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Sujet (Cloturé) initié par Chreysil y a 5 mois - 1112 vues
Bonjour, En matière de Dommages- ouvrage nous avons déclaré en LRAR un sinistre le 03 mars 2026, réceptionné par la compagnie le 06 mars 2026. La réponse reçue le 11 mars 2026 étant négative (refus de pris en charge), nous avons contesté le refus par LRAR du 20 mars 2026, avec les mêmes arguments étayés par de la jurisprudence. Suite à notre demande, l'assureur a mandaté une expertise le 21 avril 2026 et avons reçu le rapport préliminaire d'expertise et une réponse négative le 15 mai 2026. Devant cette position nous souhaitons nous appuyer sur l'article L242-1 et le délai des 60 jours non respecté à compter de la date de réception de la déclaration du sinistre du 06 mars 2026 (6 mars au 15 mai). Toutefois, il semblerait que l'assureur réfute la date du 06 mars mais prend en compte celle de notre contestation du 11 mars en soutenant que le dossier est réouvert. Pourtant la jurisprudence, notamment l'Arrêt Cour de cassation du 30 septembre 2021 n°20-18.883 indique que l'assureur dommages-ouvrage est tenu de répondre dans un délai de soixante jours à toute déclaration de sinistre, y compris lorsque les désordres déclarés sont identiques à ceux déjà signalés auparavant
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Votre position peut se défendre, mais me semble fragile.
L'article L.242‑1 C. assur. impose à l'assureur DO de notifier sa position sur le principe de la garantie dans les 60 jours à compter de la réception de la déclaration de sinistre.
Dans votre cas :
déclaration reçue le 6 mars ; réponse de refus le 11 mars.
Qu'on soit d'accord ou non sur le bien‑fondé du refus, il y a bien une notification de position dans le délai de 60 jours. Le texte sanctionne l'absence de réponse ou le silence, pas le fait que la réponse soit défavorable.
Votre courrier du 20 mars est, en réalité, une contestation de la décision (et non une nouvelle déclaration de sinistre) portant sur les mêmes désordres.
L'assureur, pour se couvrir, a alors mandaté un expert et vous a adressé un nouveau refus le 15 mai, après dépôt du rapport préliminaire.
L'arrêt Cass. 3e civ., 30 sept. 2021, n° 20‑18.883, que vous citez, vise l'hypothèse où un nouveau courrier de déclaration concernant les mêmes désordres reste à nouveau sans réponse dans les délais : la Cour dit alors que chaque déclaration doit recevoir une réponse dans les 60 jours.
Mais dans votre cas, il ne s'agit pas d'une nouvelle déclaration avec de nouveaux désordres, et surtout l'assureur ne s'est pas resté muet : il a déjà notifié un refus le 11 mars, puis un second le 15 mai.
Il est donc difficile de faire entrer votre situation dans le schéma de la sanction automatique de L.242‑1 (garantie réputée acquise faute de réponse dans les 60 jours).
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie d'indiquer la problématique comme résolue.
Bien cordialement,
#Meilleure réponseil y a 5 mois
Chreys
Bonjour, Merci pour cette réponse rapide mais, par exemple, le dossier conserve une référence identique et les arguments développés sont les mêmes que ceux de la déclaration initiale. On peut considérer: - continuité du sinistre, - continuité de l'instruction, - absence d'ouverture d'un nouveau dossier autonome.
Mais alors apparaît une contradiction. Si le courrier du 20 mars : - n'est qu'une contestation, - dans le même dossier, - sur les mêmes désordres, Alors pourquoi soutenir qu'un nouveau délai procédural repartirait ?Refus initial insuffisamment instruit puis réinstruction contradictoire?