Chaque année, plus d'un million de personnes créent leur entreprise en France. Créer son entreprise, oui - mais sous quelle forme ? Ce choix, souvent négligé dans l'enthousiasme du lancement, conditionne pourtant tout : la fiscalité, la protection sociale, la responsabilité du dirigeant et la capacité à se développer. Sur le plan fiscal, il conditionne le mode d'imposition des bénéfices - à l'impôt sur le revenu (IR) ou à l'impôt sur les sociétés (IS) - et la possibilité de déduire les charges réelles. Sur le plan social, il détermine le régime d'affiliation du dirigeant, selon qu'il relèvera du statut de travailleur non salarié (TNS) ou d'assimilé salarié. Sur le plan patrimonial, il fixe l'étendue de la responsabilité en cas de dettes professionnelles. Sur le plan organisationnel, enfin, il encadre les modalités d'association, de gouvernance et d'évolution de la structure.
Aujourd'hui, quatre grands statuts structurent le paysage de la création d'activité en France : la micro-entreprise, l'entreprise individuelle (EI), la société à responsabilité limitée (SARL et sa version unipersonnelle, l'EURL), et la société par actions simplifiée (SAS et sa déclinaison unipersonnelle, la SASU).
Cette fiche présente d'abord un tour d'horizon de ces statuts, avant d'exposer les critères permettant de faire le bon choix et les démarches pour se lancer.
