Bonjour @Anonyme96
Même sans dépôt de plainte formel de votre part, le parquet peut poursuivre dès lors que les gendarmes ont recueilli des éléments suffisants : votre déposition, les photographies, le certificat médical et les déclarations de votre conjoint.
Les violences commises par un conjoint, concubin ou partenaire sont plus sévèrement appréciées que des violences ordinaires. En cas de violences sans ITT, ou avec une ITT inférieure ou égale à huit jours, l'article 222-13 du Code pénal prévoit une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende lorsqu'elles sont commises par le conjoint ou concubin. La circonstance liée au couple est également visée par l'article 132-80 du Code pénal.
Points de vigilance
Cela ne signifie pas pour autant qu'une peine de prison ferme sera automatiquement prononcée. Le tribunal tiendra compte de la gravité exacte des faits, du contexte, de l'absence d'ITT, de l'existence ou non d'antécédents judiciaires, de son comportement depuis les faits, de sa reconnaissance éventuelle et des garanties qu'il présente.
Dans un dossier de première comparution, sans ITT et sans antécédent, le risque principal est souvent une condamnation avec peine aménagée ou non privative de liberté : sursis, interdiction de contact, obligation de soins, stage de responsabilisation, voire mesure d'éloignement. En revanche, la prison ferme devient davantage envisageable en cas de récidive, de violences graves, de menaces, d'emprise, de violation d'une interdiction ou d'antécédents.
3 Conseils applicables
Présentez-vous à l'audience ou prenez contact avec un avocat si vous souhaitez être accompagnée, même si votre intention initiale n'était pas de « l'envoyer en prison ». Une procédure pénale, une fois engagée, appartient au ministère public.
Ne minimisez pas les faits par culpabilité. Vous avez signalé une situation de violence ; le rôle du juge est précisément d'apprécier la juste réponse, proportionnée aux faits et à la personnalité de l'auteur.
Enfin, si vous ne souhaitez pas reprendre la vie commune ou si vous craignez de nouvelles violences, indiquez-le clairement aux enquêteurs, au parquet ou au juge. La priorité doit rester votre sécurité, indépendamment de la peine qui sera finalement prononcée.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est à dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Selon ce qui vous sera utile et nécessaire, vous pouvez également prendre attache avec mon cabinet afin que nous puissions approfondir ce dossier ensemble.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 8 heures
Est-ce qu'il est possible de pouvoir "l'aider" en écrivant une lettre ou le soutenir lors de l'audition ?
Je souhaite pas que ça aille plus loin ne serait-ce juste pour l'équilibre de mes enfants
il y a 7 heures
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