Divergences de vue entre avocat, notaire, huissier ou réponses obscures.
J'ai demandé le divorce et mon épouse refuse cette issue. Nous sommes quand même passés devant la juge aux affaires familiales (sans aucune préparation) pour une « tentative de non conciliation » mi-octobre. L'affaire n'a fait alors l'objet d'aucune discussion (bâclée en 5 à 10 minutes !). Seules conclusions de l'ordonnance : détermination de la pension alimentaire que je dois à celle que j'appelle déjà mon ex (qui a aussi jouissance gratuite du domicile) et décision d'une médiation familiale pour « apaiser le conflit... » La juge nous demandant si nous étions d'accord, avons répondu « oui » comme des cons alors que nous ne savions même pas de quoi il s'agissait... Après avoir eu de plus amples informations, et tout en concevant que cette démarche peut être bénéfique pour des parents ayant de jeunes enfants en « otage », j'ai contacté mon avocat pour lui dire que je me rétractais car mon ex a fait des conneries que je ne lui pardonnerai jamais mais on ne peut revenir sur la décision officielle.. Je vais à l'essentiel, passant outre nombre de mesquineries destinées à me rendre la vie impossible, bafouant mon honneur, montant par exemple une coalition avec voisins ou certains membres de sa famille pour me faire passer pour un fou ! Entre autres, elle s'est appropriée, avant même que je quitte le domicile familial, la plus grosse partie de MON épargne mais il n'y a pas d'infraction puisqu'elle était titulaire du compte (PEL) concerné. Cet argent, comme tu dois t'en douter, était destiné à ma descendance...Comme mon épouse ne souhaite pas divorcer, la procédure va durer deux ans et je n'ai aucune idée du scénario dans cet intervalle de temps (par exemple ma liberté de mouvement, le devenir du pécule qu'elle s'est approprié....) Questions posées à mon avocat ; réponses vagues et très incomplètes. Question posée à un notaire (copain d'école de ma fille aînée) : comment cet argent va pouvoir être récupéré au moment du partage final du patrimoine : pas de réponse. Mon ex étant malade (oniomanie cad achats compulsifs), grosse inquiétude. Inquiétude aussi sur le fait que mes 3 filles puissent être redevables de dettes de leur mère. Mon ex m'a empêché de récupérer des meubles, a fait obstruction par différents stratagèmes à mon entrée à la maison. Maintenant que l'ordonnance est signifiée, il faut, d'après mon avocat et un huissier, attendre la clôture de l'affaire. Or, mon ex s'est piégée toute seule récemment, en me disant qu'elle avait déjà « bradé » des objets. Je lui ai fait remarquer que tout ce qui est dans la maison appartient à la communauté mais cela ne l'a pas ébranlée.
Bref, c'est le bordel tous azimuts et tu comprendras pourquoi je me prends la tête. J'ai contacté différentes assoc (la plupart étant réservées à des personnes financièrement défavorisées), les conseillers juridiques de mon assurance..., sans succès.
Mon 1er RDV avec une médiatrice est fixé ce jeudi (je serai seul).
Très sincèrement, j'en ai tellement marre – et je ne suis pas au bout de mes peines – que j'ai parfois envie d'abréger ce cauchemar en réglant moi-même l'affaire mais je pense à mes enfants...
Merci pour ton attention.
PS : tu es en droit de te demander pourquoi je réagis si tardivement (70 ans bientôt) : exutoires (vie professionnelle, écriture de mon bouquin.. .);dernier de mes petits qui a déjà morflé avec la séparation de ses parents ; réactions de médecins consultés pour déprime : « pensez à vous Monsieur, il en est encore temps... », réactions de certains membres de mon entourage : « putain, profites-en, la vie est courte... »
Bien cordialement.
Merci de vos réponses