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Partage de la vente d'une maison avec une différence d'apport
Sujet (Cloturé) initié par BD, il y a 9 mois - 1578 vues

Bonjour,

J'ai acquis une maison à hauteur de 50% avec mon ex-conjoint. Seul le montant global de l'apport (31k€) est indiqué sur l'acte d'achat.
Nous étions pacsés en régime de séparation de biens au moment de l'acquisition et aujourd'hui le PACS est dissout. Nous allons bientôt signer le compromis de vente de ce bien. Monsieur commence déjà à me dire qu'il veut récupérer ses 27€ d'apports en prouvant ce qu'il a apporté avec des relevés bancaires. Je n'ai pu apporter que 4k€ car son choix de carrière professionnelle m'a coûté 2 ans de chômage pendant lesquels je ne pouvais pas mettre d'argent de côté et d'pù mon faible apport.
Question : au moment du partage de la somme restante après avoir remboursé les créanciers, vais-je récupérer 50% de ce qu'il reste ou bien la moitié de la somme restante après récupération des apports individuels de chacun ?

Merci de vos réponses
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Immobilier/terrain : achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Bail commercial : bail, loyer, renouvellement, révision, résiliation, cession, sous-location, travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Successions : préparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie), partage/indivision, réserve, conflit entre héritiers, recel.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Société : création, structuration, statuts et pacte d'actionnaires, gouvernance/assemblée générale, opérations et cession, responsabilités, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Surendettement : dettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

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Vérifier si je dois proposer le bien au locataire en priorité (droit de préemption)

Cela permet de savoir si, avant de vendre le logement, vous devez d'abord le proposer au locataire en place. Dans certains cas, le locataire passe avant un autre acheteur et peut décider d'acheter le bien au même prix.Exemple : vous voulez vendre un appartement occupé, vous devez peut-être d'abord faire une offre au locataire.

Préparer un congé destiné au locataire pour vente

Cela consiste à rédiger le courrier officiel qui informe le locataire que vous mettez fin au bail parce que vous souhaitez vendre le logement. Ce courrier doit être envoyé dans les formes et délais prévus.Exemple : vous voulez vendre un appartement loué, vous devez prévenir le locataire par un courrier adapté avant la fin du bail.

Le locataire refuse de libérer les lieux

Cela signifie que le locataire reste dans le logement alors qu'il aurait dû partir, par exemple à la fin du bail ou après un congé valable. Vous pouvez alors avoir besoin d'être accompagné pour faire les démarches nécessaires.Exemple : la date de départ est passée, mais le locataire occupe toujours l'appartement.

Un désaccord sur la date de départ du locataire

Cela signifie que vous et le locataire n'êtes pas d'accord sur le moment où le logement doit être quitté. Le problème peut venir d'un préavis, de la fin du bail ou d'un courrier mal compris.Exemple : vous pensez que le locataire devait partir le 30 juin, mais lui veut pouvoir rester jusqu'au 31 août.

Un litige sur indemnité d'occupation / loyers pendant la vente

Cela concerne un désaccord sur les sommes à payer pendant que le logement est encore occupé au moment de la vente ou après la fin du bail. Il peut s'agir du loyer habituel ou d'une somme demandée parce que le locataire reste dans les lieux.Exemple : le logement a été vendu, mais le locataire est resté un mois de plus et un désaccord naît sur la somme à payer pour cette période.

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Les conditions suspensives de prêt (refus, justificatifs, délais)

Cela correspond aux règles prévues dans le document signé pour dire que l'achat ne se fera que si vous obtenez votre prêt dans les conditions prévues. Cela peut concerner le refus de la banque, les documents à fournir pour prouver vos démarches, ou le délai à respecter pour faire votre demande et recevoir une réponse. En pratique, il s'agit d'un événement futur et incertain dont dépend la suite de la vente.Exemple : vous signez pour acheter un appartement, mais la vente ne se poursuit que si la banque accepte votre crédit dans le délai prévu et si vous pouvez montrer que vous avez bien fait les démarches demandées.

