Litige automobile
Je sollicite un avis juridique concernant un litige relatif à un véhicule d'occasion acheté à un particulier le 10 avril 2026.
Résumé des faits :
1. Achat du véhicule à un particulier le 10 avril 2026. Ce véhicule avait été acheté par ce même vendeur quelques semaines auparavant auprès d'un garage professionnel.
2. Découverte de défauts (freins avant hors cote et fuite joint SPI) et déclaration immédiate de la panne auprès de mon assurance le 18 avril 2026 (soit 8 jours après l'achat).
3. Expertise contradictoire réalisée le 29 juin 2026 avec la présence de toutes les parties. Le rapport, signé par toutes les parties, confirme les défauts et établit des devis de réparation (freins : 689,23 € ; joint SPI : 322,32 €).
4. Répartition des responsabilités : Le garage professionnel accepte la prise en charge du joint SPI, mais se dégage de toute responsabilité sur les freins avant, précisant que la responsabilité incombe désormais à mon vendeur, car il a revendu le véhicule sans le remettre aux normes de sécurité.
Détail technique et argument de l'assurance :
L'expert a mesuré une épaisseur de disques de 24,18 mm, alors que la cote minimale constructeur est de 24,20 mm. Ma protection juridique refuse d'engager un recours, en se basant sur les éléments suivants :
Le véhicule a parcouru 2 127 km depuis l'achat auprès du particulier.
Ils considèrent que l'usure des disques, ayant "seulement" atteint la cote minimale, laisse supposer qu'ils étaient dans la tolérance au moment de la vente par le garage.
Ils estiment qu'il est impossible de dater l'origine du suintement du joint SPI et que la responsabilité de la partie adverse n'est "pas suffisamment caractérisée".
Mes questions :
Le fait que la panne ait été déclarée seulement 8 jours après l'achat (le 18 avril pour un achat le 10 avril) ne constitue-t-il pas une preuve de la présence du vice lors de la vente, rendant l'argument du kilométrage parcouru (2 127 km) non pertinent ?
L'argument de l'assurance selon lequel il est impossible de "dater l'usure" est-il juridiquement suffisant pour refuser un recours, alors que l'expertise confirme un état "hors cote" et que le signalement a été effectué quasi immédiatement après la vente ?
Le refus de la protection juridique au motif que les chances de succès ne sont pas suffisantes est-il abusif, compte tenu du rapport d'expertise qui constate une non-conformité de sécurité ?
Merci pour vos conseils sur la manière de contester cette analyse auprès de mon assurance.
Merci de vos réponses