Jusqu'alors, l'audience de conciliation, prévue à l'article 252 du Code civil, est un préalable obligatoire aux divorces contentieux. Elle constitue même une condition de recevabilité de la demande en divorce. (Article 257-2 du code civil) Cette audience a pour finalité, d'amener les époux à s'accorder sur le principe du divorce et ses conséquences, au moins partiellement (Article 252 alinéa 2).
En pratique: les parties débattent aussi des mesures provisoires relatives à l'organisation de la séparation des époux et le sort des enfants, le temps de la procédure.
Le juge statue notamment, en tenant compte des accords éventuels des époux, sur l'autorisation de résidence séparée des époux, l'attribution de la jouissance du logement familial, la désignation de la résidence habituelle des enfants, etc.
A défaut de conciliation, le juge rend une ordonnance de non-conciliation qui autorise le demandeur à assigner l'autre époux en divorce. Ce qui arrive dans plus de 95 % des cas.
Et il faut dire qu'outre le fait que cette audience ne parvient quasi jamais à une conciliation comme son nom l'indique, s'est posée la question de savoir s'il n'était pas opportun, dans certaines situations, de supprimer cette audience, afin de réduire les délais procéduraux.
C'est la loi du 22 mars 2019 qui est venue supprimer cette audience dans le but de simplifier la procédure de divorce. Néanmoins, cette suppression n'est pas absolue et fait l'objet d'encadrement.
