Dans le cas qui nous intéresse ici, la société B est celle qui en apparence a une relation contractuelle avec l autoentrepreneur X.Dans les faits les ordres,planning,controle , vienne d'une entreprise A. X est intégré dans un groupe whstap ou ellerecoit les ordres des salaries et dirigeants de A. A dicte le planning de X via une application. Le gerant de B est salarié et apparait dans les registre des frais generaux de A. Ce gerant de B est actionnaire de A et enfant des gerants de A. Tousclients de B sont exclusivement les entreprises de la meme famillr ,avec le meme actionnariat et le meme gerant. De plus toutes ces entreprises y compris B apparaissant dans les creances du bilan de A avec des sommes extraordinaires qui ressemble a une organisation d insolvabilité.
il y a 6 heures
Bonjour,
Au regard des éléments complémentaires que vous apportez, la problématique me paraît dépasser la seule question de l'UES.
En effet, ce que vous décrivez ressemble davantage à une situation dans laquelle il pourrait être soutenu que la société B ne dispose que d'une autonomie très limitée, tandis que la société A exercerait concrètement les prérogatives normalement dévolues à un employeur.
Le fait que :
-les instructions opérationnelles proviennent de A ;
-le planning soit fixé par A ;
-le contrôle de l'activité soit assuré par A ;
-l'autoentrepreneur soit intégré dans les outils de communication internes de A ;
-le dirigeant de B soit salarié de A ;
-les actionnaires et dirigeants soient étroitement liés ;
-l'activité de B soit quasi exclusivement réalisée au profit des sociétés du même groupe familial ;
constitue un faisceau d'indices qui pourrait être invoqué pour démontrer soit une requalification en contrat de travail, soit l'existence d'un lien de subordination exercé en réalité par une autre société que celle figurant sur les contrats.
Dans une telle configuration, la reconnaissance d'une UES peut effectivement renforcer l'argument selon lequel les sociétés ne fonctionnent pas comme des entités véritablement indépendantes. Toutefois, l'UES reste principalement un outil d'organisation de la représentation du personnel et ne suffit pas à elle seule à établir le coemploi.
En revanche, les éléments que vous évoquez pourraient être utiles pour soutenir :
-une demande de requalification du statut d'autoentrepreneur en contrat de travail ;
-une action fondée sur le marchandage ou le prêt illicite de main-d'œuvre si les conditions légales sont réunies ;
-une recherche de responsabilité de plusieurs sociétés lorsque leur imbrication est démontrée ;
-voire, selon les circonstances, une démonstration de confusion d'intérêts, d'activités ou de direction.
S'agissant des créances croisées importantes figurant dans les comptes des différentes sociétés, cela peut constituer un élément intéressant de contexte, mais il conviendra d'être prudent. L'existence de flux financiers importants entre sociétés liées n'est pas en soi illicite. En revanche, si ces mouvements traduisent une absence d'autonomie réelle ou une organisation destinée à soustraire certains actifs aux créanciers, ils peuvent être examinés par les juridictions compétentes.
En résumé, dans la situation que vous exposez, les faits paraissent potentiellement plus favorables à une argumentation fondée sur la requalification, le lien de subordination réel, le marchandage et éventuellement le coemploi qu'à une simple demande de reconnaissance d'UES.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien Cordialement.
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