Nuisances voisinages
Je me permets de solliciter vos avis concernant une situation locative complexe que je rencontre actuellement en logement social (HLM).
Je suis locataire dans un immeuble où je subis depuis une période prolongée des troubles de voisinage répétés :
Nuisances sonores nocturnes quasi quotidiennes provenant de la voisine du dessus (utilisation de machines la nuit provoquant des vibrations importantes dans mon logement)
Vibrations nocturnes prolongées liées à des appareils (dont un téléphone) pouvant durer plusieurs heures, entraînant des réveils réguliers.
Je ne peux même pas appeler la police car on entend pas les vibrations à l'extérieur de mon logement.
Incivilités récurrentes dans les parties communes (crachats, détritus, dépôt de meubles...)
Dégradations répétées dans l'immeuble, notamment l'arrachage à plusieurs reprises de câbles et du boîtier de la fibre optique situé près de mon logement, ainsi que, par le passé, des interrupteurs arrachés...
Je précise également un autre élément préoccupant : il arrive que des personnes en état d'ébriété se trompent d'étage ou d'appartement et tentent à plusieurs reprises d'entrer à ma porte, en pensant se trouver chez elles. Ces situations sont particulièrement anxiogènes.
Je vis dans un immeuble de logement social (HLM) et, malgré les signalements effectués, je constate qu'aucune mesure concrète ou sanction effective n'est mise en place à ce jour à l'encontre des auteurs de ces troubles, ce qui contribue à leur répétition.
Ces faits ont été signalés à plusieurs reprises au bailleur. Toutefois, selon ses retours, je serais la seule à me plaindre de ces nuisances. Le bailleur évoque également la possibilité que certaines dégradations proviennent de l'extérieur, ce qui ne correspond pas, selon moi, à la répétition et à la localisation des faits dans l'immeuble.
Je précise être porteuse d'un handicap, et ces nuisances nocturnes ont un impact important sur ma santé et mon quotidien. Elles affectent également ma capacité de travail et de formation en raison du manque de sommeil (baisse de concentration, erreurs, fatigue persistante).
J'ai également tenté un dialogue avec la voisine concernée, sans réponse de sa part.
Je souhaite savoir :
Quelles sont les obligations concrètes du bailleur dans ce type de situation (troubles de jouissance / troubles anormaux de voisinage) en logement social ?
L'absence de mesures ou de sanctions effectives malgré les signalements peut-elle engager sa responsabilité ?
Quels éléments de preuve sont généralement considérés comme suffisants dans des cas de nuisances principalement nocturnes et difficiles à objectiver ?
Est-il pertinent de passer directement par une mise en demeure via avocat ou protection juridique dans ce type de situation ?surtout que le bailleur exprime de manière implicite la véracité des mes propos.
Je vous remercie par avance pour vos éclairages.
Merci de vos réponses