La demande d'une prorogation / d'un report de délai

Cela signifie que vous demandez plus de temps pour accomplir une étape prévue dans la vente, parce que le délai initial est trop court ou ne peut pas être respecté. Il peut s'agir, par exemple, d'obtenir un prêt, de réunir des documents ou de décaler la signature.Exemple : vous demandez 15 jours de plus pour recevoir la réponse de la banque.

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Acheter à plusieurs / organiser l'indivision

Cela signifie que vous achetez le bien avec une ou plusieurs autres personnes et que vous voulez prévoir clairement comment cette propriété à plusieurs va fonctionner. Cela peut concerner la part de chacun, la répartition des dépenses ou les décisions à prendre plus tard.Exemple : vous achetez un appartement avec votre soeur et vous voulez définir qui paie quoi et comment le bien pourra être revendu plus tard.

Un conflit entre indivisaires (organisation, décision, sortie)

Cela signifie qu'il existe un désaccord entre les personnes qui possèdent ensemble le bien. Le conflit peut porter sur la gestion du bien, une décision à prendre, les dépenses à payer ou la volonté de rester ensemble ou non propriétaires.Exemple : vous achetez un bien à deux, mais plus tard l'un veut vendre alors que l'autre veut le conserver.

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Le vote des travaux

Cela concerne la décision de faire ou non des travaux dans la copropriété. Le désaccord peut porter sur le principe des travaux, leur utilité, leur coût ou le résultat du vote.Exemple : des travaux de façade ont été proposés en assemblée générale, mais vous contestez la décision prise.

La réalisation des travaux

Cela concerne la façon dont les travaux se passent dans la copropriété. Le problème peut porter sur le retard, la mauvaise organisation, la qualité des travaux ou le respect de ce qui avait été prévu.Exemple : des travaux votés dans l'immeuble devaient commencer en mars, mais ils prennent du retard ou se passent mal.

La contestation des travaux

Cela signifie que vous voulez remettre en cause des travaux décidés, en cours ou déjà réalisés dans la copropriété. Le désaccord peut concerner leur utilité, leur coût, leur régularité ou leurs conséquences pour vous.Exemple : vous estimez que des travaux ont été décidés ou réalisés sans respecter les règles prévues.

Je souhaite effectuer des travaux en copropriété

Cela signifie que vous voulez faire des travaux dans votre lot ou sur une partie liée à la copropriété, et que vous voulez savoir si vous avez une autorisation à demander ou des règles à respecter.Exemple : vous voulez remplacer des fenêtres, modifier un mur ou installer une climatisation.

On me reproche des travaux en copropriété

Cela signifie qu'un voisin, le syndic ou la copropriété vous reproche des travaux que vous avez faits ou commencés. Le problème peut concerner une autorisation manquante, une gêne causée ou des travaux jugés non conformes.Exemple : après avoir installé une véranda, la copropriété vous reproche de ne pas avoir obtenu l'accord nécessaire.

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Contester une décision d'assemblée générale (délais, forme, fond)

Cela signifie que vous voulez remettre en cause une décision prise lors de l'assemblée générale de la copropriété. Le problème peut venir du délai à respecter pour agir, de la façon dont la décision a été préparée ou votée, ou du contenu même de la décision. En principe, la contestation doit être engagée par un copropriétaire opposant ou absent non représenté dans les 2 mois suivant la notification du procès-verbal.Exemple : des travaux ont été votés, mais vous estimez que la convocation était irrégulière ou que la décision n'était pas justifiée.

Obtenir / communiquer des documents (comptes, pièces, PV, etc.)

Cela signifie que vous voulez demander, recevoir ou transmettre des documents liés à la copropriété, par exemple les comptes, les justificatifs de dépenses, les procès-verbaux d'assemblée générale ou d'autres pièces utiles. Le problème peut concerner un document manquant, refusé, incomplet ou transmis trop tard. En copropriété, certains documents doivent être mis à disposition des copropriétaires, notamment via l'espace en ligne sécurisé du syndic professionnel. Exemple : vous demandez le procès-verbal de la dernière assemblée générale ou les justificatifs de charges, mais vous ne les obtenez pas.

