Bonjour Maître,
Mon mari m'a assigné pour
divorce et la première audience à lieu en Avril.
Nous avons une fille de 7 ans. Nous demandons la mise en place d'une garde alternée. Toutefois, je rencontre de nombreuses difficultés dans l'organisation quotidienne concernant notre enfant, qui me préoccupent à la fois pour son équilibre et pour la procédure en cours.
Depuis toujours, j'ai assuré l'essentiel du suivi de notre fille : scolarité, devoirs, rendez-vous médicaux, activités extrascolaires, organisation du quotidien. Depuis la séparation, j'ai le sentiment que la communication parentale est devenue très compliquée.
Le père de ma fille refuse fréquemment d'échanger avec moi ou adopte une posture conflictuelle lorsque j'évoque des sujets concernant notre enfant.
Par exemple :
Pendant les vacances scolaires, il a conservé l'ensemble des affaires scolaires de notre fille et a refusé de me les transmettre, ce qui m'a empêchée de la faire réviser.
J'ai organisé plusieurs rendez-vous médicaux nécessitant son accord parental. Il a exprimé ne pas me faire confiance et a retardé les démarches, ce qui a repoussé la prise en charge de notre fille.
Actuellement, notre fille suit des cours de piscine. L'un des cours tombe sur un jour de sa garde. Je lui ai proposé soit de s'en charger lui-même, soit de me laisser gérer afin d'assurer la continuité. Malgré mes relances, il ne me répond pas.
Par ailleurs, je rencontre également des difficultés à maintenir le lien avec ma fille lorsqu'elle est chez son père. J'ai très peu de nouvelles pendant sa semaine de garde. Elle m'indique régulièrement qu'elle ne peut pas me parler, et il arrive que son téléphone soit éteint ou inaccessible lorsque j'essaie de la joindre. Cette situation m'inquiète, car elle limite la continuité du lien parent-enfant.
Ces situations se répètent régulièrement et compliquent l'organisation et le suivi éducatif et médical de notre fille. J'ai sollicité par 3 fois un médiateur qu'il a refusé.
Je m'interroge aujourd'hui sur plusieurs points :
Quels sont mes recours lorsque le second parent refuse de communiquer ou bloque certaines démarches concernant l'enfant ?
Puis-je demander un cadre juridique plus précis concernant l'organisation des décisions liées à la scolarité, à la santé et aux activités ?
Dans quelle mesure ces comportements peuvent-ils être pris en compte dans l'appréciation d'une garde alternée ?
Comment puis-je continuer à assurer correctement le suivi de ma fille sans risquer d'être accusée de ne pas respecter l'autorité parentale conjointe ?
Existe-t-il des solutions juridiques ou pratiques permettant d'encadrer ou de sécuriser la communication parentale et le maintien du lien avec l'enfant ?
Mon objectif principal est de préserver l'intérêt et la stabilité de notre fille, tout en respectant le cadre légal.
Je vous remercie par avance pour votre retour et vos conseils.
Lise.