Urgent - détresse rupture brutale période essai et précarité
Recrutée dans un magasin de grande distribution en tant qu'employée administrative, en CDI à temps plein.
Le poste proposé dans l'annonce était intitulé « Responsable flux et caisse ».
À la suite d'un échange téléphonique, le recruteur décide de m'embaucher sans me faire passer d'entretien ni de journée d'immersion, alors même que j'en avais fait la demande et que celle-ci m'avait été présentée comme non nécessaire.
Le salaire initialement proposé était de 2 100 € brut, avec une prise de poste convenue sous une semaine.
Le recruteur me rappelle dans la même journée pour me préciser que « si je veux le poste, c'est sous 48 heures », en m'accordant cette fois un salaire de 2 300 € brut. Le contrat mentionne "employée administrative et non responsable flux et caisse"
Un peu inquiète de cet empressement et de cette façon de procéder, j'ai un long échange téléphonique avec le recruteur. Il m'explique que « n'importe qui peut le faire », qu'il pourrait « prendre une caissière et lui faire faire le poste » et qu'« au bout de deux semaines, il ne devrait pas y avoir de raison que je n'y arrive pas ».
Mon CV mentionne une expérience en secrétariat médical, en secrétariat juridique ainsi que quelques compétences en aide comptable acquises sur quatre mois. L'offre d'emploi exige un niveau de formation allant du baccalauréat au Bac +2.
Description du poste : saisie de données dans un classeur Excel comportant différents onglets, alimentés à partir de nombreux éléments variables, informatiques et papier, parfois erronés.
Je démissionne donc de mon CDI d'aide comptable, l'ambiance de travail y étant particulière, et commence ce nouveau poste 48 heures plus tard.
Trois jours de formation :
Le premier jour, j'observe.
Le deuxième jour, je suis mise en situation.
Le troisième jour, on me laisse travailler en autonomie en m'expliquant que « le temps n'est plus à la pédagogie ».
La semaine suivante, je suis mise en poste avec la comptable, qui m'explique que la formation reçue est incomplète et brouillonne. Elle reprend avec moi certains points, essentiellement pour me permettre de comprendre le fonctionnement général du poste.
Je rencontre beaucoup de difficultés pendant une dizaine de jours, puis je parviens à comprendre le mécanisme général. Une difficulté persiste néanmoins sur un dernier point : la résolution des écarts de caisse.
Le 31 octobre, on m'annonce la fin de ma période d'essai, sans évaluation préalable ni mise en garde. La lettre de rupture de période d'essai est déjà prête à être signée et ne mentionne aucun motif.
J'explique avoir déjà surmonté de nombreuses difficultés et qu'il ne me reste qu'un point à maîtriser. Je précise que, puisque j'ai réussi à progresser jusque-là, il n'y a aucune raison que je ne parvienne pas également à surmonter cette dernière difficulté.
On me répond qu'il n'est pas normal qu'à ce stade, je ne sois pas parfaitement autonome sur le poste.
Je fais remarquer que l'on me prive ainsi d'un mois et demi de période d'essai sur les deux mois initialement prévus.
On reconnaît mon investissement dans ce poste ainsi qu'un comportement professionnel irréprochable, mais on me demande de leur faire confiance lorsqu'ils affirment que je n'y arriverai pas.
Au moment de signer la lettre, on m'explique que mon contrat se terminera dans 48 heures. Si la rupture avait été notifiée le lundi suivant, le délai de prévenance aurait été de 15 jours.
Je leur expose alors la précarité de ma situation, notamment l'absence de droits au chômage en raison de ma démission de mon précédent CDI, et demande à être affectée à un autre poste.
On m'accorde finalement un poste de mise en rayon, avec une réduction de salaire au SMIC, le temps que je puisse me retourner.
Au-delà du préjudice moral subi, qui se traduit par une profonde atteinte psychologique, et de la pression financière engendrée par cette situation — le SMIC ne me laissant, une fois toutes mes charges réglées, qu'environ 50 € par mois pour me nourrir —, je me demande si je peux contester cette rupture de période d'essai.
J'ai donc termine mon contrat le 2 novembre. J"ai travaillé le 3 novembre et une partie du 4 novembre sans avoir signé de nouveau contrat mais ai actuellement un planning pour de la mise en rayon. Je suis depuis le 04 novembre en arrêt maladie jusqu'à la fin de cette semaine.
Quels sont mes recours ? Que puis-je faire ou demander à mon employeur, et de quelle manière dois-je procéder ?
Merci de vos réponses