Mettre en cause la responsabilité du syndic

Cela signifie que vous reprochez au syndic une faute, une négligence ou un manquement dans la gestion de la copropriété. Le problème peut concerner une mauvaise gestion, un défaut de suivi, l'absence d'action, une erreur dans les comptes ou le non-respect d'une décision votée. Le syndic a pour mission d'administrer l'immeuble, de gérer ses finances et d'exécuter les décisions de l'assemblée générale ; sa responsabilité peut être recherchée s'il manque à cette mission. Exemple : malgré plusieurs alertes, le syndic ne fait pas le nécessaire pour traiter un problème important dans l'immeuble.

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Contester un congé

Cela signifie que vous voulez remettre en cause le courrier par lequel le propriétaire vous demande de quitter le logement. Vous estimez peut-être que ce courrier est injustifié, envoyé trop tard ou ne respecte pas les règles à suivre.Exemple : votre propriétaire vous demande de partir, mais vous pensez que ce congé n'est pas valable.

Demander un préavis réduit

Cela signifie que vous souhaitez quitter le logement plus rapidement que le délai normalement prévu. Vous demandez à bénéficier d'un délai plus court pour que la location prenne fin plus tôt.Exemple : vous devez déménager rapidement pour un nouveau travail et vous souhaitez partir avant la fin du délai habituel.

Litige sur la date de départ

Cela signifie que vous et le propriétaire n'êtes pas d'accord sur la date à laquelle vous devez quitter le logement. Le problème peut venir du calcul du préavis, d'un courrier mal compris ou d'un désaccord sur la fin du bail.Exemple : vous pensez pouvoir partir à la fin du mois, mais le propriétaire estime que vous devez encore un mois de loyer.

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Maitre Abraham ASSESSO
Inscrit au barreau de Hauts-de-seine - Nanterre
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Bonjour,

En régime de séparation de biens, chacun est propriétaire de sa part selon ce qu'il a effectivement apporté ou financé. Cependant, si l'acte d'achat indique que vous êtes copropriétaires à 50% chacun, cela signifie que légalement vous détenez chacun la moitié du bien.

Au moment de la vente, la somme totale sera partagée en parts égales sauf disposition contraire. La question de la restitution des apports peut être complexe, car :

* Si l'apport initial est considéré comme un prêt entre vous deux, il peut y avoir remboursement différencié.

* S'il n'y a pas d'accord préalable sur une compensation liée aux apports, la règle s'applique sur la base des parts (50%-50%).

* En l'absence d'accord ou de clause particulière, la vente sera répartie à parts égales, même si les apports étaient inégaux.

Il est conseillé de formaliser par écrit tout arrangement relatif à la restitution des apports avant la vente, afin d'éviter les conflits. Sinon, en cas de litige, il faudra saisir un juge pour trancher.

Merci de valider ma réponse.
BD
Je vous remercie pour votre réponse.

Dois-je comprendre que si Monsieur réclame à récupérer ses 27k€ et que je m'y oppose, alors le partage de la somme de la vente n'aura pas lieu et donc l'argent sera bloqué chez le notaire ?
il y a 9 mois
BELIGHA
Oui, c'est exactement ce que vous devez comprendre.

Si votre ex-conjoint réclame de récupérer ses 27 000 € d'apport et que vous vous y opposez (ce qui est votre droit), le notaire ne pourra pas procéder au partage de la somme de la vente.

Pourquoi l'argent serait-il bloqué chez le notaire ?

Désaccord sur le partage : Le rôle du notaire est d'établir l'acte de vente et de répartir le prix de cette vente entre les vendeurs. Si les vendeurs (vous et Monsieur) sont en désaccord sur la répartition, le notaire ne peut pas trancher. Il n'a pas un pouvoir de décision.

