'il y a lieu, sur la peine à infliger.
Caractéristiques de la procédure:
D’abord, les victimes sont cantonnées à un rôle passif : elles ne peuvent se porter partie civile (c’est-à-dire être indemnisées), et ne peuvent pas non plus tenter d’établir la culpabilité des accusés.
Ensuite, la Cour n’est pas compétente pour les complices, qui relèvent des juridictions pénales ordinaires.
Enfin, elle ne peut pas entendre des tiers (autres personnes concernées) poursuivis devant les juridictions pénales ordinaires.
La Cour peut théoriquement prononcer tout type de peine à l’encontre de la personne déclarée responsable.
Mais en pratique, sur la douzaine de dossiers soumis à la Cour de Justice de la République depuis sa création, seuls six dossiers ont fait l’objet d’un traitement par la Cour mais n’ont donné lieu à aucune sanction de prison ferme
Décision:
Les arrêts de la Cour de Justice de la République sont motivés, expliqués et ne peuvent faire l’objet d’aucun appel.
Seul le pourvoi en cassation, sur des questions de droit donc, peut être effectué.
Quelques affaires portées devant le Cour de justice de la République:
Le 9 mars 1999, elle rend un arrêté innocentant Laurent Fabius (Premier ministre pendant les faits) et Georgina Dufoix (ministre des Affaires sociales et de la Solidarité) des charges "d'atteintes involontaires à la vie ou à l'intégrité physique des personnes". Edmond Hervé (secrétaire d'Etat à la Santé) est jugé coupable, mais dispensé de peine car il n'aurait pas bénéficié de la présomption d'innocence.
Il est relaxé pour les deux premiers et écope d'un an avec sursis pour le troisième.