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Journée de solidarité déduite du compteur d'heures supplémentaires
Sujet initié par Lynniail y a 2 mois - 2527 vues
Bonjour,
Je suis salariée en 39h hebdomadaire. Mes 4 heures supplémentaires sont payées chaque mois j'ai donc un contrat mensualisé à 169h. Il arrive que des heures supplémentaires au delà de mon contrat soient effectuées régulièrement. Ces heures sont intégrées à un compteur d'heures à récupérer. Ces heures peuvent être rémunérées avec une majoration de 25% (si le compteur cumule trop d'heures ou à la demande du salarié). En revanche, si on décide de prendre un jour de repos, une heure supplémentaire travaillée donne lieu à une récupération équivalente, soit 1h récupérée.
Par ailleurs, les 7h que nous devons "donner" au titre de la journée de solidarité, sont déduites également de ce compteur d'heures supplémentaires.
Ça ne me semble pas logique ni normal de procéder ainsi.. ni sur la récupération qui devrait être majorée de 25% au même titre que si elles étaient rémunérées, ni de déduire 7h de solidarité de ce compteur puisqu'en suivant la logique, 7h supplémentaires équivalent à 8h45 si on majore de 25%..
Est ce que je suis complètement dans le faux dans ma logique ? Est ce que j'ai un recours ? Car ça fait 10 ans que c'est comme ça...
Je suis en cdi depuis 11 ans avec un contrat de 169h soit 151,67 et 17,33 d'heures supplémentaires, puis un avenant pour une évolution stipulant également que je
Votre raisonnement est exact sur un point, mais mérite une nuance sur un autre.
S'agissant des heures supplémentaires, lorsqu'elles sont remplacées par un repos compensateur de remplacement prévu par un accord collectif ou un dispositif conforme, ce repos doit tenir compte de la majoration applicable. Ainsi, une heure supplémentaire majorée à 25 % ouvre normalement droit à 1 h 15 de repos, et non à une heure de repos seulement. En revanche, si le compteur d'heures correspond à un simple dispositif interne de récupération et non à un véritable repos compensateur de remplacement, son fonctionnement dépend des règles mises en place dans l'entreprise.
Concernant la journée de solidarité, elle correspond à 7 heures de travail non rémunérées (pour un salarié à temps complet). Si votre employeur prélève ces 7 heures sur un compteur constitué d'heures supplémentaires, cela revient à utiliser des heures déjà acquises par le salarié pour financer la journée de solidarité. Ce procédé est, en principe, discutable : la journée de solidarité ne doit pas être financée par la diminution d'un compteur d'heures supplémentaires déjà constitué, sauf si un accord collectif le prévoit expressément et dans le respect des dispositions légales.
Enfin, si ce système est appliqué depuis plusieurs années et qu'il ne respecte pas les règles applicables, un rappel peut être demandé, sous réserve des règles de prescription en matière de salaire.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
il y a 2 mois
Lynnia
Bonjour, Merci de votre réponse. J'imagine que c'est comme vous l'indiquez, un simple système mis en place au sein de l'entreprise..
Sinon comment cela est-il vérifiable ? Via la convention collective ?
Par ailleurs, comme ces 7 heures sont prélevées sur ce compteur d'heures, la mention comme quoi on a bien contribué n'apparaît jamais sur les fiches de paye.. comment on justifie de notre contribution si jamais ?
De toute façon, je quitte cette entreprise, il y a plein de manquements à l'éthique, et au droit du travail de leur part et je n'ai pas vraiment envie de me battre. Au bout de 10 ans à avoir bien trop donné, pour rien en retour, ça suffit. Cette entreprise est actuellement en redressement judiciaire pour une troisième phase d'observation, et à titre d'exemple, le fils du patron continue d'utiliser la carte entreprise pour des dépenses personnelles (à savoir qu'il a un statut salarié et non gérant, même si en soit ça ne devrait pas avoir lieu de toute manière...) bref vous voyez le genre.
Effectivement, le premier réflexe est de vérifier si ce dispositif résulte d'un accord collectif (accord d'entreprise ou convention collective). Vous pouvez également consulter une note de service, un accord sur le temps de travail ou tout document interne encadrant ce compteur d'heures. Si aucun texte ne prévoit ce mécanisme, il s'agit vraisemblablement d'une pratique interne de l'entreprise.
S'agissant de la journée de solidarité, il n'existe pas d'obligation de faire figurer une mention spécifique sur le bulletin de paie. Toutefois, l'employeur doit être en mesure de démontrer, en cas de contrôle ou de contestation, selon quelles modalités cette journée a été accomplie. Si les 7 heures sont simplement déduites d'un compteur d'heures sans aucune traçabilité, cela peut effectivement rendre la justification plus délicate.
Enfin, puisque vous indiquez quitter prochainement cette entreprise, sachez que vous conservez la possibilité, si vous le souhaitez, de faire valoir ultérieurement vos droits concernant d'éventuels rappels de salaire ou d'heures supplémentaires, sous réserve des règles de prescription. Le fait que l'entreprise soit en redressement judiciaire n'empêche pas nécessairement d'agir, même si cela obéit à des règles particulières.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
#Meilleure réponseil y a 1 mois
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