Bonjour,
Le principe de réévaluation est exact : en cas de don manuel utilisé pour acquérir un bien, le rapport à la succession se fait sur la valeur de ce bien au jour du décès, soit potentiellement 20 % de la valeur de la SAS. Une augmentation de capital par apport de fonds communs ou nouveaux fonds propres permettrait effectivement de diluer cette quote-part, mais elle doit être justifiée économiquement pour éviter une requalification en abus de droit.
Pour sécuriser la situation, l'idéal serait de régulariser ce don via une donation-partage qui figerait la valeur au jour de l'acte, ou d'envisager une cession interne d'actions à prix coûtant tant que la société n'a pas encore de valeur de marché.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 2 jours
Maître, merci.
Pensez-vous qu'il soit possible de régulariser un don manuel datant de 2014 par une donation-partage, dix ans plus tard (à ce jour), sachant que le don manuel de 400 € a été utilisé pour constituer le capital de la SAS en décembre dernier ?
Par ailleurs, le père de mon épouse réside à l'étranger (hors Union européenne) et n'est pas de nationalité française.
il y a 2 jours
Oui, il est tout à fait possible de régulariser ce don de 2014 via une donation-partage conjonctive ou un pacte adjoint notarié, ce qui permettra de figer la valeur des parts de la SAS à leur valeur actuelle avant qu'elles ne prennent trop d'ampleur.
La résidence à l'étranger du donateur ne bloque pas la procédure, mais impose de vérifier les conventions fiscales entre la France et son pays pour éviter une double taxation, le don devant être déclaré au fisc français puisque le bénéficiaire est résidente fiscale en France.
Cette démarche notariée est la solution la plus robuste pour transformer un don manuel incertain en une transmission sécurisée et non réévaluable au décès.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 1 jour
Merci, effectivement, nous sommes d'accord sur ce point.
Une donation-partage conjonctive n'est pas évidente dans cette situation, car ses parents, son frère et sa sœur vivent en Chine et ils ne parlent pas français.
Dans le cadre d'une donation-partage, la présence de tous les donataires est en principe requise devant le notaire en France? Lorsque certains résident à l'étranger, cela suppose soit leur déplacement en France, soit la mise en place de procurations notariées, souvent complexes sur le plan pratique et linguistique.
Cependant, le don manuel a été accompagné d'un pacte adjoint rédigé en chinois et en français lors de la donation en 2014. Mon épouse a reçu un don manuel de 30 000 € consenti par son père. Un pacte adjoint sous seing privé précisait que 3 000 € étaient non rapportables.
(Cela s'explique ainsi : ma femme avait financé une aide alimentaire de 3 000 € à son père en 2011, et elle en conservait la preuve de virement auprès de LCL. Pour cette raison, son père a indiqué 3 000 € non rapportables, ce qui s'apparente à un remboursement. Bien entendu, le pacte n'indiquait pas explicitement un remboursement.)
Elle a utilisé 400 € pour souscrire des actions lors de la constitution de notre société il y a environ 40 jours, sans trop réfléchir.
Elle avait déclaré les 30 000 € (CERFA n°2735) au centre des impôts en 2014, mais elle n'avait pas joint le pacte adjoint à la déclaration, car le service lui avait indiqué que ce n'était pas nécessaire pour un pacte adjoint.
Nous nous interrogeons aujourd'hui sur le risque potentiel : si ces 400 € prennent une valeur de 200 000 € au décès de ses parents, existe-t-il un risque que le fisc requalifie le pacte adjoint comme document faux ?
D'après vous, soit 1) serait-il possible que ce pacte adjoint soit authentifié par un acte notarié, afin de lui donner une existence juridique à ce jour ?
Soit 2) est-il trop tard pour envoyer ce pacte adjoint avec une copie du cerfa 2735 déclaré en 2014 au centre des impôts par lettre recommandée avec accusé de réception aujourd'hui ?
il y a 6 heures
L'authentification notariale a posteriori (option 1) est impossible car un acte notarié ne peut certifier que des signatures apposées devant le notaire à l'instant T.
Envoyer le pacte aujourd'hui aux impôts (option 2) n'apporterait aucune garantie de "date certaine" rétroactive pour 2014 et pourrait attirer l'attention du fisc inutilement.
Le risque de requalification en "faux" est minime si vous possédez la preuve du virement de 2011 (LCL) et le CERFA de 2014, car la cohérence chronologique des flux financiers prévaut sur le formalisme du pacte.
Pour sécuriser l'avenir, privilégiez une convention de préciput ou une clause d'emploi dans vos statuts, tout en conservant précieusement l'original du pacte et la preuve de virement bancaire.
J'espère avoir répondu à toutes vos questions.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 4 heures
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