Fonds séquestrés : Dans une telle situation de désaccord persistant, le notaire sera obligé de séquestrer les fonds de la vente. Cela signifie qu'il gardera l'argent sur un compte spécifique (compte séquestre) en attendant qu'un accord soit trouvé ou qu'une décision de justice intervienne. L'argent ne vous sera pas versé, ni à vous, ni à Monsieur.

Conséquences :

Blocage des liquidités : Vous n'aurez pas accès à votre part de la vente tant que le litige n'est pas réglé.

Procédure judiciaire inévitable : Si vous et Monsieur ne parvenez pas à un accord amiable, la seule solution sera de saisir le Tribunal Judiciaire. Vous devrez alors chacun présenter vos arguments et vos preuves (sur l'intention libérale, la contribution aux charges du ménage, ou la créance) au juge, qui tranchera sur la répartition de la somme.

Coûts et délais : Une procédure judiciaire est longue (plusieurs mois, voire années) et coûteuse (honoraires d'avocat, éventuels frais d'expertise).

Ce qu'il faut retenir

Votre opposition est légitime et basée sur les arguments que nous avons discutés (l'acte de propriété à 50/50, l'intention libérale, la contribution aux charges du ménage en raison de votre chômage lié à son choix de carrière).

Mais cette opposition, si elle persiste et qu'aucun accord amiable n'est trouvé, mènera au blocage des fonds chez le notaire et nécessitera une intervention judiciaire pour débloquer la situation.

C'est pourquoi il est crucial que votre avocat intervienne le plus tôt possible pour tenter une négociation amiable avec l'avocat de Monsieur, afin d'éviter le blocage des fonds et la procédure judiciaire. Votre avocat pourra lui expliquer les faibles chances de Monsieur d'obtenir gain de cause devant un tribunal, au regard des règles du PACS en séparation de biens et de votre situation particulière.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 9 mois
BELIGHA
Bonjour,

C'est une situation fréquente et délicate après la dissolution d'un PACS, surtout quand les apports initiaux pour un bien en indivision n'étaient pas égaux. La clé de la réponse réside dans le régime de votre PACS et la manière dont l'acte d'achat a été rédigé.

Lorsque vous acquérez un bien en indivision à 50/50 sous le régime de la séparation de biens du PACS, la loi et les tribunaux considèrent généralement que chacun est propriétaire à hauteur de sa quote-part indiquée dans l'acte d'achat, quelle que soit la contribution financière réelle au moment de l'acquisition, sauf preuve contraire explicite.

Dans votre cas :

L'acte d'achat indique que vous avez acquis la maison à hauteur de 50% chacun.

Vous étiez pacsés en séparation de biens.

Cela signifie que, en principe, au moment de la vente, vous êtes censés vous partager la somme restante (après remboursement du prêt et des autres créanciers) à 50% chacun, conformément à votre quote-part dans l'acte de propriété.

La contestation de Monsieur et la "créance entre concubins/pacsés"

Votre ex-conjoint veut récupérer ses 27 000 € d'apport et prouver sa contribution avec des relevés bancaires. Il tente de faire valoir ce qu'on appelle une "créance entre pacsés" ou une "règle des récompenses" applicable aux régimes séparatistes.

Si un des partenaires a financé plus que sa quote-part pour un bien qui a été acquis en indivision, il peut en théorie demander à récupérer le surplus qu'il a avancé. C'est le cas s'il a mis 27 000 € et vous 4 000 € pour un apport total de 31 000 €, alors que vous êtes propriétaires à 50/50. Monsieur a mis 23 000 € de plus que vous.

Monsieur devra prouver non seulement qu'il a payé la somme (avec ses relevés bancaires), mais surtout que ce paiement a été fait dans l'intérêt exclusif du bien et qu'il n'y avait pas d'intention libérale (c'est-à-dire pas l'intention de vous faire un cadeau de sa part de l'apport). C'est là que la difficulté peut apparaître pour lui.

