Bonjour Maître,
Merci beaucoup pour votre retour.
J'ai en effet contesté cette interprétation auprès de mon établissement. Toutefois, à défaut d'être autre chose qu'un simple lycéen, ma thèse n'a manifestement pas été prise au sérieux, et il a été déterminé par avance, par la proviseure adjointe de l'établissement, que la notion d'utilisation pouvait également recouvrir le simple fait de tenir le téléphone dans la main, alors même qu'aucune utilisation de celui-ci n'avait été constatée.
La seule réponse qui m'a finalement été apportée lorsque j'ai demandé le fondement juridique de cette interprétation a été, en substance : « Ici, c'est moi l'adulte, donc c'est moi qui décide ».
J'ai constaté au cours de cet échange un degré de mépris important ainsi qu'une atmosphère particulièrement pesante, alors que ma démarche consistait simplement à demander le fondement juridique de la mesure qui m'était appliquée.
Je souhaiterais donc savoir quels recours, au-delà de l'établissement, pourraient être envisagés si celui-ci maintient cette position. Une saisine de l'Inspection académique / de l'IA-DASEN ou du rectorat serait-elle appropriée dans une telle situation ?
Je précise également qu'à ma connaissance, aucune réunion du conseil d'administration ayant pour objet de modifier le règlement intérieur sur ce point n'a été constituée. Il n'existe donc, à ma connaissance, aucune réglementation supplémentaire propre à l'établissement permettant expressément d'assimiler la simple détention, visibilité ou présence du téléphone à une utilisation.
Un autre problème s'est également posé au cours du même entretien.
L'entretien avec la proviseure adjointe a dépassé le temps de récréation. Étant sorti de son bureau largement après la sonnerie, un retard d'environ 30 minutes m'a ensuite été attribué comme « injustifié ».
L'établissement considère que ce retard ne pouvait pas être justifié au motif qu'il ne s'agissait pas d'une convocation officielle, puisque c'est moi-même qui avais demandé à rencontrer la proviseure adjointe.
Or, là encore, je ne retrouve aucune disposition dans le règlement intérieur précisant qu'un entretien demandé par un élève ne peut justifier le retard qui en résulte que lorsqu'il fait l'objet d'une convocation officielle de l'établissement.
Cette situation me pose d'autant plus problème que l'assiduité est un élément particulièrement important dans le parcours scolaire et que Parcoursup est notamment très attentif aux éléments relatifs à l'assiduité.
Je souhaiterais donc également avoir votre avis sur ce second point : l'établissement peut-il légalement considérer comme « injustifié » le retard directement occasionné par un entretien avec un membre de la direction, au seul motif que l'élève avait lui-même demandé cet entretien et n'avait pas été officiellement convoqué ?
Merci encore pour votre première réponse, qui m'est très utile pour disposer d'un avis juridique extérieur et objectif sur cette situation.
Bien cordialement,
Noah Fretun