Bonjour @Leslie
En matière de vente d'un lot de copropriété, l'acte authentique doit permettre d'identifier précisément le bien vendu, avec ses lots, ses tantièmes et sa consistance. L'article 5 de la loi du 10 juillet 1965 prévoit que les quotes-parts de parties communes sont réparties entre les lots, notamment en fonction de leur consistance, superficie et situation.
Le notaire a, pour sa part, une obligation de vérification et de conseil. Il doit s'assurer de l'efficacité juridique de l'acte qu'il reçoit, notamment en contrôlant la cohérence entre l'acte de vente, le règlement de copropriété, l'état descriptif de division, le titre de propriété antérieur et les documents cadastraux ou hypothécaires utiles.
Points de vigilance
Il faut distinguer deux choses. Si l'acte ne comporte qu'un résumé intitulé « état descriptif des lots », cela n'est pas forcément irrégulier en soi, dès lors que l'état descriptif de division publié existe par ailleurs et que l'acte y renvoie correctement.
En revanche, si les lots mentionnés dans votre acte ne correspondent ni à la réalité physique de l'appartement, ni au règlement de copropriété, ni à l'état descriptif de division publié, il y a une difficulté sérieuse.
La question essentielle est donc de savoir si l'erreur vient d'une simple rédaction maladroite, d'une ancienne désignation non mise à jour, d'une modification non publiée, ou d'une véritable discordance entre ce qui vous a été vendu et ce qui existe juridiquement.
Cette vérification suppose de récupérer l'état descriptif de division complet publié au service de la publicité foncière.
3 Conseils applicables
Demandez d'abord au notaire, par écrit, la copie de l'état descriptif de division complet, du règlement de copropriété, des modificatifs éventuels et de l'origine de propriété permettant de justifier les tantièmes indiqués dans l'acte.
Si les documents révèlent une incohérence, demandez-lui une explication écrite sur les vérifications effectuées avant la vente. Le notaire devait, en effet, attirer votre attention sur toute discordance apparente entre les lots vendus, leur désignation juridique et leur consistance réelle.
Enfin, si l'erreur vous cause un préjudice concret, par exemple une perte de surface, une annexe inexistante, des tantièmes inexacts ou une difficulté de revente, il faudra envisager une mise en cause du vendeur, du notaire ou du syndic selon l'origine de l'erreur. À ce stade, il faut surtout obtenir les documents publiés, car ce sont eux qui permettront de déterminer s'il existe une faute et contre qui agir.
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Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Selon ce qui vous sera utile et nécessaire, vous pouvez également prendre attache avec mon cabinet afin que nous puissions approfondir ce dossier ensemble.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
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