Votre défense : L'intention libérale et la contribution aux charges du ménage

Vous avez un argument très important : son choix de carrière professionnelle vous a coûté 2 ans de chômage, ce qui a limité votre capacité à épargner et à contribuer à l'apport.

L'intention libérale implicite : Les juges considèrent souvent que les contributions supérieures d'un concubin ou pacsé à l'acquisition d'un bien commun, notamment quand il y a un déséquilibre des revenus ou un projet de vie commun, peuvent avoir été faites avec une intention libérale (c'est-à-dire comme un don ou une contribution aux charges du ménage/participation au projet de vie). Si l'intention libérale est prouvée, Monsieur ne pourrait pas récupérer la différence.

Votre situation (chômage dû à son choix de carrière) est un argument fort pour dire que cet apport plus important de sa part était une contribution aux charges du ménage et une compensation pour votre sacrifice professionnel, et non un simple prêt à récupérer.

Les charges du ménage (y compris le logement) ne se limitent pas aux dépenses courantes. Elles incluent aussi la contribution à l'acquisition du logement familial.

La présomption d'indivision par moitié : L'acte d'achat fait foi. Si vous êtes propriétaires à 50/50, il appartient à Monsieur de prouver que son apport était un "prêt" et non une participation au financement du logement familial. Cette preuve est souvent difficile à rapporter pour l'époux qui a contribué davantage, surtout si l'inégalité était connue et acceptée au moment de l'achat.

Conclusion : Ce que vous êtes susceptible de récupérer

Au moment du partage de la somme restante après avoir remboursé les créanciers :

La règle de base est que vous devriez récupérer 50% de ce qu'il reste. C'est ce que dit l'acte d'achat.

Monsieur tentera de contester cette répartition en faisant valoir sa créance de 23 000 € (27 000 - 4 000).

Votre défense sera de prouver que son apport supérieur était fait avec une intention libérale ou en contribution aux charges du ménage, compte tenu du déséquilibre de vos situations financières lié à son choix de carrière.

Il y a donc une forte chance que vous puissiez récupérer 50% de la somme restante après avoir remboursé les créanciers, sans que Monsieur ne puisse récupérer sa "créance" de 23 000 € avant le partage égal.

Que faire maintenant ?

Ne signez rien sans avis juridique .Surtout, ne signez aucun document (compromis, acte de vente) qui inclurait une clause sur cette répartition des apports sans avoir consulté un professionnel.

Avant la signature du compromis, il est impératif de consulter un avocat spécialisé en droit de la famille.

L'avocat pourra analyser l'acte d'achat, la convention de PACS, vos relevés bancaires respectifs et tous les éléments de preuve concernant vos apports.

Il pourra vous conseiller sur la meilleure stratégie pour défendre vos droits, et éventuellement négocier avec l'avocat de Monsieur avant que la situation ne devienne contentieuse.

Il préparera les arguments juridiques concernant l'intention libérale ou la contribution aux charges du ménage.

Votre situation est défendable. Ne vous laissez pas intimider par les affirmations de votre ex-conjoint.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
BD
Je vous remercie pour votre réponse claire.

Un élément me revient : la mère de mon ex-conjoint lui avait donné 10k€ pour que l'achat puisse se faire.

Cette somme devait financer un mariage mais comme nous ne voulions pas nous marier, cette somme a permis a Monsieur d'avoir un apport plus conséquent. Malheureusement, je n'ai aucune preuve de cela.

Est-ce que cela peut changer quelque chose ?
il y a 9 mois
BELIGHA
C'est un élément important qui complexifie un peu la situation, car il introduit une tierce partie (la mère de votre ex-conjoint) et une nouvelle intention (le mariage).

Analyse de ce nouvel élément:

L'origine des fonds : Les 10 000 € proviennent de la mère de votre ex-conjoint. Cela signifie que ce n'était pas votre argent, ni directement de l'argent initialement commun à vous deux.

