Financement immobilier en union libre : risque donation et sécurisation apports
J'aurais besoin d'un éclairage juridique et fiscal concernant le financement d'un achat immobilier réalisé en union libre.
Avec ma compagne, nous avons récemment signé un compromis de vente pour l'achat d'une maison. Le prix d'acquisition est de 330.000€, les travaux sont estimés à 80.000€ et les frais annexes (droits d'enregistrement, frais de notaire, etc.) à environ 25.000€.
Au niveau du financement, j'apporte 200.000€ de fonds personnels, ma compagne apporte 10.000€ et le solde serait financé par emprunt.
Ma compagne possède par ailleurs un appartement en cours de vente pour 140.000€ (134.000€ net vendeur), sur lequel subsiste un crédit immobilier dont le capital restant dû est d'environ 111.000€.
Un courtier nous a présenté une simulation de financement faisant apparaître :
* un apport personnel net de 95.000 € ;
* un prêt relais de 105.000 € ;
* ainsi que plusieurs lignes de crédit pour financer le solde du projet.
D'après notre compréhension, l'opération reposerait sur le schéma suivant :
* les apports personnels globaux (210.000€) serviraient en premier lieu à solder le crédit immobilier restant dû de ma compagne ;
* le prêt relais de 105.000€ (~ 80 % * 140.000€) correspondrait à une avance consentie dans l'attente de la vente de son appartement ;
* le produit de la vente de l'appartement servirait ensuite à rembourser ce prêt relais. Pour précision, un compromis de vente a d'ailleurs été signé récemment pour cet appartement.
Par ailleurs, la banque de ma compagne nous a indiqué :
« Pour solder le prêt immobilier je n'ai pas besoin de document. S'il s'agit de la vente, il faut que les fonds soient sur votre compte. S'il s'agit d'un rachat par une autre banque, c'est votre banque actuelle qui envoie au service des crédits l'information du rachat ».
Étant en union libre, ce projet de financement vous paraît-il juridiquement et fiscalement sécurisé ?
Dans l'hypothèse où les apports personnels serviraient indirectement à solder le crédit immobilier restant dû de ma compagne avant la vente de son appartement, existe-t-il un risque au regard :
* d'une éventuelle donation indirecte ;
* des droits de mutation ;
* de la prise en compte des apports réels de chacun ;
* ou plus généralement d'un déséquilibre patrimonial entre concubins?
S'agit-il d'un montage bancaire classique dans ce type de situation ou recommanderiez-vous des dispositions spécifiques?
Notre objectif est simplement de comprendre les conséquences éventuelles juridiques et fiscales du montage envisagé avant de nous engager définitivement.
Je vous remercie par avance pour votre éclairage.
Bien cordialement,
Xavier Marchand
Merci de vos réponses