Bonjour à tous,
Je souhaite partager mon expérience, que je considère comme relevant d'un abus de confiance, voire d'une pratique pouvant s'apparenter à une escroquerie.
À la suite d'une simple demande de renseignements effectuée sur Internet, j'ai été contactée par Me Tedgui. Dès le début de notre unique échange téléphonique, il m'a dirigée vers un formulaire en ligne qu'il m'a demandé de compléter sous sa supervision. Au cours de cet appel, il m'a également conduite à effectuer immédiatement un premier paiement en ligne, pour mon mari et moi-même, alors même que je n'avais pas encore pris connaissance des conditions contractuelles.
Pour me mettre en confiance, il m'a adressé, sans que je l'aie demandé, une attestation indiquant qu'une procédure de
divorce était en cours. Avec le recul, j'ai eu le sentiment qu'il s'agissait d'une méthode bien rodée : les questions relatives au coût total étaient systématiquement éludées ou minimisées, tandis que l'accent était mis sur des éléments destinés à rassurer le client.
Dans mon cas, il m'a expliqué que je bénéficiais d'une offre exceptionnelle en raison de la simplicité de mon dossier, ce qui était exact : aucun enfant à charge et un unique bien immobilier sans emprunt.
Lors du remplissage de la convention, il m'a également incitée à ne pas mentionner l'existence de notre bien immobilier commun, en m'expliquant que celui-ci pourrait être vendu avant la fin de la procédure, qu'il avait été acquis il y a plus de vingt ans et qu'il n'y aurait donc pas de problématique de plus-value. Selon lui, cela permettrait de simplifier le dossier.
J'ai été très surprise par cette demande, qui revenait, selon moi, à effectuer une déclaration inexacte. Une telle situation aurait ensuite pu conduire à la nécessité de modifier les documents et, potentiellement, à la facturation de prestations supplémentaires.
Après avoir enfin pris le temps de lire le contrat, j'ai choisi de ne pas le signer ni de le retourner. J'y ai notamment découvert une clause prévoyant une facturation horaire particulièrement élevée, supérieure à 430 € de l'heure pour les appels téléphoniques, les échanges de courriels ou encore les corrections de documents.
Je trouve cette manière de procéder regrettable. À mon sens, elle nuit à l'image de la profession d'avocat et porte préjudice aux nombreux professionnels qui exercent leur activité avec rigueur et transparence. Elle peut également mettre en difficulté des personnes peu familières avec les démarches administratives ou juridiques, qui risquent de signer une convention sans mesurer pleinement la portée de l'ensemble de ses clauses.
Une fois le document signé, il devient beaucoup plus difficile de revenir en arrière. Dans mon cas, je considère que le fait d'avoir été amenée à régler une somme avant d'avoir pu prendre connaissance du contrat soulève de sérieuses interrogations.
J'entends exercer mon droit de rétractation dans le délai légal de quatorze jours et demander le remboursement des sommes déjà versées ainsi que l'annulation des prélèvements à venir. À défaut d'une réponse satisfaisante, j'envisage de saisir le barreau afin qu'il examine ces pratiques.
Merci de vos réponses