L'intention initiale : La somme était destinée au mariage, un projet commun à l'époque.

L'utilisation finale : Elle a servi à augmenter l'apport de Monsieur pour l'achat de la maison.

Impact potentiel sur la "créance entre pacsés" de Monsieur

Votre ex-conjoint cherche à prouver qu'il a apporté plus que vous (27 000 € contre 4 000 €) pour réclamer la différence.

Si les 10 000 € lui ont été donnés personnellement par sa mère :

Ces 10 000 € sont considérés comme des fonds propres de Monsieur.

Son apport "personnel" était donc de 27 000 €.

Votre argumentation principale restera la même : prouver que l'écart entre son apport et le vôtre (les 23 000 € de différence : 27 000 - 4 000) était dû à une intention libérale de sa part ou à une contribution aux charges du ménage justifiée par le déséquilibre de vos revenus (votre chômage lié à son choix de carrière). Les 10 000 € ne changent pas la nature de votre faible apport, ni la raison pour laquelle il a mis plus.

L'argument de "l'argent du mariage" :

Vous pourriez tenter d'argumenter que cet argent, bien que venant de sa mère, était destiné au projet commun du mariage, et par extension au projet commun d'acquisition de la maison. Dans ce cas, la destination initiale "commune" (le mariage) pourrait affaiblir sa demande de restitution de ces 10 000 € spécifiquement comme un apport "personnel" donnant lieu à créance.

Cependant, sans preuve, cet argument est difficile à étayer.

Le problème du manque de preuve

C'est là que réside la difficulté majeure : vous n'avez aucune preuve de cette conversation ou de l'intention derrière ces 10 000 €. Monsieur, en revanche, pourra prouver que la somme est arrivée sur son compte depuis celui de sa mère, puis a été versée pour l'apport de la maison.

En l'absence de preuve (écrit, témoignage, etc.), il sera très difficile de démontrer que cet argent était initialement "pour le mariage" ou que son intention de départ était autre qu'un don à son fils pour son propre apport.

Les juges se basent sur des faits prouvés. Une simple déclaration verbale est rarement suffisante.

Conclusion sur l'impact

L'existence de ces 10 000 € et leur origine ne changent pas fondamentalement la nature de votre défense :

Vous restez propriétaire à 50% de la maison selon l'acte.

Votre ex-conjoint devra prouver sa créance, c'est-à-dire qu'il a bien apporté 27 000 € et que cette somme n'était pas une contribution aux charges du ménage ou un don implicite.

Votre argument principal reste solide : le déséquilibre de vos apports est lié à la contribution aux charges du ménage et à votre situation de chômage due à un choix de vie commun. Ces 10 000 € ont juste augmenté le montant total de son apport, mais la nature de l'écart (23 000 €) et les raisons de cet écart demeurent.

Cependant, il est possible que votre ex-conjoint utilise ces 10 000 € pour renforcer son argument selon lequel il a personnellement mis plus d'argent. Il pourrait dire que même les 10 000 € n'étaient pas pour vous.

Il est absolument crucial d'aborder ce point avec votre avocat.

Votre avocat pourra évaluer si cet élément (les 10 000 € de la mère) pourrait affaiblir votre argument sur l'intention libérale ou la contribution aux charges du ménage.

Il cherchera si des éléments indirects peuvent étayer votre version (ex : des conversations écrites, des témoins du don et de son intention initiale, le contexte général de vos finances à l'époque).

Même sans preuve directe, le fait que l'apport disproportionné ait été fait alors que vous étiez dans une situation de chômage liée à un projet de vie commun reste un argument fort devant un juge. Les juges apprécient souvent la solidarité familiale et la contribution aux charges du ménage de manière large dans les couples non mariés.

Ne laissez pas cet élément vous décourager, mais assurez-vous que votre avocat en soit pleinement informé pour qu'il puisse anticiper la stratégie de votre ex-conjoint et préparer la meilleure défense possible.

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il y a 9 mois
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