Les particuliers se posent souvent la question de savoir s'il est possible, en dehors de tout cadre réglementaire, des cabanes dans des zones naturelles ou agricoles.
En effet, il s'agit d'installations relativement précaires qui ne paraissent pas avoir une incidence importante sur l'aménagement.
Pourtant, les autorités rappellent que malgré leur caractère précaire, les cabanes doivent respecter les règles de droit.
Ainsi, une récente réponse ministérielle du Ministre de l'Intérieur est venue préciser le contexte juridique en matière de "cabanisation" (Réponse ministérielle à Anaïs Sabatini, Journal Officiel de l'Assemblée Nationale, 23 avril 2024, p. 3294, n°13354).
L'objet de la fiche est de présenter ce sujet d'actualité et d'informer sur les éclairages ministériels.
Cette réponse du Ministre fait suite au fait que de plus en plus d'élus locaux alertent les autorités sur un phénomène complexe.
Il s'agit de la construction, sans autorisation, de cabanes dans des zones agricoles et naturelles.
La difficulté tient dans le fait que ces constructions précaires constituent souvent l'habitat principal des personnes concernées.
Pourtant, ces cabanes sont sources de préoccupations dans la mesure où elles sont situées dans des zones qui présentent des enjeux spécifiques (inondations, incendies...).
La réponse ministérielle vient préciser les règles applicables à ces constructions et précise que leur installation est bien constitutive d'une infraction d'urbanisme.
