Les stock-options, inspirées du modèle américain, ont été introduites en France en 1970 comme un mode de rémunération à long terme destiné principalement aux cadres, en les associant à la propriété et à la gestion de l'entreprise. Contrairement aux autres dispositifs d'intéressement, elles peuvent être réservées à certains salariés ou aux seuls dirigeants, ce qui en fait un outil sélectif et non un droit collectif.
Cette absence de caractère démocratique a favorisé des usages éloignés de l'idéal participatif, les options devenant souvent un complément de rémunération incitatif pour les mandataires sociaux, parfois assimilé à un parachute doré.
Face aux dérives et au manque de transparence, la loi NRE du 15 mai 2001 a renforcé l'information des actionnaires via un rapport spécial du conseil d'administration sur l'attribution et l'exercice des options décidées en assemblée générale extraordinaire.
D'autres réformes, combinant transparence accrue, fiscalité lourde et cotisations sociales élevées, ont rendu le régime plus contraignant et encouragé le recours à des mécanismes concurrents (attributions gratuites d'actions, PEE, BSPCE). Malgré ces critiques et une évolution parfois dissuasive du cadre social et fiscal, les stock-options conservent une utilité réelle lorsqu'elles sont utilisées comme instrument de motivation et de fidélisation, notamment dans certains secteurs comme le sport professionnel.
